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Le Pm reçoit le staff technique des Lions indomptables

FOOTBALL

L’encadrement des Lions chez Inoni

Otto Pfister et ses adjoints en séance de travail ce jour

Otto Pfister, Akono Jean Paul, Kaham Michel et Ndtoungou Mpilé se réunissent ce jour à Yaoundé. Ces techniciens, chargés de l’encadrement technique des Lions Indomptables durant les éliminatoires couplées Can/Mondial 2010, prendront part à une réunion dans les services du Premier ministre, en présence du ministre des Sports Augustin Edjoa. On peut deviner qu’il y sera question de renouveler à ces entraîneurs, des précisions sur les missions qui leur ont été confiées.
La rencontre sera probablement une occasion pour les trois nouveaux promus d’être fixé sur le traitement salarial qui leur sera réservé. Car, contrairement à Otto Pfister, ils n’ont pas de contrat. Bien que la décision n°289 du 30 avril dernier signale que les intéressés auront droit aux avantages de toute nature prévus par la loi. La question aurait été abordée lors de la “ visite de prise de contact ” organisée hier entre Augustin Edjoa, ces trois techniciens et ses proches collaborateurs.
Une assise au cours de laquelle, le Minsep est revenu sur la feuille de route de ce collectif. Rappelant aux nouveaux promus qu’ils ont une connaissance suffisante des joueurs susceptibles d’évoluer dans la sélection senior, et l’expérience nécessaire pour manager l’équipe nationale, même à titre individuel. Augustin Edjoa a saisi l’occasion pour annoncer à Akono Jean Paul, Kaham Michel et Ndtoungou Mpilé qu’ils peuvent déjà se mettre au travail. Un travail dont les méthodes habituelles devraient revenir à l’orthodoxie.
En effet, ces coaches se sont laissés dire que désormais, les listes des joueurs de football convoqués à l’équipe nationale doivent être déposées à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et non au Minsep. C’est depuis jeudi dernier que Akono Jean Paul, Kaham Michel et Ndtoungou Mpilé font partie du staff technique des Lions indomptables. Ce, à la suite de la création d’un collectif par le Minsep. Ledit collectif est dirigé par Otto Pfister et compte aussi Thomas Nkono comme membre. Ce quintet a pour mission de qualifier l’équipe nationale de football à la coupe du monde et la Can 2010.

Par Edouard TAMBA

Sri Lanka: Le Cicr tire la sonette d’alarme à quelle heure

SRI LANKA

Le Cicr tire la sonnette d’alarmecarte-ethnico-religieuse-du-sri-lanka

Avec la multitude des moyens de communication,bon nombre de personnes savent ce qui se passe au Sri Lanka. Ca ne vient pas de commencer. C’est en fait une autre étape d’un vieux conflit. Sauf que cette étape semble prendre une tournure catastrophique pour les civils. Hier donc, le Comité international de la Croix-Rouge est sorti de son imperturbable réserve. Voici la teneur du communiqué officiel:

Genève (CICR) – Tandis que les combats font rage dans le nord-est de Sri Lanka, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) attire l’attention sur le fait que les parties au conflit armé doivent immédiatement prendre des mesures afin de prévenir de nouvelles pertes massives parmi les civils. Le CICR est extrêmement préoccupé par les dizaines de milliers de civils (parmi lesquels se trouvent des femmes, des enfants et des personnes âgées), dont beaucoup sont blessés ou malades, pris au piège dans une zone de plus en plus restreinte située le long de la côte et déclarée « zone de sécurité » par le gouvernement.

« Nous sommes les témoins de combats intenses qui se déroulent dans une zone très petite et surpeuplée, car les civils s’y sont réfugiés en grand nombre », a déclaré le chef des opérations du CICR, Pierre Krähenbühl. « La situation n’est rien moins qu’une catastrophe. Les combats en cours ont tué ou blessé des centaines de civils, qui n’ont qu’un accès très limité à des soins médicaux. »

Le CICR est préoccupé par le fait que l’offensive finale menée dans cette zone par les forces gouvernementales contre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) pourrait provoquer une montée en flèche du nombre de victimes civiles.

Il a été rappelé aux deux parties l’obligation qui leur incombe de respecter le droit international humanitaire en toutes circonstances. Dans le contexte actuel, qui est exceptionnel du fait que les combats ont lieu dans une zone très peuplée, des précautions extrêmes doivent être prises pour éviter et, en tout cas, réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile. Le CICR a également rappelé aux parties l’interdiction d’attaquer des personnes qui sont hors de combat et l’obligation de traiter avec humanité les combattants capturés.

« Les LTTE doivent maintenir leurs membres qui participent aux hostilités et les autres ressources de guerre tout à fait éloignés des endroits où des civils sont concentrés et autoriser ceux d’entre eux qui veulent quitter la région de le faire en toute sécurité, a souligné M. Krähenbühl. De leur côté, les forces gouvernementales sont tenues de faire en sorte que les moyens et méthodes de guerre qu’elles emploient permettent de faire clairement et en tout temps la distinction entre les civils et les biens de caractère civil, d’une part, et les objectifs militaires, d’autre part. Dans cette situation, nous sommes particulièrement préoccupés par les effets sur les civils de l’utilisation d’armements tels que l’artillerie. »

« Dans les prochains jours, le CICR s’efforcera d’apporter assistance et protection aux milliers de civils déplacés fuyant les hostilités, a encore ajouté M. Krähenbühl. Il est impératif que des organisations humanitaires indépendantes soient autorisées à fournir les services et les secours dont ont désespérément besoin les civils encore pris au piège aujourd’hui dans la « zone de sécurité ».

