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Pourquoi Jérôme Mendouga est en prison

OPÉRATION ÉPERVIER

Pourquoi Jérôme Mendouga est en prison

29 avril 2009. Deux semaines jour pour jour que Jérôme Mendouga coule ses jours à la prison centrale de Yaoundé. Il y est arrivé dans l’après-midi du 15 avril dernier et ne sait toujours pas quel sort lui sera réservé. Depuis le fond de son local au quartier 12 du pénitencier, il attend la convocation du juge d’instruction. Il devra s’y expliquer dans une affaire de détournement de deniers publics. Des sommes qui auraient été détournées avec sa complicité dans le cadre de l’affaire dite Albatros. Il s’agit des tractations pour l’acquisition d’un avion de marque Boeing pour les déplacements du président de la République en avril 2004. L’affaire avait tourné au vinaigre et des milliards de Fcfa seraient partis en fumée.

L’enquête préliminaire ouverte se trouve au stade de l’information judiciaire au Tribunal de grande instance de Yaoundé. Des sources anonymes affirment à ce propos qu’un soupçon de détournement d’une somme avoisinant 750 millions pèse sur l’ex ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’Amérique. D’ici à être fixé sur son sort, Jérôme Mendouga partage le même quartier qu’un de ses coaccusés dans l’affaire Albatros, en la personne de Hubert Otele Essomba. Jean Marie Atangana Mebara, ex Secrétaire général à la présidence de la République (Sgpr) et ex ministre à plusieurs postes est aussi détenu dans le même pénitencier dans le cadre de la même affaire. Des sources affirment que durant les tractations pour l’acquisition de cet avion, Jérôme Mendouga avait été désigné par l’ex Sgpr pour représenter le Cameroun durant les pourparlers avec la firme Boeing.

D’abord appelé à s’expliquer au Cameroun, il avait d’abord demandé l’asile au gouvernement américain. Puis il a consenti à rentrer dans son pays. Visiblement loin de toute inquiétude, il a même été décoré par le ministre des Relations extérieures en janvier dernier. Et l’on l’apercevait dans quelques cérémonies mondaines et sur les pistes du quartier Febe pour des exercice de sports de maintient. Plusieurs fois appelé par le juge d’instruction comme témoin, il ne se doutait visiblement de rien. Jusqu’à ce qu’au terme d’une audition le 15 avril 2009, le magistrat en charge de l’instruction lui délivre un mandat de détention préventive à exécuter le même jour.

Ainsi se poursuit la vie de ce diplomate qui aura chef de la mission diplomatique du Cameroun durant une quinzaine d’année chez l’oncle Sam. Mais l’enfer de la prison, semble ne pas entamer son moral. Selon des témoignages, Jérôme Mendouga « a tout son moral. C’est parfois comme s’il n’est pas encore conscient de ce qui lui arrive ». Il a en plus l’avantage d’avoir une forme physique appréciable. « C’est difficile de croire qu’il a déjà 71 ans et il n’affiche aucun signe de maladie », poursuit notre source. A propos de son quotidien on affirme à la Pcy que l’ancien diplomate ne sort pas beaucoup du quartier 12. Il reçoit les visites des membres de sa famille et de son avocat. Les premiers lui apportent à manger tous les jours.

Édouard TAMBA

Le sort de Atangana Mebara suspendu

OPERATION EPERVIER

Le sort de Atangana Mebara suspendu

Le suspens n’est pas tombé. Jean Marie Atangana Mebara sera fixé sur son sort le 10 mars prochain. L’audience examinant sa demande de remise en liberté ayant été mise en délibéré hier, 3 mars 2009. C’est aux environs de 14h que l’ex secrétaire général à la présidence de la République est arrivé au Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi, Centre administratif. Veste noire, pantalon gris, chemise bleue et cravate. Celui que certains appelaient vice-dieu descend d’un véhicule 4×4 de la gendarmerie nationale, une casquette à la Dina Bell vissée sur la tête. Otele Essomba sanglé dans un costume noir sort du même véhicule. Ils sont escortés par cinq gendarmes et deux éléments de l’administration pénitentiaire.

Tous se dirigent vers le cabinet du président du Tgi du Mfoundi, Gilbert Schlick. Jean Marie Atangana Mebara sera d’abord reçu. Près de deux heures de débats à huis clos. Me Nguini et Me Atangana Ayissi, ses conseils demandent que leur client soit remis en liberté. Ces derniers relèvent que le mandat de détention préventive dont leur client fait l’objet est arrivé à expiration le 6 février. Et depuis lors, ledit mandat n’a pas été prorogé. L’ex « grand cop’s » des étudiants est toujours détenu à la prison centrale de Yaoundé. Une violation des dispositions du Code de procédure pénale selon les avocats. Une argumentation que rejettent les représentants du ministère public. Le fait que le concerné soit toujours en prison n’a rien d’illégal selon eux. Cet échange d’arguments ne suffira pas. Le président du tribunal renvoie la cause en mettant l’affaire en délibéré.

