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BarCamp Cameroon 2010: This is our land

BARCAMP CAMEROON

This is our land*

BarCamp Cameroon 2010 s’ouvre ce jour, 12 juin 2010 à Yaoundé. Une journée d’échange et de partage autour des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Une occasion de faire le point sur “ les dernières innovations (technologies, services, usages…) en matière d’applications sur Internet, de logiciels libres et de réseaux sociaux“, comme l’indique le communiqué de presse publié à cet effet. Nous avons sollicité l’une des chevilles ouvrière de l’organisation de cet événement rendue à sa seconde édition au Cameroun. Il s’agit de Alexandre Drahon, par ailleurs Chief executive officer de Vlp au Cameroun. Notre invité revient sur la Capitalisation du BarCamp Cameroon 2009 à Douala, et l’organisation de l’édition de Yaoundé.

ALEXANDRE DRAHON

Alex Drahon

“Le secteur privé est assez bien représenté”

La seconde édition du BarCamp Cameroon commence dans quelques heures. Revenons un peu en arrière pour prendre votre avis sur la capitalisation de la première édition. Y’a-t-il eu un suivi?

Les BarCamps sont des évènements qui ont un aspect très informel, il n’y a pas beaucoup de suivi entre deux éditions. Du point de vue de l’organisation pratique, il n’y a donc pas forcément eu beaucoup d’évolutions. Par contre, et c’est le plus important, les effets dans la communauté des passionnés de nouvelles technologies, et notamment les informaticiens, ont été importants de mon point de vue. On peut considérer la première édition du BarCamp comme l’acte fondateur de cette communauté et de nombreuses expériences sont nées de cet évènement. C’est très prometteur pour l’avenir.

La préparation du BarCamp de Yaoundé semble avoir été laborieuse avec tous ces renvois. Étant du comité d’organisation comment vous l’expliquez?

C’est un évènement communautaire, qui repose sur les bonnes volontés de quelques uns et sur une poignée de sponsors. On est loin des moyens déployés pour des conférences à vocation commerciale. Mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de cette manifestation, la participation est large et tout le monde peut être acteur. J’espère cependant qu’on arrivera à ce que plus de gens s’impliquent dans l’organisation pour donner plus d’ampleur à la prochaine édition.

Comment cette seconde édition va-t-elle se dérouler d’un point de vue pratique?

C’est simple, on se retrouve tous le matin pour le démarrage de l’évènement, ensuite il y a 3 salles qui accueillent des présentations suivant différents thèmes. Tous les participants peuvent faire une présentation et elles sont suivies d’une discussion libre. Un repas sera offert à midi avant la poursuite des débats. Le BarCamp est avant tout un lieu d’échange, le protocole est minimal, les discussions nombreuses.

“Digital Dreams” en 2009, quelle sera la thématique en 2010?

Le thème de cette édition est “This is our land”. Le sujet sera développé durant la manifestation, on peut le résumer en disant que c’est un appel à lancer des projets au Cameroun, à créer dans le domaine des nouvelles technologies, un appel à l’audace, à l’ambition.

Peut-on avoir des détails sur les capacités d’accueil et le nombre de personnes attendues?

Nous avions initialement prévu 200 participants, mais il y a finalement 250 inscrits. Pour la première édition, il y avait eu un certain nombre de participants de dernière minute, on peut donc s’attendre à recevoir 250 à 300 personnes. Bien entendu nous serons en mesure de les accueillir, nous nous réjouissons de voir la participation dépasser nos attentes.

Quel commentaire vous inspire l’implication des secteurs public et privé?

D’après la liste des inscrits, nous avons véritablement réussi à toucher un public représentatif du secteur au Cameroun, c’est un élément important. Le secteur privé est assez bien représenté, il y a cependant des entreprises dont l’absence peut sembler étonnante. Peut-être faudrait-il les inviter formellement? Le secteur public est sans doute sous-représenté, le format de la manifestation n’est sans doute pas habituel et nous n’invitons pas les institutions, seulement des individus qui participent de leur propre décision. Je fais partie des gens qui pensent qu’il faudrait trouver des moyens d’impliquer les acteurs du secteur public qui forment une partie importante de notre communauté, en tant qu’institutions, mais aussi par le nombre d’informaticiens qui travaillent pour l’Etat.

Propos recueillis par

Edouard TAMBA

* Thème du BarCamp 2010

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Quand le web change la donne dans la presse

PRESSE

Quand le web change la donne

Les participants aux 41e assises  de l’Union de la presse francophone s’interroge sur les influencent issue d’Internet sur le journalisme

Où va le journalisme ? La question mérite d’être posée. Car l’affaire ne s’arrête plus au niveau de la presse écrite, la radio et la télévision. Il fut un temps où l’on présentait la radio comme étant « le média de l’immédiat ». Un célèbre adage, souvent attribué à Hubert Beuve-Mery, affirme que « la radio annonce, la télévision montre et la presse écrite explique ». Et Internet alors ? Et ce web 2.0 avec ses blogs, ses citizen journalist et ses réseaux sociaux ? Quid des devoirs du journaliste, de la liberté d’expression et des droits du public ? L’affaire est aussi vaste que complexe. N’empêche, l’Union de la presse francophone (Upf) a saisi l’occasion de ses 41e assises internationales à Yaoundé au Cameroun, pour aborder le sujet. « Internet change-t-il la donne ? »

Question posée à des panélistes. Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour s’insurge contre le fait que les productions de ses collaborateurs soient pillées sur la Toile. Il s’en prend au site www.cameroon-info.net auquel il a intenté une action infructueuse en justice. Cet espace n’étant pas le seul à se livrer au piratage des articles de presse, le chef d’entreprise qu’il est s’interroge : « Comment faire pour capter les retombées financières inhérentes à la production éditoriale en ligne ? » Une question montrant de son point de vue, que la donne a changé. Les exemples de Philippe Dessaint de Tv5 vont dans le même sens. Que faire des journalistes/bloggers ? « Vont-ils devenir des marques grâce à Internet », demande-t-il en référence à l’article faisant la Une de la dernière édition de La Gazette de la presse francophone.

Quid des commentaires de ces derniers face à la ligne éditoriale du média qui les emploi ? La confusion n’est pas si éloignée. Ce dernier ne manque pas d’évoquer le problème de la rapidité pour ce qui est de la diffusion des nouvelles. Les étapes du recoupement en prennent un coup avec le web. Ibrahim Koné est encore plus affirmatif, voir militant. Pour lui, Internet permet d’inventer, d’innover et de protéger le pluralisme de l’information face à de systèmes politiques de plus en plus « présidentialistes ». Avec le web, « notre métier ne peut plus être pratiqué comme une affaire d’initiés. Le journaliste n’a plus le monopole de l’opinion », argue-t-il. Conséquence, « Internet change la donne », assène Ibrahim Koné, et « nous voici remis à notre place », celle de chercher, fouiner, vérifier, mettre en forme, hiérarchiser et diffuser.

