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Magic Fm ne défendra pas son titre

TOURNOI INTERMEDIAS

Magic Fm ne défendra pas son titre

Un tournoi inter médias délocalisé de la ville de Yaoundé. Le Club des journalistes solidaires du Cameroun tient son pari. Les sept équipes retenues pour la 7e édition du tournoi inter médias de football (Timef), opposant des entreprises de presse, s’affronteront sur les berges de l’océan atlantique. La ville balnéaire de Kribi ayant été choisie pour accueillir la compétition. Les protagonistes sont répartis en 2 poules, A et B. Au terme du tirage au sort organisé vendredi 8 mai à Yaoundé, il ressort que la poule A est composée de Club médias Ouest, Radio Tiéméni Siantou (Rts) et Cameroon radio and television (Crtv). Ces trois équipes évolueront sur le stade du Lycée de Kribi. Quant à la poule B, on y retrouve les quotidiens Le Jour et Le Messager, la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam) et l’association Comfoot. Ce quatuor en découdra sur le terrain du Centre national de la jeunesse et des sports (Cenajes).
Les sept protagonistes ont intérêt à bien se préparer. Surtout qu’il n’y a aura pas de 2e tour. “ Le champion de chaque poule est d’office qualifié pour la finale qui se jouera sur le stade du Cenajes ”, annonce le commissaire du Timef 2009, Sandeau Nlomtiti. Les matches se joueront en deux manches de 25 minutes chacune. Et deux autres manches de 10 minutes en cas d’égalité à l’issue du temps réglementaire. Il est à noter que “ les remplacements sont illimités ” ; mais “ les autres lois du football arrêtées par la Fifa seront appliquées ”, précise le commissaire de la compétition. Les organisateurs de la compétition auraient souhaité avoir dix équipes comme d’habitude. Quatre équipes masculines par poules, et deux équipes de femmes pour un match d’exhibition. “ Les dames n’ayant pas donné les garanties de présenter deux équipes, il fallait revenir à huit ”, explique Sandeau Nlomtiti.
Il se trouve que les exigences de ces dernières n’ont pu être satisfaites. “ Les organisateurs n’ont pas accepté prendre en charge le transport et les repas de femmes ”, indique Marie-Noëlle Guichi du quotidien Le Messager. En dehors des femmes, une équipe d’hommes manque à l’appel ; malgré la profusion de médias. C’est le cas du vainqueur de la dernière édition du Timef en 2008 à Yaoundé. Magic Fm ne défendra pas son trophée cette année. “ Ils sont entrés en contact avec moi avant les délais. Puis ils sont repartis et n’ont plus fait signe ”, dit le commissaire de la compétition à propos de cette chaîne urbaine de Yaoundé. Selon Sandeau Nlomtiti, Magic Fm est réapparu alors que la pression du sponsor de la compétition exigeait déjà la liste des équipes affiliées. “ Nous avions la pression de notre partenaire Mtn, on ne pouvait pas faire autrement ”, explique-t-il. “ Nous voulions participer, mais on n’a pas été informé ”, assure le chef de chaîne de Magic Fm. Ce dernier dit avoir tout de même rencontré le président du Club des journalistes solidaires du Cameroun. “ Samnick nous a dit qu’une lettre nous avait été adressée par le comité d’organisation. Nous n’avons jamais reçu cette lettre. Mais ce n’est pas grave ”, relativise-t-il.

Edouard TAMBA

Channon et Guichi entendus à la police judiciaire

AFFAIRE ALBATROS

Des journalistes du Messager entendus à la Pj

 

Les journalistes du quotidien Le Messager convoqués par la police judiciaire le 27 mai dernier, s’y sont présentés hier, 3 juin 2008. Il est 10h lorsque Marie Noëlle Guichi, chef d’agence Yaoundé et coordonnatrice de la rédaction et Jean François Channon, grand reporter, y mettent pied. Ils sont assistés de leur conseil Me Tchegoue. Cap sur la porte 210, comme exigé par les convocations signées du sous-directeur des enquêtes économiques et financières, Benjamin Ntonga. Les journalistes sont plutôt accueillis à la porte 202 par le commissaire principal Ngom Charles Aimé. Ce dernier est avec deux autres policiers. D’entrée, il rappelle que selon des dispositions du code pénal il est  « interdit à tout journaliste de diffuser le rapport d’une information judiciaire non encore jugée ».