Place à Hubert Otele Essomba et ses avocats. Même cause. Mêmes arguments. Mêmes contre-arguments. Même issue. Rendez-vous le 10 mars pour le verdit. Atangana Mebara communie avec sa famille, le temps que dure l’audience. Assis sur un banc, il est entouré de son épouse, ses frères et sœurs et d’autres proches. Il prend la peine de se lever pour accueillir chacun. Accolades, embrassades, et boutades sont de mise. « Je vis, j’ai même l’air plus en forme que toi », lance Atangana Mebara à l’une de ses connaissances. Il semble avoir le sens de la formule pour chacun de ses interlocuteurs. Chacun éclate de rires en le saluant. On échange en français, quand ce n’est pas en Ewondo. L’ambiance est joyeuse. On grignote des pâtisseries, on boit un peu, on se raconte des histoires toutes drôles apparemment.

C’est à 18h30 qu’Hubert Otele Essomba sort du bureau du juge. Son compagnon de détention, lui et leur cinquantaine de proches vident le Tgi. Les deux premiers rentrent dans leurs cellules de la prison centrale de Yaoundé. Jean Marie Atangana Mebara y est depuis le 6 août, après avoir été interpellé le 1er du même mois. Il fait l’objet d’une instruction judiciaire suite à des soupçons de détournements de deniers publics dans la gestion de l’ex Camair. Une affaire qui a d’abord emporté Hubert Otele Essomba le 31 juillet 2008. Proche de l’ex ministre, il se dit que c’est par lui que la firme Aircraft portfolio management. Cette firme dont l’actuel Premier ministre est président du conseil d’administration a auditer, puis contrôler avant de gérer les finances de la défunte compagnie de transport aérien. La même entreprise est intervenue dans l’achat foireux du fameux Albatros.

Edouard TAMBA

Olanguena Awono et Ngamo Hamani chez le juge

OPERATION EPERVIER

Olanguena Awono et Ngamo Hamani à « Guantanamo »

L’ex administrateur provisoire de la Cameroon airlines (Camair) était chez le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Yaoundé hier. L’affaire Albatros serait au menu de l’interrogatoire

Un quatuor d’anciens responsables de la défunte Cameroon airlines (Camair) était annoncé hier au tribunal de grande instance de Yaoundé – Centre administratif. Cyrille Etoundi, ex directeur général, Yves Michel Fotso, ex administrateur directeur général, Thomas Dakayi, Kamga, ex administrateur directeur général et Paul Ngamo Hamani ex administrateur provisoire. Des sources indiquaient qu’ils auraient à s’expliquer sur des affaires de détournement de deniers publics. La presse a donc investit les lieux. C’est alors qu’apparaît Urbain Olanguena Awono, ex ministre de la santé publique, aujourd’hui détenu à la prison centrale de Yaoundé. Il y est en détention préventive depuis le 9 avril 2008. Visiblement détendu, salue quelques personnes au passage. Il serait au Tgi pour s’enquérir de la suite réservée à sa demande de mise en liberté provisoire manifestée le 14 octobre dernier. L’un de ses conseils, Me Assamba l’accompagne, comme lors de son dernier passage devant le juge d’instruction.

Avant d’être reçu, Urbain Olanguena Awono prend place sur un banc dans le hall de « Guantanamo », le bâtiment abritant les services des magistrats instructeurs. Quelques minutes plus tard, il partage le banc avec une autre célébrité ; Paul Ngamo Hamani. Le dernier administrateur provisoire la défunte Camair a répondu présent à la convocation de la justice à lui adressée. Il y serait arrivé peu avant 10h. Les deux hommes en profitent pour échanger un moment. Puis l’ex Minsanté est reçu par le juge d’instruction. Il en ressortira plus tard en direction du bureau du président du Tgi de Yaoundé. Rien ne filtre de la rencontre. Alors que les journalistes et quelques proches attendent Urbain Olanguna Awono du côté de Guantanamo, il « s’échappe » par la grande entrée du Tgi vers 13h. L’ardeur des rayons solaires rend le guet des journalistes plus compliqué. C’est en cherchant un abri, qu’apparaît une forme longiligne à la porte de Guantanamo.