Et si la place dont parle Ibrahim correspond au journalisme tel qu’il doit être pratiqué ? La lecture croisé des différentes évolutions dans les textes fixant les libertés que fait Pr. Tjadé Eone montre bien que droits et devoirs restent les mêmes. L’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 en France, le premier amendement de la constitution américaine, l’article 19 de la déclaration universelle des doits de l’Homme et des peuples et du Pacte internationale relatif aux droits civiques et politiques… les constitutions et loi nationales etc. réaffirment la liberté d’expression tout en rappelant le devoir de responsabilité.

Internet ou autre chose, « ce qui est important, c’est l’homme ou la femme qui utilise ces outils. Notre travail reste le même. Nous tous, chacun est responsables de l’utilisation de cette liberté », ajoute la président da la section Croatie de l’Upf. Mais il se trouve que les entreprises  de presse, quoique de service public, ont des visées commerciales. Les nouvelles technologies rendent les anciens modèles économiques inopérants. Et à ce niveau, il serait bien compliqué d’affirmer que Internet de change pas la donne.

Edouard TAMBA

La presse francophone à l’épreuve d’Internet

CAMEROUN

L’Upf met la presse à l’épreuve d’Internet

Les 41e assises internationales de l’Union de la presse francophone se déroulent à Yaoundé depuis mardi, 17 novembre 2009

Alain Madelin, homme politique français plutôt, disait que le principe de la démocratie c’est de laisser s’exprimer même ceux qui peuvent la mettre en danger. Pas donc étonnant qu’au cours d’une réunion de journalistes, entre supposés journalistes, un participant prenne la parole pour dire que ses confrères ne devraient pas se préoccuper de la question de la dépénalisation. Ce dernier  s’exprime à l’occasion du premier atelier des 41e assises internationales de l’Union de la presse francophone (Upf) à Yaoundé, ouvert à Yaoundé hier, 17 novembre 2009. Camerounais, il dit être journaliste en service au ministère de la Communication. Pour sa part, il n’est pas question de dépénaliser. Les journalistes n’ont qu’à faire leur travail selon les règles d’éthique et de déontologie. Une prise de position qui pique au vif les membres de la confrérie présents. Surtout que le sujet n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Essama Essomba, modérateur de l’atelier le rappelle en indiquant que « si nous consacrons du temps à la dépénalisation », il n’y aura pas le temps d’en finir avec le sujet de l’atelier : « Internet change-t-il la donne ? »

Mais avant, des confrères auront le temps de remonter les bretelles à l’ennemi de la dépénalisation des délits de presse. « Ce n’est pas sérieux », entame Dieudonné Mveng, directeur de publication de La Météo. Il dit pouvoir tout de même « comprendre » l’autre dans la mesure où « au Cameroun, je ne sais pas où le Mincom publie ». « Ne peuvent donc parler des problèmes de journalistes que ceux qui l’exerce au quotidien », lâche-t-il, avant d’être interrompu par le modérateur. Dans la foulée, un délégué du Togo relève que dans son pays, la loi interdit de garder un journaliste à vue. Mais cela n’a pas empêché le directeur de la police judiciaire de l’interpeller pour un article où il présentait le parcours scolaire et professionnel de ce dernier. Une façon de rappeler à l’autre qu’on n’est jamais à l’abri d’un abus d’autorité et qu’il vaut mieux dépénaliser. Le sujet reviendra aux débats ce jour au cours de l’atelier ayant pour thème : « peut-on envisager une régulation éthique des médias ? ».

En attendant, retour à la question « Internet change-t-il la donne ? » Les avis divergent sur le panel et dans l’assistance. Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour, pose le problème du piratage des articles sur le Web. Philippe Dessaint s’interroge sur la question du droit d’auteurs avec l’avènement du journalisme en ligne, et le développement des blogs de journalistes. Pr. Tjadé Eone s’arrête sur la dialectique liberté/responsabilité à travers une synthèse de l’évolution des textes encadrant la liberté d’expression dans le monde. Pour Ibrahim Koné, « Internet change la donne ! » Mais comment s’en servir donc pour une entreprise de presse viable ? La question que se posait déjà Haman Mana sera au menu des échanges  demain, 19 novembre 2009. Ainsi se déroulent les assises de l’Upf sur les auteurs du Palais des congrès. Avec à chaque articulation l’évocation de la pratique du journalisme face au défi que représente le web. D’où le thème « Ethique et déontologie à l’heure d’Internet : Liberté et responsabilités des journalistes ». Les travaux s’achèvent le 22 novembre prochain, à quelques semaines des 60 ans de l’Upf.

Edouard TAMBA

Des journalistes camerounais à l’école du Web

INITIATIVE

Des journalistes bientôt concepteurs et réalisateurs de sites web

L’opération 5000 webmasters à l’horizon 2015 commence à Yaoundé par la formation des hommes des médias

séance de formation à thelligence

Vingt (20) journalistes exerçant au Cameroun retournent sur les bancs. Dès lundi prochain, 5 octobre 2009, ces hommes de médias vont se mettre à l’école du web mastering  et du web designing. A l’initiative du cabinet « Thelligence international sarl », ils vont suivre une formation en conception et administration des sites web. Ce dans le cadre d’une opération baptisée « 5000 webmasters à l’horizon 2015 ». La cérémonie de lancement de l’opération s’est déroulée mercredi dernier à l’Ecole supérieure des Sciences et techniques de l’Information et de la Communication (Esstic). Une occasion pour le représentant du ministère de la Communication de se réjouir de voir le secteur privé damé le pion au Gouvernement. « Cette initiative vient à point nommé, pour répondre à un besoin actuel, et qui se faisait de plus en plus pressant au sein de la communication dans notre pays », lance Dr Félix Zogo, conseiller technique au Mincom.

Le cabinet Thelligence l’a compris et déroule un programme chargé à l’intention des nouveaux apprenants. Huit modules à maîtriser pour acquérir les aptitudes de concepteur de administrateur de site web. Pour un début, les profanes n’auront que les six premiers modules pour une durée de 4 mois. Tout commencera par « l’initiation au web et à la programmation ». Dans ce module, il s’agit « de l’introduction au web, de l’Internet en général, des différents navigateurs, de la configuration d’un serveur… », indique Patrice Noutchegueme, l’un des instructeurs de la formation. « Etant donné qu’il y a une partie liée à la programmation dans ce module, on va faire un peu d’algorithme », prévoit-il. L’éducation secondaire au Cameroun ayant plusieurs spécificités, les questions d’aptitude vont automatiquement se poser quand arrivera le moment de ces algorithmes.

