Category Archives: E-Technologies

Le cas Total Cameroon sur Twitter

Bizarre. Pour dire le moins à propos de la présence de Total Cameroon sur Twitter. Un tweet sponsorisé de cette entreprise apparaît régulièrement dans ma timeline depuis quelques mois. C’est d’ailleurs à travers ce tweet publicitaire que je découvre la présence de l’opérateur du secteur de l’énergie sur Twitter.
 

Et je me dis : « Ah tiens, cador camerounais de plus sur les réseaux sociaux ». Je clique donc sur @TotalCameroon pour en savoir plus. Je tombe sur une coquille. Que je relève :

Je suis donc repassé par là ce matin. La coquille n’a pas été modifiée. Elle a été remplacée par d’autres informations. Des informations qui n’ont rien à voir avec Total.

1 screenshot

Un site web présenté comme étant le meilleur réseau social chrétien. Et un profil facebook d’un individu lié à une agence digital, du moins, un truc du genre. Quid des tweets de Total Cameroon ? Eh bien… Rien à voir avec les tweets sponsorisés.

screenshot 2

Je ne prendrais pas le risque d’interpréter ou d’expliquer ce que je ne comprends pas. Ce post est juste l’expression de ma totale surprise… Parce que j’ai une certaine image de Total. Une multinationale qui fait attention à son image. Mais là… Si quelqu’un peut m’expliquer. Merci d’avance.

Edouard TAMBA

Pourquoi la téléphonie mobile coute cher au Cameroun

Ceux qui ont l’habitude de se déplacer hors du Cameroun le savent mieux. Les appels téléphoniques au Cameroun ont des pris plutôt élevés. Comment procèdent des pays tels que le Sénégal pour faire mieux que le Cameroun? A quoi sert l’Agence de régulation des télécommunications? Et le rôle du ministère des postes et télécommunications? Où est passé la révision de la loi sur les télécoms au Cameroun? La suite de ce post n’a pas vraiment les réponses à ces questions. Je profite juste d’un texte reçu de ce ministère pour les poser à nouveau. Pour ce qui est du texte ci-dessous, il s’agit d’une réponse aux questions des députés à propos des prix des télécoms au Cameroun. En l’absence du Minpostel vendredi 19 novembre 2010 au Parlement, Bello Bouba Maïgari est venu répondre son collègue et successeur Jean Pierre Biyiti bi Essam. Je ne ferais pas de commentaires sur cette sortie, de peur de biaiser quelque conclusion. Bonne lecture…

 

Monsieur le Président, Honorables Députés,

L’un des objectifs du Gouvernement, au moment où il engageait la grande réforme du secteur des Télécommunications/TIC en 1998, était et demeure de le développer, afin de permettre à tous les citoyens  de pouvoir bénéficier des avantages liés à l’utilisation des Télécommunications et TIC, à des prix abordables, quelle que soit leur localisation géographique sur l’ensemble du territoire national.

La géographie du secteur se présente à ce jour ainsi qu’il suit :

– un opérateur de téléphonie fixe (CAMTEL) ;
– deux (02) opérateurs de téléphonie mobile (MTN-Cameroon et Orange-Cameroun) ;
– de nombreux fournisseurs d’accès à l’Internet ;
– plus de sept millions d’abonnés fixe et mobile.

Ces opérateurs, pour exercer leurs activités dans notre pays, ont payé un droit d’entrée, en vue d’obtenir leur licence et consenti de lourds investissements pour mettre en place les infrastructures terrestres des Télécommunications sur l’ensemble du territoire. Le retour à l’investissement est un impératif pour ceux-ci.

Outre ces lourds sacrifices financiers, il faut ajouter les problèmes récurrents d’énergie, dus aux nombreux délestages et coupures de courant qui les contraignent la plus part du temps, à utiliser des sources d’énergie secondaires (groupes électrogènes, batteries d’accumulateurs).

Il convient de rappeler pour mémoire, qu’au moment de la mise en exploitation des licences de téléphonie mobile des opérateurs sus-évoqués dans notre pays en 2000, le coût de la communication était de 500 F la minute. Ce prix est passé entre 2003 et 2005 à 350 F la minute.