Je parlais de  réserve imperturbable plus haut. Parce que justement, le Cicr attend toujours que ça se gâte. Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre; malgré quelques échanges avec la représentation sous-régionale et la lecture de quelque littérature sur le sujet. Faut-il rappeler les cas du Congo (Rdc), du Rwanda ou du Burundi? Face à mon incompréhension malgré les explications, je me suis laissé dire que c’est grâce à cette neutralité que chacune des  parties belligérantes fait confiance à la Croix-Rouge. Et le prix de cette confiance? Tenez vous bien. Si par exemple la Croix-Rouge est informée d’une attaque pouvant mettre des milliers de vies de civils en danger… et bien motus et cousue. Elle ira intervenir après. Histoire de soigner les blessés, apporter à manger  à d’autres et dire ensuite que “la situation est préoccupante”. Ils semblent ne pas comprendre que je ne comprends pas, hélas… je ne comprends pas.

Édouard TAMBA

Fibre optique: L’Afrique centrale s’abreuve au Cameroun

FIBRE OPTIQUE

croquis du backbone nationale au Cameroun (Camtel)

croquis du backbone nationale au Cameroun (Camtel)

L’Afrique centrale s’abreuve au Cameroun

A petits pas, le Cameroun construit la dorsale nationale devant assurer l’interconnexion entre ses chefs-lieux de régions, ses départements et ses arrondissements

5600 Km. C’est la longueur nécessaire pour le déploiement de la fibre optique à travers le Cameroun. La fibre ainsi déployée devrait permettre la réalisation d’une dorsale nationale de transmission appelée « Backbone ». L’entreprise « Cameroon telecommunications (Camtel) est chargé de réaliser ce Backbone à utiliser par tous les opérateurs des télécommunications », indique le coordinateur du Groupe de travail Camtel (Gtc), Ebongo Aboutou Albert. Ce dernier à la charge de coordonner la construction de la dorsale nationale. La première phase de ce projet prévoit le raccordement des dix capitales régionales du Cameroun. Mais pour l’instant, seules les dorsales D1 (Douala-Edea-Nkondjock-Matomb-Mbankomo-Yaoundé) et D2 (Douala-Mbanga-Nkongsamba-Bafang-Baham-Bafoussam-Bandjoun-Bangangté-Bafia-Obala-Yaoundé), sont interconnectées.

L’échéance de 2009, prévue pour la première phase du projet, ne sera pas respecté, de l’avis de l’ingénieur des télécommunications, Ebongo Aboutou Albert. Ce pour diverses raisons. D’abord la nécessité de revoir le projet élaboré quelques années plus tôt avec le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel). Le coût de  construction du Backbone y était estimé à environ 76 milliards de Fcfa. Un budget qui ne peut plus suffire parce que certaines liaisons, prévues par voie hertziennes, ont été annulées au profit de la fibre optique. C’est le cas entre Buea et Bamenda, ou encore Bafoussam et Ngaoundéré. « La faible capacité du faisceau hertzien ne peut pas nous aider en cas de rupture d’un câble », justifie Ebongo Aboutou A.

La disponibilité des financements constitue un autre blocage. Ce qui retarde le lancement du tronçon Bafoussam-Mbouda-Bamenda avec une extension vers Dschang. La plus grosse inquiétude est liée au réseau routier national. Il est prioritaire selon Camtel, de poser la fibre optique le long des routes. La ville de Ngaoundéré dans l’Adamaoua devra donc attendre qu’une route la relie à Meiganga où passe la fibre optique installée le long du pipeline Tchad-Cameroun. Ou alors qu’un axe bitumé parte de Ngaoundéré pour Bafoussam via Foumban et, Banyo et Pang. Et pire encore, le câble connectant Garoua et Maroua partira de la capitale de l’Adamaoua.

Pour ce qui est de la région du Sud, « on est déjà à Mbalmayo et on pourra traverser le Nyong la semaine prochaine », annonce le coordinateur du Gtc. Les travaux qu’il évoque vont se prolonger vers Sangmelima d’une part, et vers Ebolowa d’autre part. L’objectif étant de rallier les frontières du Gabon, du Congo et de la Guinée équatoriale. Cette phase des travaux est appuyée par l’assistance de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Car le Cameroun de part sa position stratégique va servir de point d’accès à la fibre optique pour les trois pays suscités, mais aussi le Tchad, la Centrafrique et la République démocratique du Congo.

Notre ingénieur espère que « en fonction de l’évolution des travaux, nous auront réalisé la phase I du Backbone national en 2012 », soit environ 3000 Km de câble. Les entreprises Sagem et Alcatel effectuent ces travaux, en plus de Camtel. Selon notre source, aucune entreprise camerounaise ne s’était manifestée durant les appels d’offres. C’est dans la même lancée qu’on remarque le faible nombre de techniciens camerounais formés en la matière. Camtel ne dispose que de 6 ingénieurs capables de relier les câbles de fibre optique. On peut tout de même se réjouir ici du fait que la fibre optique a « plus besoin de surveillance que de maintenance ».

Edouard TAMBA