Notre instructeur pense qu’il n’y pas à s’inquiéter. « On est au moins sûr que tous ceux qui viennent ont au minimum le baccalauréat, ça devrait aller. Ceux qui ont des bac scientifiques seront plus éveillés, mais les littéraires peuvent s’en sortir », rassure-t-il. Le second module sera moins aisé dans tous les cas. « Programmation Web client », avec l’initiation au langages. Les balises avec le codage en Html (Hyper text mark-up language) et Xhtml, la mise en forme avec le Css (Cascading style sheets) et plus d’interactivité sur le site à construire grâce à Javascript. Pour le 3e module, les hommes de médias entreront dans le « web design et programmation web client avancé ». Ici, les cours reviendront sur le codage en Css appris plus haut, le Javascript avance et le Dhtml qui est « une combinaison java + html »  selon Patrice Noutchegueme.

Ce module prévoit aussi la conception des graphismes à l’aide de Photoshop, Illustrator et Flash, des logiciels de la suite Adobe. Le tout étant géré par un autre programme de la même suite, Dreamweaver. L’étape suivant de la formation est consacrée aux systèmes de gestion des bases de données. « De nos jours, presque tous les sites ont une base de données. Les apprenants vont être initiés aux logiciels Oracle 9i et Mérise, pour l’enregistrement et la normalisation des bases de données », précise l’instructeur. La cinquième ponctuation sera consacrée à la programmation serveur Cgi, l’introduction au codage en Php-MySql et la technologie web 2.0 avec Ajax-Php. Viendra enfin la phase de gestion d’un site web, avec les outils de veille de référencement etc. « Chacun doit avoir un site Web à la fin de la formation. Pour cela, des thèmes seront donné au début », relève Patrice Noutchegueme.

Edouard TAMBA

HIGHWAY AFRICA 2009: On the road to South Africa…

HIGHWAY AFRICA 2009

On the road to South Africa…

Si je m’y attendais? Pas vraiment. J’étais juste content, très content d’être finaliste des Osiwa Ict journalism awards 2009. Et ce dans deux catégories ; “Best story on Ict use in communities*”, et “Best story on Ict and public governance**”. Un contentement justifié par ce sentiment de reconnaissance. Genre “Eh beh… le boulot que je me tape-là, y’en a que ça intéresse ». Mais encore, hyper content d’avoir l’occasion de participer pour la première fois à la conférence Highway Africa en Afrique du Sud, tous frais payés. Le temps de recevoir mon invitation et tous les paramètres du voyage ne correspondait vraiment pas aux délais qu’exige le Haut-commissariat d’Afrique du Sud à Yaoundé. Il a donc fallu qu’une personnalité haut placée me donne un coup de pouce. Obtention du visa à quelques heures du voyage. Course contre la montre pour ne pas rater le vol prévu à minuit… à Douala. Oubli de changer mes Francs Cfa. Je m’en mords les doigts à l’aéroport Jomo Kenyata de Naïrobi. Mes billets de ten*** tant vénérés au Cameroun semblent effrayer les commerçants. « What is this ? We don’t know that », reprennent-ils à tour de rôle. Je vais donc supporter mes petites envies sucrées jusqu’à Johannesburg. En attendant le prochain vol, je m’occupe à comparer cet aéroport à celui de Douala. Hum… Un exercice pas vraiment indiqué pour mon orgueil de Camerounais.

Envies sucrées

Je préfère arrêter cette comparaison aux états de salubrité. Pour le reste, il faudra repasser. Dans un demi-siècle au mieux. L’annonce vol pour Jo’burg me ramène sur terre, avant le décollage. J’ai pour voisin un gros blanc, un peu grincheux qui occupe la moitié de mon siège, en plus du sien. Jusqu’à ce qu’une hôtesse le rappelle à l’ordre. Son attitude au décollage et à l’atterrissage m’amène à conclure que c’est le voyage en avion qui le met dans cet état. De mon terminal d’arrivée à l’aéroport Oliver Tambo de Jo’burg, à celui de départ, je marche, je marche…et je marche encore. La grande majorité des affiches publicitaires a quelque chose à voir avec la Coupe du monde 2010. L’événement le plus attendu ici. Le feuilleton « Edouard, ses Cfa et ses envies sucrées » reprend. Commerces et bureaux de change se sont passé le mot ou quoi ? Je vais supporter ça pendant 6h. Entre temps arrive la vraie faim. Je supporte seulement. En me promettant de faire bombance dans le prochain vol. Une voix dit que l’avion de British airways en provenance de je ne sais où et à destination de Port Elizabeth aura un retard de 30 minutes. 30 minutes qui résonnent comme 30 heures dans mon esprit. « Mort de faim à côté d’une vingtaine de restaurants », je vois déjà les titres de la presse dont The Star que je parcours. Une dépêche de l’Afp reprise en sports annonce que les Lions indomptables seront conduits au Gabon par leur nouveau leader, Samuel Eto’o Fils. Voilà qu’en plus de me rapprocher de la page faits divers de ce quotidien, je suis entrain de rater LE match.

Roaming

Un coup de fil au pays me permettra d’en savoir plus. Mtn South Africa vient de me confirmer par sms que je suis en roaming. Mais, les appels ne passent pas. Je m’en vais vérifier mes avoirs et l’écran m’annonce que j’ai 0 Fcfa. C’est-à-dire que 2 appels d’un cumul de moins de 3 minutes de Naïrobi au Cameroun m’ont coûté 4200 Fcfa ? C’est quoi donc cette publicité qui parle de roaming avec tarif local et blablabla ? Pfffffffffffft ! L’avion tant attendu est là. Cap sur Port Elizabeth dans la province de l’Eastern Cape. C’est quoi ce sandwich à la con ? On dit que c’est avec du fromage et ça n’a rien à voir avec la vache qui rit.  C’est quoi ce fromage ? Je serre les dents, j’avale seulement. Le supplice sera de courte durée ; 1h30. « Hum… même l’aéroport de Port Elizabeth ci n’est pas simple hein », commente-je en courant sur le tarmac. Un vent sec et frais annonce les couleurs. Une sorte de bureau Highway Africa a été installé ici pour l’accueil des participants. Un bus nous attend à l’extérieur. Je pose mon sac à l’arrière. Et au moment de monter dans le bus, je constate qu’il n’y pas de portière. De l’intérieur, quelqu’un me demande, de la main, de contourner. Volant à Droite ? C’est quoi cette affaire ? Et le gars roule comme ça. J’ai l’impression à chaque croisement qu’on roule en contre sens. Je vais supporter ça jusqu’à Grahamstown. Un voyage de 2h environ, qu’une heure de sommeil occupe. Débarquement à Rhodes university.

Insécurité?