Le non respect de cette disposition exposerait d’éventuels contrevenants à des peines privatives de liberté allant de 3 mois à deux ans, et des peines pécuniaires de 100 000 à 5 millions de Fcfa. Ainsi donc, les journalistes sont mis en examen pour avoir publié des informations qui d’après la police relève du contenu de l’enquête préliminaire en cours. Il s’agit plus précisément de l’enquête ouverte sur l’acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004 par le Cameroun. « Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing », titrait en une Le Messager du 27 mai dernier. Un dossier réalisé par Jean  François Channon et Marie Noëlle Guichi. Il faisait le point sur les investigations au sujet de l’affaire pour laquelle une dizaine de personnalités avait déjà été entendues.

Puis, le grand reporter et la coordonnatrice de la rédaction se font entendre individuellement. Selon ces derniers, il s’agit d’une enquête journalistique et non d’un procès-verbal d’une enquête en cours. D’où tiennent-ils donc ces informations,   leur demande la police. Et les journalistes d’invoquer l’article 50 (1) de la Loi 90/052 portant liberté de communication sociale : « La protection des sources d’information est reconnue et garantie aux journalistes et aux axillaires de la profession de journaliste ». Pour le commissaire Ngom et ses collaborateurs, il s’agit là d’une loi relevant du civil, qui n’a rien à voir avec le pénal. Le premier sort du bâtiment vers 12h30, et M.N. Guichi autour de 14h. Ils seront prochainement appelés par la police judiciaire. Ce pour signer le procès-verbal saisi de l’audition.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 4-03-08

Deux journalistes de Le Messager convoqués par la police

POLICE JUDICIAIRE

L’Albatros fait escale à Le Messager

La journeé a commencé de façon bien particulière à l’agence Yaoundé du quotidien Le Messager. Un individu traverse la grille aux environ de 10h. Le visage fermé et l’air menaçant. L’agent comptable de l’agence s’enquiert de la raison de sa présence. Et l’autre de répondre qu’il a des convocations de la Police judiciaire à remettre. C’est donc un flic. Les convocations en question concerne deux journalistes de la maison. Il s’agit de Marie-Noëlle GUICHI, chef d’agence et coordonnateur de la Rédaction, et Jean François CHANNON, grand reporter.
En leur absence, l’adjoint au chef d’agence récupère les convocation. Et le policier s’en va. Les documents sont signés du commissaire divisionnaire Ntonga Benjamin, sous-directeur des enquêtes économiques et financière à la direction de la Police judiciaire. Il demande aux deux journalistes de se présenter à la porte 210 de Dpj dès réception de la convocation. ce pour ” comparaître par devant” ses collaborateurs et lui.
Ils doivent s’y présenter munis de leurs pièces d’identité. Et c’est sur place qu’ils seront informés du motif de la convocation. En attendant que ce motif leur soit notifié, il est possible de deviner le sujet. Le Messager dans son édition d’hier, 26 mai 2008 titrait en une : “Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing ” On peut y lire en puce : “Une mission doit être dépêchée aux fins de confronter les déclarations des protagonistes
Déjà une dizaine de personnes entendues
Le dossier réalisé à ce propos fait le point sur l’enquête préliminaire en cours, les différents protagonistes, les personnes déjà interrogées, et les ramifications de l’affaire Albatros. Il s’agit d’une acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004. Le dossier révèle en outre que le Délégué général à la Sûreté nationale, Alain Edgar Mebe Ngo’o est impliqué. A ce propos, le patron de la police camerounaise a reçu un questionnaire des enquêteurs de la police judiciaire.
Les policiers voudraient probablement interroger les journalistes sur la source de leurs informations. Affaire à suivre…

Edouard TAMBA