L’homme en question porte un costume sombre rayé et une cravate aux rayures en diagonales. Son teint foncé et sa calvitie naissante permettent d’affirmer qu’il s’agit de Paul Ngamo Hamani. C’est d’un pas un peu pressé qu’il traverse la grille étroite. L’ex administrateur provisoire de la Camair jette des regards autour de lui, puis passe un coup de fil. Sa conversation au téléphone semble l’avoir détendu davantage. Il s’engouffre dans un véhicule. Une Toyota de type Rav4 de couleur blanche immatriculée CE 3977 U. Quid des trois autres ? Une source affirme que Thomas Dakayi Kamga et Cyrille Etoundi, étaient plutôt convoqués pour le 15 octobre 2008. Soit un jour avant. Qu’en est-il du cas Yves Michel Fotso ? Là aussi persiste le flou. Ce qui pousse à douter que les trois autres ont effectivement été convoqués par le procureur de la République.

La même source précise que ces convocations ne sont pas directement liées à la gestion de la Camair. Mais plutôt à l’acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004 ; « l’affaire Albatros ». De ce fait, leurs déclarations se seraient déroulées dans le cadre de l’information judiciaire dont Jean Marie Atangana Mebara fait l’objet. L’ex secrétaire général à la présidence de la République est en détention préventive à la Prison centrale de Yaoundé depuis le 6 août 2008. Après avoir été inculpé pour détournement de deniers publics.

Edouard TAMBA

Les premières heures de Atangana Mebara en prison

AFFAIRE ALBATROS

Atangana Mebara inculpé pour détournement

L’ex secrétaire général de la présidence de la République a été inculpé pour détournement de deniers publics. Il est placé sous mandat de détention préventive à la prison centrale de Yaoundé

 

D’un lit douillet dans une villa à un lit picot dans une prison. C’est le sort que subit Jean Marie Atangana Mebara depuis la nuit mercredi dernier. L’ex secrétaire général à la présidence de la République, ex ministre aux Relations extérieures (Minrex) et à l’Enseignement supérieur (Minesup) est détenu à la Prison centrale de Yaoundé depuis le 6 août 2008. Il y est arrivé aux environs de 22h30, après que le juge d’instruction ait délivré un mandat de détention préventive à son encontre. Celui que certains appelaient à l’époque « Vice-dieu » est installé dans le quartier 7 de la Prison centrale de Yaoundé. Le même quartier que d’autres anciens commis de l’Etat tels que Urbain Olanguena Awono, ex ministre de la Santé publique.

L’ex Minrex a été reçu hier matin par le médecin-chef de la Pcy. Le temps de l’ausculter et de relever des données utiles pour remplir sa fiche de santé. Selon le greffe de la Pcy, Jean Marie Atangana Mebara est mis en détention préventive pour détournement de deniers publics en coaction, complicité de détournement de deniers publics, faux et usage de faux. « Cinq chefs d’accusation » pèsent sur lui selon Me Nguini, l’un de ses conseils. Ce dernier n’a pas voulu donner des détails sur l’affaire dans laquelle son client est inculpé. Mais tout laisse croire qu’il s’agit d’une des ramifications de l’Affaire Albatros ; du nom de cet avion présidentiel dont l’acquisition en 2004 s’est révélée foireuse.

 

Concert de lamentations

Des sources à la prison centrale assurent que des mesures pratiques ont été prises pour accueillir d’autres suspects encore en liberté dans le cadre de la même affaire. Quant à J.M. Atangana Mebara, sa famille avait commencé à prendre des dispositions en début de semaine ; sachant que l’ex ministre pourrait se retrouver à Kondengui. C’est ainsi qu’ils ont fourni le lit picot qui accueille ce dernier, de même que l’essentiel de la literie la veille. N’empêche, la décision d’incarcérer leur parent a été accueillie dans un concert de lamentations. C’est d’abord un mouvement de foule qui s’effectue lorsque J.M. Atangana Mebara s’apprête à sortir des bureaux du procureur de la République près le Tgi du Mfoundi lorsqu’il est 21h. « Que personne ne filme. Celui qui tente de filmer là on l’arrête », menace un policier arme au poing. Démarche assurée dans un costume sombre, le prévenu s’engouffre dans un 4×4 de la police, entre deux flics. Quatre autres s’installent à l’arrière. Cap sur « guantanamo », les services du juge d’instruction. Ses avocats parmi lesquels Me Ebanga Ewodo, Me Nguini et Me Ekani le suivent à pied. La foule d’une trentaine de personnes fait de même.

C’est autour de 22h que la nouvelle tombe. Certains commencent à sangloter. Puis l’émotion monte d’un cran lorsque apparaît l’ex ministre. Il porte une casquette et s’avance vers ses proches. « Reculez, restez là-bas », leur lance la police. Rien n’y fait. Atangana Mebara se retrouve encerclé. Il prend le soin d’embrasser une dame et rentre aussitôt vers le véhicule. « Du courage papa », « Il est innocent, laissez-le », « C’est quelle justice ça ? »… entend-on ça et là de la bouche des femmes. Les hommes, plus sereins, calment le jeu. Tandis que le cortège s’ébranle en direction du quartier Kondengui. L’ex « Grand cop’s » des étudiants s’en va rejoindre de nouveaux compagnons; les pensionnaires de la Prison centrale de Yaoundé.