Deux demoiselles commises à l’accueil et l’enregistrement des invités ne retrouvent pas mon nom dans leurs listes. Je m’occupe à regarder leurs jolis minois alors qu’elles s’échinent à retrouver mon nom. L’abnégation de Mmaphuti et Phila finit par payer. C’était écrit « TAMBO » en lieu et place de « TAMBA ». Elles me filent la clé de la 56. Ainsi qu’un bidule ayant l’air d’un porte-clé. « C’est pour le petit déjeuner à la cantine, ne l’oubliez surtout pas », me prévient Phila. Je dépose vite fait mon sac et je descend causer à Phila : « Ayam veri ongri. Do you no a place wère aye could blablabla”. Et très gentiment, elle me dit en souriant, “yes, of corse!” Elle enchaîne ensuite pour m’indiquer l’endroit. Un vacarme l’interrompt. « Ekiééé Tamba, tu fais quoi ici ? Les gars voici Edouard Tamba », crie un collègue accompagné trois autres Camerounais. Je leur fait savoir que j’ai faim et que la demoiselle m’indique où aller manger. « Quoi ? Tu es fou ? Tu ne sais pas qu’il y a trop d’insécurité en Afrique du Sud ? Ne tente même pas de sortir », me dissuade mon collègue. Je me décourage. On file à la salle de télé pour les news de Cameroun-Gabon. Il faudra attendre près d’une heure pour apprendre que c’était 2-0 en faveur de qui vous savez :D. Pour les détails, il faudra attendre demain. Pour la bouffe aussi. De même que la conférence Highway Africa. Tomorrow is another day…

Edouard TAMBA

To be continued…

*meilleur article sur l’usage des Tic des les communautés ;
**meilleur article sur Tic et gouvernance publique
*** Billet de 10 000 Fcfa

Explosion d’une citerne de gasoil à Yaoundé

Le feu monte

Le feu monte

De retour de la catastrophe d’Obobogo… incendie spectaculaire avec feu d’artifice. Aucun mort pour l’instant. Il s’agit d’un wagon de gasoil ayant explosé à la suite du déraillement d’un train venant de Douala. L’explosion s’est produite à quelques mètres du passage à niveau d’Obobogo. Des blessés parmi les enfants qui jouaient sur le stade d’à côté. Des maisons riveraines noircies par la fumée. Mobilisation des services de sécurité, de défense, défilés de ministres et autres personnalités… Détails et images plus tard

A plus de 300m du point d'impact, une plantation a cramé..

A plus de 300m du point d'impact, une plantation a cramé..

E.T.

Cameroun-Gabon:Le raid sur Libreville passe par Yaoundé

Can/Mondial 2010

Le raid sur Libreville passe par Yaoundé

Le programme de préparation du Cameroun pour le match du 5 septembre contre le Gabon a été rendu public par Paul Le Guen

Cameroun-Gabon à Libreville. Le match du 5 septembre prochain, comptant pour les éliminatoires couplées Can/Coupe du monde 2010, aura des airs de finale. Le Gabon, premier de la poule A avec 6 points au compteur, va tenter de conserver sa place de leader. Il faudra pour cela, se défaire du dernier du groupe ; le Cameroun. Mais les Lions indomptables n’y vont pas en balade. C’est pour eux un match à gagner pour se remettre en selle dans la compétition et espérer une qualification pour ces deux tournois majeurs. Conscient de l’enjeu, l’entraîneur national camerounais a déjà abattu quelques cartes. D’abord la liste des 22 joueurs sélectionnés pour la rencontre et publiées le 20 août dernier. Et depuis mardi, 25 août 2009, le programme officiel de préparation des Lions indomptables.

L’on apprend de la cellule de communication du ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep), que « Paul Le Guen et son staff technique arrivent à Yaoundé le samedi 29 août 2009 ». S’en suivra « une réunion du staff des Lions indomptables au complet », le dimanche suivant  à 11h. L’arrivée d’une première vague de joueurs est annoncée pour le même jour. Il s’agit de André Bikey, Sébastien Bassong, Benoît Assou-Ekotto, Alexandre Song, Samuel Eto’o, Jean II Makoun, Paul Alo’o Efoulou et Nicolas Nkoulou. Ils seront en principe rejoints par un deuxième groupe dans la soirée de lundi prochain, 28 août 2009. On y retrouvera Eyong Enoh, Aurelien Chedjou, Stéphane Mbia, Carlos Kameni, Ngom Kome, Achille Emana, Achille Webo, Souleymanou Hamidou, Landry Nguemo, Somen à Tchoyi et Albert Meyong Ze.

Les trois autres, permissionnaires, arrivent en principe mardi. Il s’agit de Rigobert Song, Gérémi Njitap et Augustin Binya. Ils manqueront les premières séances d’entraînements prévues dans la matinée et l’après de ce mardi au stade omnisports Ahmadou Ahidjo. Ces séances à huis clos seront suivies d’une autre, ouverte à la presse dans la matinée du 2 septembre 2009. Un point de presse est annoncé le jeudi 3 septembre, suivi d’une séance d’entraînement dans l’après-midi. Viendra une autre conférence de presse avant le départ de l’équipe nationale pour un raid sur Libreville. Sauf que la date du départ des Lions n’a pas été précisée. Si Le Guen a choisi la terre des Lions indomptables pour leur mise au vert, ce n’est pas le cas pour les Gabonais. Son homologue, Alain Giresse, et les Panthères se préparent en France.

Edouard TAMBA

Farce de l’ordre en vagabondage nocturne

SANS BLAGUE

Farce de l’ordre en vagabondage nocturne

Je n’arrête pas de fouiller partout. Je fouille sous la table rien! Je fouille au salon, rien! Je fouille dans la chambre, rien! Je fouille dans les fringues, rien! Je back au salon, rien! Je repars dans la chambre, rien! Ca commence à durer. Un quatuor de personnes trépigne d’impatience. “Gars, c’est comment non? Tu fais quoi?“, me lance Prince. “Les gars attendez-moi. Je falla ma ndan*”, rétorque-je. “Quoi?», demandent-ils en coeur. Et moi d’expliquer. “Je vous dis que je cherche ma carte nationale d’identité“. Ils me suggèrent ensuite de prendre ma carte professionnelle ou mon passeport. “Non les gars, je ne veux pas de blem avec les nyè**”. C’est finalement dans le classeur à côté des verres à boire que je retrouve cette carte, après une demi-heure de recherche assistée. La réunion familiale qui vient de s’achever peut donc s’offrir des prolongations nocturnes plus mouvementées. Surtout que nous ne nous voyons pas beaucoup. Il faut donc en profiter. “Taxi, Flamenco nous tous que tu vois-là“. “Pimpim“, klaxonne-t-il pour nous demander d’entrer. Nous arrivons à destination aux environs de 22h20. “Ajoutez 50 50, vous ne savez pas que le taxi coûte 250 à partir de 22h?“, nous lance le conducteur. On s’empresse de lui ajouter ce qu’il réclame. Et l’un de mes frères de relever qu’on est monté dans le taxi avant 22h. “Haaaaka, laisse. Il va faire quoi avec?” s’entend-il répondre.