Après les malheureux événements que notre pays a connus en février 2008 contre la vie chère, le Gouvernement a prescrit à tous les départements ministériels, chacun en ce qui le concerne, de tout mettre en œuvre pour faire baisser les coûts des produits de première nécessité, y compris les tarifs des télécommunications.

C’est dans ce contexte qu’il a été demandé à l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), structure chargée d’encadrer les prix des opérateurs, d’engager des négociations avec les opérateurs aux fins de baisser les tarifs des communications.

Une première baisse, concédée par les opérateurs et basée sur les aléas des bonus et des cadrages horaires, a été jugée insuffisante par le Gouvernement. C’est à ce titre qu’il a encore été prescrit à l’ART, de poursuivre les discussions avec les opérateurs, pour faire baisser davantage les prix.

Ces négociations ont abouti, depuis le début de l’année 2010, à une baisse des prix dont la fourchette se situe actuellement en  dessous  de 100 F la minute, pour les trois (03) opérateurs.

En somme, nous sommes passés de 500 F la minute en 2000 à moins de 100 F la minute en 2010. Mais au regard des prix pratiqués par les opérateurs des autres pays de la sous-région, moins nantis que le Cameroun, ces prix sont encore trop élevés pour nos populations et une nouvelle baisse est encore nécessaire.

Il y a deux (02) semaines, le Ministre des Postes et Télécommunications a présidé une réunion à laquelle ont pris part l’ART et tous les opérateurs du secteur. L’objectif de cette réunion était  d’examiner le plan tarifaire des opérateurs et de sensibiliser ceux-ci pour une nouvelle baisse des tarifs des communications.

Au terme de cette réunion, l’ART a été instruite de commander un audit indépendant auprès des opérateurs, pour s’assurer que les tarifs appliqués par ceux-ci, reflètent les coûts. Une autre réunion est prévue dans quelques jours, au cours de laquelle les opérateurs viendront  avec des propositions concrètes.

Mais force est toutefois de relever, Honorables Députés, que pour atteindre l’objectif essentiel du Gouvernement qui est de mettre les TIC à la portée de tous les camerounais à moindre coût, les seules négociations ne suffisent pas.

A cet effet, le Gouvernement a engagé un vaste programme de modernisation de son infrastructure des télécommunications à travers  un projet de déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national. Ce projet, qui est déjà en cours d’exécution, porte sur la pose de 3.200 kilomètres de câbles à fibre optique, portant ainsi notre réseau de câbles à fibre optique à 5.000 kilomètres.

Notre pays est aussi engagé, sous la coordination de la CEMAC, dans un projet de mise en place d’une infrastructure des télécommunications à fibre optique sous régionale de l’Afrique Centrale : il s’agit du projet Central African Backbone (CAB).

Parallèlement à ces projets de modernisation de notre infrastructure des télécommunications au niveau national et sous régional, le Cameroun est en pleine négociation avec les grandes firmes internationales des télécommunications, pour l’instauration d’un partenariat public/privé, dans le cadre de la construction des points d’atterrissement des câbles sous-marins, le long des côtes maritimes camerounaises. La construction de ces points d’atterrissement permettra  à notre pays d’augmenter la capacité de connectivité et d’augmenter ces points d’accès au réseau international. Ceci va rendre plus compétitifs les coûts de communications.

Je ne saurais terminer mon propos sans signaler que le Gouvernement a entrepris la refonte du cadre juridique du secteur des télécommunications/TIC. Une nouvelle loi régissant les communications électroniques est en cours d’élaboration.

L’entrée en vigueur de cette  nouvelle  loi, va révolutionner le secteur des Télécommunications. Elle va permettre aux pouvoirs publics, dans un proche avenir, de délivrer des licences multiservices voire des réseaux de téléphonie mobile de 3ème et de 4ème génération. L’introduction des nouveaux opérateurs dans ce segment de marché de téléphonie mobile le rendra plus compétitif et baissera davantage les coûts de communications.

Je vous remercie pour votre aimable attention./-

Le web 3.0 et notre argent

FUTUR

Où va le web?