 

Edouard TAMBA

In Le Messager du 08-08-08

Channon et Guichi entendus à la police judiciaire

AFFAIRE ALBATROS

Des journalistes du Messager entendus à la Pj

 

Les journalistes du quotidien Le Messager convoqués par la police judiciaire le 27 mai dernier, s’y sont présentés hier, 3 juin 2008. Il est 10h lorsque Marie Noëlle Guichi, chef d’agence Yaoundé et coordonnatrice de la rédaction et Jean François Channon, grand reporter, y mettent pied. Ils sont assistés de leur conseil Me Tchegoue. Cap sur la porte 210, comme exigé par les convocations signées du sous-directeur des enquêtes économiques et financières, Benjamin Ntonga. Les journalistes sont plutôt accueillis à la porte 202 par le commissaire principal Ngom Charles Aimé. Ce dernier est avec deux autres policiers. D’entrée, il rappelle que selon des dispositions du code pénal il est  « interdit à tout journaliste de diffuser le rapport d’une information judiciaire non encore jugée ».

Le non respect de cette disposition exposerait d’éventuels contrevenants à des peines privatives de liberté allant de 3 mois à deux ans, et des peines pécuniaires de 100 000 à 5 millions de Fcfa. Ainsi donc, les journalistes sont mis en examen pour avoir publié des informations qui d’après la police relève du contenu de l’enquête préliminaire en cours. Il s’agit plus précisément de l’enquête ouverte sur l’acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004 par le Cameroun. « Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing », titrait en une Le Messager du 27 mai dernier. Un dossier réalisé par Jean  François Channon et Marie Noëlle Guichi. Il faisait le point sur les investigations au sujet de l’affaire pour laquelle une dizaine de personnalités avait déjà été entendues.

Puis, le grand reporter et la coordonnatrice de la rédaction se font entendre individuellement. Selon ces derniers, il s’agit d’une enquête journalistique et non d’un procès-verbal d’une enquête en cours. D’où tiennent-ils donc ces informations,   leur demande la police. Et les journalistes d’invoquer l’article 50 (1) de la Loi 90/052 portant liberté de communication sociale : « La protection des sources d’information est reconnue et garantie aux journalistes et aux axillaires de la profession de journaliste ». Pour le commissaire Ngom et ses collaborateurs, il s’agit là d’une loi relevant du civil, qui n’a rien à voir avec le pénal. Le premier sort du bâtiment vers 12h30, et M.N. Guichi autour de 14h. Ils seront prochainement appelés par la police judiciaire. Ce pour signer le procès-verbal saisi de l’audition.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 4-03-08

Deux journalistes de Le Messager convoqués par la police

POLICE JUDICIAIRE

L’Albatros fait escale à Le Messager

La journeé a commencé de façon bien particulière à l’agence Yaoundé du quotidien Le Messager. Un individu traverse la grille aux environ de 10h. Le visage fermé et l’air menaçant. L’agent comptable de l’agence s’enquiert de la raison de sa présence. Et l’autre de répondre qu’il a des convocations de la Police judiciaire à remettre. C’est donc un flic. Les convocations en question concerne deux journalistes de la maison. Il s’agit de Marie-Noëlle GUICHI, chef d’agence et coordonnateur de la Rédaction, et Jean François CHANNON, grand reporter.
En leur absence, l’adjoint au chef d’agence récupère les convocation. Et le policier s’en va. Les documents sont signés du commissaire divisionnaire Ntonga Benjamin, sous-directeur des enquêtes économiques et financière à la direction de la Police judiciaire. Il demande aux deux journalistes de se présenter à la porte 210 de Dpj dès réception de la convocation. ce pour ” comparaître par devant” ses collaborateurs et lui.
Ils doivent s’y présenter munis de leurs pièces d’identité. Et c’est sur place qu’ils seront informés du motif de la convocation. En attendant que ce motif leur soit notifié, il est possible de deviner le sujet. Le Messager dans son édition d’hier, 26 mai 2008 titrait en une : “Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing ” On peut y lire en puce : “Une mission doit être dépêchée aux fins de confronter les déclarations des protagonistes
Déjà une dizaine de personnes entendues
Le dossier réalisé à ce propos fait le point sur l’enquête préliminaire en cours, les différents protagonistes, les personnes déjà interrogées, et les ramifications de l’affaire Albatros. Il s’agit d’une acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004. Le dossier révèle en outre que le Délégué général à la Sûreté nationale, Alain Edgar Mebe Ngo’o est impliqué. A ce propos, le patron de la police camerounaise a reçu un questionnaire des enquêteurs de la police judiciaire.
Les policiers voudraient probablement interroger les journalistes sur la source de leurs informations. Affaire à suivre…

Edouard TAMBA