Le lieu grouille de bars, snack bars, snack bars dancing… Tellement que la musique parvenant à nos oreilles changent de rythme à chaque pas effectué.  Il y a aussi pleins de truc à bouffer. Maquereau braisé, poulet, porc, brochette de viande, les légendaires brochettes de porcs qu’on ne trouve qu’à cet endroit… et les prostituées. Oui, les consommateurs de cette chaire-là ont l’embarras du choix. Vieilles, jeunes, femmes enceintes, albinos, adolescentes, grosses, maigres etc. Sur ce terrain, Flamenco rivalise avec les autres points chauds de Yaoundé. Après avoir pris le pouls du coin, cap sur le Bateau. Un lieu d’ambiance situé plus bas. Nos gorges se tapent quelques mixtures infectes et de plus en plus chères que produisent les sociétés brassicoles ça et là. Nos yeux se régalent de la vue imprenable qu’offre Yaoundé by nigth depuis un balcon. Nos langues s’activent autour d’histoires drôles et incroyables. Ce qui oblige nos oreilles à faire le grand écart entre la musique ambiante et nos insolites. Mais le corps semble avoir pris fait et cause pour la musique ambiante. Même assis, ça danse. Mais pourquoi se taper un supplice de tantale alors qu’il est possible de se lever, et de danser. Tout simplement. Il est bientôt minuit quand nous prenons la piste d’assaut. Je ne sais pas ce que Hugo Nyamè veut absolument ouvrir la porte de sa dame-là. Nous on sort seulement les touches. Il appelle même les pompiers en disant qu’il y a le feu. Nous quoi sur ça? “Au secours ventilateur… Mettez!” On mets seulement. “Elegencia, la danse des mignons…”, là alors, la vantardise veut tuer quelqu’un sur la piste.

Vient alors l’inévitable couper-décaler. Une série de près d’une heure. “Bobaraba hé bobaraba”. Nous rivalisons d’ingéniosité sur la piste. “Mets un peu le ventre en avant, mets un peu les fesses en arrière…” On fait. “Glissement o glissement o glissement o tchakatchakatcha…” Nous usons nos semelles sur le plancher. “Position de une heure du matin, deux heures du matin, trois heures du matin…” Les genoux commencent à afficher des signes de fatigue. L’autre qui se prend pour un Dj continue avec ses couper-décaler. Il est déjà 3h. Certains se découragent. “Gars ça c’est même quoi? Rentrons“, lance Prince. “Niet. Je dois d’abord danser le bikutsi avant de rentrer. On n’a même pas mis Tsimi Toro“, lâche-je.  Vers 3h20, je découvre une chanson bien curieuse en dansant. “Mbéré kaki you go die hoo, you go die ho! Mbéré kaki you go die hoo…” Mon répertoire de « touches » n’est pas épuisé. J’engage mon bal à terre. Le volume de la musique diminue au fur et à mesure que je descends. “Chers clients, nous vous prions de ne pas sortir. Il y a rafle dehors. Restez dans la salle“, lance une voix au micro. Et la musique remonte. Mais une minute plus tard, je parviens à distinguer un coup de sifflet de la sono ambiante. Les flics sont dans la salle. “Tout le monde dehors! Sortez!“, ordonnent-ils. L’entrée principale est bloquée. Tout le monde passe par derrière. Une fois dehors, le comité d’accueil est composé d’une dizaine de policiers et trois cars; les fameux “gentils cars” encore appelés “sans payer”. Sauf qu’avec le temps, ils sont plus confortables et avec des portières.

On y est tous entassé. Quatre à cinq personnes par rangée. Direction le quartier Tsinga, au commissariat central n°2. Une fois dans la cours, “tout le monde descend!” Et voilà le hall du commissariat plein à craquer. Une cinquantaine “d’ambianceurs” aux arrêts. “Vous savez qui est mon père?” demande une jeune fille. Le policier qui la force à entrer dans la grande salle, lui répond par des coups du plat de sa main sur les parties de sa peau qu’offre son décolleté. Elle en prend de partout, éclate en sanglots, et refuse d’obéir. Un compagnon de malheur s’ajoute. “Vous allez me sentir le matin. J’ai des relations. Vous allez voir mon grand frère le matin”, menace un autre noceur récalcitrant. Des coups de matraques lui indiquent la direction à prendre. Un policier invite tous ceux ayant leur carte d’identité nationale à les lui remettre. Et que les personnes n’ayant pas cette pièce officielle inscrivent leurs noms sur une feuille blanche. Une fois l’opération terminée, nous sommes scindés en deux groupes.  Un groupe d’étudiants congolais n’arrête de maugréer sur la police camerounaise. Celui qui promettait d’appeler son grand frère au secours continue de gueuler. Et pan! Une gifle. “Vous me giflez pourquoi?”, interroge-t-il. Re-pan! Répond l’officier de police 2e grade. Les policiers de plus en plus nerveux, l’emmènent à côté. “Présentez-vous!” lui demande un inspecteur. “Je suis étudiant à Soa, je suis en maîtrise”, dit-il. “Qu’est-ce que vous faites là-bas?” poursuit l’inspecteur. “Je suis étudiant en chimie“, affirme l’autre. “Quoi? Chimie? Vous blaguez ou quoi? Donnez-moi votre carte“, lance le flic, visiblement interloqué. “Mais vous êtes artisans, c’est ce qui est écrit ici”, relève le policier.

La tension monte d’un cran. L’étudiant est convoqué derrière l’espèce de comptoir ou dorment les policiers. Celui qui promettait la fureur de ses relations dans l’armée contre les policiers s’y retrouvent à …genoux. “A beg ma grand. Je suis un camerounais comme vous non. Je me débrouille seulement“, implore-t-il. Ce face à un policier qui monte sur ses grands chevaux, et une foule partagée entre rires et peur et indignation. Le commissaire et ses cinq étoiles arrivent enfin. “Ceux qui n’ont pas les carte d’identité, vous allez en cellule”, annonce-t-il. “Les autres, on va vous garder ici jusqu’au matin pour vagabondage nocturne. On va vous libérer le matin après une corvée“, assène-t-il. 13 personnes prennent la direction des cellules de  détention. La fille hystérique d’il y a un moment est dans le contingent. Ses cris, de plus en plus  aigus nous rejoignent dans le hall quelques minutes plus tard. Des policiers rappliquent dans la grande salle. “Où est la soeur de la fille qui est asthmatique-là? Venez vous occuper d’elle“, lance un des policiers. L’on apprendra plus tard que la fille en question a été conduite vers un centre hospitalier, en compagnie de sa soeur. Bientôt 5h du matin et pas moyen de piquer un roupillon. l'”étudiant en chimie” à Soa n’arrête pas de gueuler. “Je suis un wadjo, c’est nous qui avons le pouvoir dans ce pays. Dès que Paul Biya part, la présidence remonte chez-nous. Je vais tous vous nommer vous serrez des directeurs et des ministres, votez-moi“, raconte-t-il.

C’est le délire dans la salle. On se fend en rire. Mais ma position m’en empêche. Je suis debout, adossez à cette espèce de comptoir. Les jambes, usées par la danse, ne tiennent plus. Je me résous à m’asseoir. A même le sol. C’est dans cette position que je vais somnoler jusqu’à 6h. Je rejoins d’autres “détenus” à l’extérieur, le temps de dégourdir nos jambes. Les filles sont d’abord sollicitées par les policiers en service. “Venez balayer ici“, lancent-ils. Les filles s’exécutent une par une. Vient ensuite le tour des garçons pour… laver le sol. Nous nous exécutons. A chacun ses 4 à 6 carreaux à cirer à l’aide de t-shirts transformés en serpillières. Le commissaire arrive aux environs de 6h30 et procède à l’appel en lisant sur les cartes d’identité. Les 41 personnes en règle, mais coupables selon la police du délit de vagabondage nocturne sont ainsi libérées. Les 12 autres, détenus en cellule pour le même motif doublé de défaut de carte d’identité nationale auront la galère plus intense. Car après cette nuit dans une cage infecte et malodorante, la tondeuse à fric des flics passera dans leurs poches… Vous parlez d’une farce de l’ordre? On dit ici que ce sont des forces de l’ordre.

Edouard TAMBA

* Carte nationale d’identité

** Policier

TIC: L’Antic rappelle les ministère à l’ordre

E-GOUVERNANCE

Les ministères camerounais rappelés à l’ordre

Les administrations publiques ont adopté le projet de plan de rédaction du schéma directeur des Tic que leur proposait l’Antic

Si les expressions « e-governement », ou « gouvernance électronique » reviennent avec insistance dans les discours des administratifs camerounais, la réalité sur le terrain n’a rien à y voir. Peu de dire que ça va dans tous les sens. Alors que l’opérateur Cameroon telecommunication continue de connecter les ministères à la fibre optique, certains ne sont pas encore à l’ère Internet. Plusieurs départements ministériels ne disposent pas d’un espace autonome sur la Toile. Plus grave encore, ces derniers n’ont même pas un réseau informatique en interne. « Nous sommes très en retard par rapport à des pays plus pauvres que nous, parce qu’ils ont une démarche plus cohérente pour la mise en œuvre. Nous écrivons aux administrations, mais très peu réagissent. Peut-être parce que l’Agence nationale des Technologie de l’information et de la communication ne dépend pas du gouvernement », relève Paulette Abenkou, directrice générale adjoint de l’Antic. N’empêche qu’elle reste optimiste. « Ca va lentement mais sûrement. Mais on ne peu pas démarrer si on a pas les textes », poursuit-elle.

C’est dans l’optique de l’élaboration de ces textes que l’Antic a convié les ministères à un atelier la semaine dernière. Ils y ont été invités à relire, amender et valider un projet de plan de rédaction du dudit instrument la semaine dernière. Ce schéma selon l’initiateur de l’atelier permettra aux administration concernées d’anticiper à moyen terme, « la prospective et la planification stratégique afin d’assurer la cohérence entre les finalités, les stratégies, les objectifs de l’entreprise et sa politique de mobilisation des ressources organisationnelles, technologiques, humaines et financières ». C’est donc un outil « d’adaptation aux nouvelles exigences », note Paulette Abenkou. Il ne sera plus possible à l’en croire, que les budgets des ministères ne financeront que les projets mis en œuvre et non les idées de projet.

A cet effet, les cibles se sont vues proposer un plan de rédaction allant de l’état des lieux au cadre de référence et à la planification. Il y a notamment les axes fondamentaux en terme d’intérêt des Tic et d’objectifs, et le choix de l’architecture du futur système. Ce modèle de rédaction proposé par l’Antic est passé comme une lettre à la poste. Les participants à l’ayant hâtivement adopté pour poser d’autres problèmes qui concourent à ralentir l’avancée de l’ère électronique. L’enjeu ici est d’avoir une démarche commune. Mais l’application à vitesse variable de l’architecture officielle des sites Internet officiels adoptée en janvier dernier augure du sort qui sera réservé au nouveau plan de rédaction du schéma directeur des Tic.

Édouard TAMBA

L’intégralité de la déclaration de Sameul Eto’o Fils

Samuel ETO’O FILS

« Je continuerai à prendre des décisions à l’équipe nationale… »

L’International Camerounais, Samuel Eto’o Fils était face à la presse à Yaoundé jeudi dernier 16 juillet 2009. Il était en séjour au Cameroun jusqu’au matin du 18 juillet, le temps, en tant qu’ambassadeur d’Orange Cameroun, de donner le coup d’envoi des championnats de vacances organisés par l’opérateur de téléphonie mobile. Le numéro 9  des Lions indomptables a saisi l’occasion pour faire une « déclaration » à propos de l’ambiance qui prévaut dans l’équipe. Un propos d’une vingtaine de minute au cours duquel décline sa responsabilité face à la situation ; dernier du groupe A dans les éliminatoires couplées Can/Mondial 2010. Mais encore, la sélection est victime de son avis, d’influences internes et  externes. La pression d’ancienne gloire des Lions, de la presse qui revendique plus de place pour les jeunes, et des coéquipiers qui mettent à mal la cohésion du groupe. Pour Eto’o Fils, c’est l’heure du 1984, les dossards des joueurs considérés par le public comme étant inamovible. D’ailleurs, à ses yeux, Rigobert Song n’a à pas encore de remplaçant. D’où l’appel en subliminal à l’Union sacré pour que le Cameroun obtienne son ticket pour l’Afrique du Sud. Reste que des contradictions ponctuent ce propos et interrogent sur la sincérité du triple ballon d’or africain…

Eto'o et son avocat/manager (Camfoot.com)

Eto'o et son avocat/manager (Camfoot.com)

« Bonsoir chers frères (…)

Je parlerais globalement de notre équipe nationale. Je souhaiterais vraiment que ce que je dirais ce soir soit relayé tel quel à mon peuple.

Dernier de la poule A

Je sais que la situation que l’équipe nationale traverse depuis un certain temps est difficile. Elle est difficile pour tous les camerounais, d’autant plus que nous portons beaucoup d’amour à notre équipe. Je reviens sur des dires. Certaines personnes ont essayé de porter l’attention, ou alors de dévier les vrais problèmes de l’équipe nationale en me pointant du doigt. Ce qui ne me gène pas. En ayant le rôle que j’ai, je sais que je dois prendre les coups au passage. Mais je ne m’attendais pas que certaines personnes descendent aussi bas pour détour dévier l’attention. Je voudrais dire que l’équipe nationale c’est la maison de tous les camerounais. Jusqu’à présent, j’ai eu une très belle carrière, grâce à vous, grâce au bon Dieu, grâce au peuple que vous représentez ce soir. Si je suis devenu l’un des cadres de cette équipe nationale comme vous le dites souvent, ce n’est pas parce que je suis le plus âgé (…) ; c’est certainement à cause de la carrière que j’ai eue jusqu’à présent.

Je ne veux pas m’attarder ou rentrer dans des discussions qui n’auront pas d’issue en disant tel a dit, ou tel a fait ceci. J’aime apporter des solutions. L’équipe nationale du Cameroun aujourd’hui a besoin du calme, a besoin de la tranquillité, parce que nous sommes en train de construire une équipe. Mais n’oubliez pas une chose, on ne peut pas avoir une grande équipe si on se précipite à faire les choses. Je sais qu’on est dans l’urgence d’avoir des résultats, et nous auront ces résultats. Il y a eu pas mal de désordre. Il y a quelques temps je me suis permis d’intervenir en direct dans l’émission d’un frère. Ce jour là j’avais dit que je me retenais de donner mon avis sur le départ du coach Gweha. Je ne l’ai pas fait pas parce que [le poste de coach Gweha était le fait d’Eto’o]. Sinon, parce que je voyais le désordre que cela allait créer. Ceux qui ont voulu prendre cette décision l’ont fait. Et nous l’avons assumé. Ils ont décidé de mettre 4 sélectionneurs qui ont tous le [même rang]. Comment voulez-vous qu’on puisse avancer comme çà ? Ce n’était pas une bonne idée, c’était une erreur et aujourd’hui je me retrouve entrain de porter un chapeau qui n’est pas le mien. Ces gens veulent détourner l’attention et dire que Eto’o prend des décisions à l’équipe nationale. Je continuerai à prendre des décisions à l’équipe nationale pour que l’équipe nationale avance.

Dans chaque groupe il y a des patrons

Dans chaque groupe il y a des patrons. Je ne me cache pas pour dire que quand il faut frapper la main sur la table, je le fais. Mais, c’est toujours dans le respect, c’est toujours dans l’espoir de faire avancer les choses pour que vous soyez toujours fiers de nous, et pour que les coéquipiers qui sont appelés jouent et se sentent bien pour donner le meilleur d’eux même, et apporter le résultat que vous attendez tous d’eux. Ça c’est le premier point. Je ris parce que je sais qui était derrière toute ces manipulations, mais je vous dis, je ne discute rien avec personne. Grâce à vous, grâce à mon peuple, je suis devenu le joueur que je suis. Et personne ne peut changer la volonté de Dieu, même pas ceux-là… A chaque fois que je descends dans l’aire de jeu, que ce soit en sélection où avec mon club, je vous porte tous en cœur. Je ne rentre pas dans le débat d’être le meilleur joueur camerounais, parce que ceux qui étaient là avant nous, nous ont permis de rêver et de devenir les footballeurs que nous sommes aujourd’hui. Ca, ça ne peut pas changer. Ils ont fait un grand boulot, mais il faut à un moment passer à autre chose. Et le présent, ça passe par nous autres. Il faut composer avec tout ces gens. Le premier Eto’o, ou le deuxième comme vous voulez, mais aujourd’hui nous sommes joueurs et il faut composer avec les joueurs actuels… Ce que je propose et je crois que des gens ont anticipé sur mon idée, ils ont réussi a apporté le calme dont nous avons besoin ; amener un encadreur qui apportera sont prestige et son expérience. Je vous demande à mon tour : s’il vous plaît, soyons positif. Nous devons aller à cette coupe du monde. Nous avons pris du retard, mais c’est l’affaire de tous les camerounais.

Faites confiance au sélectionneur

Si demain nous n’allons pas en coupe du monde, ce que je ne crois pas, ce ne sera pas seulement l’affaire de Samuel Eto’o. Je perdrai peut-être beaucoup plus que certains… Comme avec des ’’si’’ on ne peut pas refaire le monde, je veux être à cette coupe du monde. C’est le rendez-vous de tous les grands joueurs, il faut que mon pays soit en coupe du monde. Mais je ne peux pas le faire seul, nous ne pouvons pas le faire seul, nous avons besoin de vous, nous avons besoin de notre peuple. Nous avons une finale le 5 septembre à Libreville. Je vous demande de ne pas prendre partie, laissez le sélectionneur convoquer ses joueurs, faites confiance au sélectionneur. Nous ne pouvons pas tous être sélectionneurs, ne faisons pas l’erreur de mettre la pression sur certaines personnes en demandant que tel ou tel joue. Je vais vous prendre un exemple : le Barca la saison dernière avait, Ronaldinho, Henry, Messi Eto’o, tous des grands joueurs. Rijkaard pouvait décider d’aligner les 4 joueurs, mais il ne le faisait pas. Il y avait toujours un grand joueur qui allait rester sur le banc de touche. Ça peut arriver à l’équipe nationale du Cameroun, ça peut arriver et accepter ça. Ce n’est pas parce que qu’on est fort dans son club qu’on est forcement fort à l’équipe nationale du Cameroun. Acceptez cette réalité, n’obligez pas les gens à aligner certains joueurs. Ces encadreurs sont payés pour ça. Par contre, amenez-les à comprendre qu’ils sont payés pour çà, pour faire ce job, pour aligner les meilleurs. Et aussi, tous les grands joueurs ne sont pas fait pour jouer ensemble. (…) Apportons le maximum à l’entraîneur sélectionneur de l’équipe nationale pour qu’il s’adapte le plus rapidement parce que nos chances passent aussi par là. On a le Gabon en aller et retour, on a le Togo chez nous, on a le Maroc; on doit gagner. On doit gagner. On ne peut pas aller faire semblant, vous savez que c’est des matches avec beaucoup de pression et les grands matches aux grands joueurs.

Jeunes joueurs, Vieux joueurs

Moi Samuel Eto’o je vous dis et je le dis publiquement, je ne laisserai jamais quelqu’un de l’extérieur venir dire qu’un tel ou un tel doit jouer. Je vais prendre les mêmes coups qu’ils m’ont donnés il y a quelques semaines. Mais je ne permettrai pas ça. A l’équipe nationale du Cameroun, les meilleurs doivent jouer, qu’ils soient jeunes, vieux ou ce que vous voulez, mais ce sont les meilleurs qui doivent jouer. Ne mettez pas la pression pour dire que les jeunes doivent jouer parce qu’ils sont forts. Et à ces jeunes, je leur dis, le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. Tous les grands chefs le disent. Quand vous venez en équipe nationale ne soyez pas juste contents d’être convoqués, sinon venez parce que vous pensez que vous pouvez apporter autre chose. J’ai eu un grand frère avec qui j’ai pris du plaisir à jouer dans cette équipe nationale, même si certains de vos confrères ont dit qu’il n’y avait pas d’entente entre nous ; c’était Patrick Mboma. Un jour, j’ai dit au grand Patrick Mboma : « dans quelques années je serai plus fort que toi ». Et pourtant Patrick était tout pour nous. Quand il y avait match, il pouvait débloquer la situation à tout moment, mais c’est parce que je voulais bousculer Patrick et parce que je voulais me bousculer moi-même, et croire que je peux être plus fort que Patrick.

Aujourd’hui je ne suis pas plus fort que Patrick. Mais, je sais que j’ai eu une grande carrière parce que j’ai cru que je pouvais être plus fort qu’un grand joueur comme Patrick, c’est ce que je demande à ces jeunes. Moi je vis le quotidien de l’équipe nationale et je n’ai pas de sentiment si je dois prendre une décision pour un joueur ou pour un autre. Nous anciens, ou le 984 ou le 1984 comme vous le dites… Je suis fier de dire que je joue avec Rigobert Song. Avec tout le respect que je dois à mes jeunes coéquipiers, jusqu’à présent, je ne vois pas le remplaçant de Rigobert Song à l’équipe nationale du Cameroun. Je vous le dis en vous regardant dans les yeux. Vous parlez de Bassong, oui. Bassong peut jouer, mais seulement vous ne partagez pas le quotidien de l’équipe nationale comme nous autre. Donc n’avancez pas les noms. Rigobert ne joue pas parce qu’il s’appelle Rigobert Song, il joue parce qu’il est fort que ceux qui sont là et vous devez l’accepter. Il y a des joueurs beaucoup plus âgés que Rigobert qui sont encore en activité. Moi je sais que dans deux ans vous allez dire que je suis très vieux. Certains de ces jeunes qui arrivent à l’équipe nationale aujourd’hui sont plus âgés que moi ou ils ont le même âge que moi. J’ai commencé beaucoup plutôt à jouer. Les journalistes, vous avez pratiquement obligé le coach Manga Onguené à me convoquer avec les seniors alors que j’étais cadet. L’un des journalistes [désignant Emmanuel G. Samnick de South Media group] qui m’a beaucoup torpillé ces derniers jours est celui qui était à l’origine de ma première convocation. Il a dit qu’il y a un jeune qui fait de bonnes choses, il faut qu’on l’appelle. C’est comme ça que ma carrière est partie. Quand je suis arrivé à l’équipe nationale, j’avais 15 ans, je n’avais pas froid aux yeux. Je pensais à cette époque qu’il n’ y avait pas plus fort que moi, et je le pense toujours. Mais je n’ai pas joué. Tout ça m’a permis. Le 1984 comme vous dites, Carlos est le meilleur gardien camerounais aujourd’hui, il n’y a pas de doute. Ça ne veut pas dire que Souleymanou n’est pas fort… Vous savez qu’il y a un temps, c’est Souleymanou qui jouait parce qu’il était en forme. Si Carlos a pu être au banc et Souleymanou a joué, ça veut dire que si quelqu’un du 1984… si moi Eto’o je ne suis pas en forme, je ne jouerais pas.

Le cas Idrissou

Je vais vous dire une chose, l’avantage que j’ai, c’est que je m’appelle Samuel Eto’o. À chaque fois que je descends dans un stade de football, même quand je suis diminué l’adversaire se dit, « il est dans le stade », et c’est çà les grands joueurs parfois. Thierry Henry a joué la finale de la Champions league, vous savez tous qu’il n’était pas en grande forme parce qu’il avait une blessure, mais il a joué, parce que ce sont les matches des grands joueurs. Vous devez accepter çà aussi. Dans une équipe, il peut arriver que le joueur qui a peut-être plus de poids ne soit pas en forme, comme lors de la dernière Can. Voilà quelqu’un qui me torpille aujourd’hui, qui essaye de tout monter, il était venu me voir lors de la Can au Ghana pour me demander de ne pas faire jouer Idrissou. Dites-moi, comme leader vous me voyez entrain de dire à l’entraîneur de ne pas faire jouer Idrissou ? Si je le dis, l’entraîneur va le faire. Je sais que plusieurs d’entre vous auraient souhaité que Idrissou soit sur banc de touche lors de la Can. Mais je vais vous dire, le travail que Idrissou a fait pendant la Can, aucun autre joueur ne pouvait le faire. J’étais à 50% de mes moyens parce que je sortais de ma deuxième blessure importante. Mais je devais jouer parce que le football est aussi psychologique. Le travail qu’il a abattu, il faut reconnaître ça. Quand j’ai dit non, ces intrigues sont nées, parce qu’il faut que vous sachiez la vérité. Je défendrais toujours l’équipe nationale parce que nous sommes tous camerounais et je n’ai jamais payé pour jouer à l’équipe nationale, je n’ai jamais payé pour jouer en club et je n’accepterai jamais qu’il y ait de l’injustice autour de notre équipe nationale, même si parfois des choses m’échappent. Mais j’essayerai toujours de me battre, que se soit avec ces gens qui viennent nous empêcher d’avancer correctement, que se soit avec les gens qui dirigent notre football aujourd’hui.

Minsep/Fecafoot

Autre chose à nos dirigeants : Sachez tous que l’équipe nationale du Cameroun est dirigée par la Fecafoot. J’ai eu la chance avant le match contre le Maroc de discuter avec le président Iya, la Fédération Camerounaise de Football est en charge de l’équipe nationale. Le ministre qui est notre patron est le ministre de tous les sports au Cameroun, pas le ministre du football. Le président de la Fecafoot, je le lui ait dit. Si on n’avance pas, ce sera de sa faute. Et comme je sais que c’est un monsieur qui a la volonté de faire de bonnes choses, il faut que vous sachiez que le football camerounais et l’équipe nationale en particulier est dirigée par ce monsieur, il est responsable de notre équipe et de notre football. Si ça ne fonctionne pas je ne poserai pas de question au ministre, je poserai d’abord des questions au président et je le lui ai dit. Je vous le dit aujourd’hui parce que moi je suis toujours clair, je n’aime pas les intrigues et je ne souhaite pas vous emmener dans ce jeu.

Voilà en gros ce que je voulais vous dire. Je sais que certains souhaiteraient que je parle de mon club, je vous demande juste d’avoir la même tranquillité que moi, ce que Dieu a réservé pour moi vous le saurez bientôt, et nul ne peut le changer. Il y a des difficultés partout, et je ne suis même pas en difficulté, c’est tout ce que je peux vous dire. Je suis tranquille et confiant, la seule chose que je puisse vous dire c’est que je jouerai encore au football et au haut niveau la saison prochaine. C’est tout, Bonne soirée”.

Propos recueillis par

Edouard TAMBA