Je n’ai pas une boule de cristal. Mais je peux prédire l’avenir. Vous savez quoi? Personne ne peut dire à ce jour ce que sera le web dans 10 ans. Quoi? Ce n’est pas une prédiction? Ok, ouvrons les paris et prenons les pronostics… Mais d’ici à là, tellement de chose se disent ça et là. Tim O’Reilly et d’autres illuminés ont leurs prismes. Les majors que sont Microsoft, Google, Apple etc.  ont leurs projets. Au fait, vous avez regardé Epic 14? Jetez y un oeil en cliquant ici. On ne sait jamais.

Il y’en a qui se demande où je suis entrain d’aller. Ils ont raison. Je ne vais nulle part. C’est juste que je suis tombé ce matin sur une vidéo qui m’a plutôt intéressé. Une prédiction du futur du web. Le diseur de bonne aventure en action ici s’appelle Kevin Kelly. Une sorte de touche-à-tout. A l’occasion de la Conférence EG2007 tenue en décembre de cette année là, notre “sabitou” prédit ce que sera le web dans les 5000 jours à venir. Au moment où il s’exprime, le web a… 5000 jours derrière lui. Je vous invite à regarder le film. Il y a un module de traduction intégré.

Qu’en dites-vous? Au début, j’ai tout de suite pensé à Marshall McLuhan et ses propos dans “Understanding the Media”.  J’ai fait allusion à cet autre prophète “sabitou” lors d’un exposé en entreprise sur l’économie des Technologie de l’information et de la communication. Voulant expliquer la pénétration des outils et des usages des Tic dans nos vies, j’évoquais McLuhan dans son assertion selon laquelle, les médias sont le prolongement des sens de l’être humain. Sauf que en regardant cette vidéo, Kevin Kelly l’évoque aussi. Il affirme que c’est l’homme qui est devenu le prolongement de… je ne sais pas trop 🙁 Le prolongement de LA MACHINE, du web 3.0, du produit de la convergence technologique à laquelle nous assistons. Tiens, ça me rappelle  le film I Robot ou encore Hal dans 2001: l’Odyssée de l’espace.

Je me demande ce que vous pensez de tout ça. Si l’on s’accroche à l’explication selon laquelle, téléphones, tablettes, ordinateurs, téléviseurs etc. sont le prolongement de nos sens, cela veut dire que tout ces outils et usages sont les fruits de nos besoins. Mais si l’homme est réduit à être un outil, il faudra en déduire que ce sont ces technologies qui déterminent et orientent nos besoins. Donc, nos priorités, nos achats… bref nos dépenses. Que dis-je? Notre argent. Dites-moi que je délire!

Édouard TAMBA

Mailing: Comment les pendus offrent la corde du crime

MESSAGERIE

Comment les pendus offrent la corde du crime

Vous avez une adresse mail chez Yahoo!? Si oui, il vous arrive souvent de tomber sur des alertes du genre “suite à des travaux de maintenance ou de congestion… blablabla, Yahoo! procède à la vérification de ses abonnés et blablabla”. Dans ce type de message, on vous demande de confirmer vos adresse, mot de passe, mais encore, vos noms, prénoms et lieux de résidence. J’en ai encore reçu ce matin; comme presque tous les jours. Raison pour laquelle je me suis décidé à partager cette affaire avec vous.

Achtung!

Comme vous pouvez le voir sur l’image, il s’agit d’un avertissement. Et le contenu du texte:

Due to the congestion in all Yahoo users and removal of all unused Yahoo Accounts,Yahoo would be shutting down all unused accounts,You will have to confirm your E-mail by filling out your Login Info below after clicking the reply botton, or your account will be suspended within 24 hours for security reasons.

J’y suis menacé de suspension si je n’envoie pas mes données personnelles telles que login, mot de passe, occupation… Ils ajoutent même qu’après leur avoir envoyé ces données, mon compte fonctionnera comme d’habitude. Très bien. Mais que faire? Vous n’avez pas à tergiverser. Supprimez le message et continuez votre cyberactivité en toute quiétude.

– Le fait d’avoir un compte chez Yahoo! exclut la possibilité que cette entreprise vous demande des renseignements de cette façon. En fait, ce sont des données stockées chez Yahoo!, tout comme chez les autres services de messagerie électronique.

– S’il arrive quand même que Yahoo! ou les autres entreprennent de vous écrire, ce ne sera pas avec ce type d’adresse vulgaire qu’à monsieur (madame aussi) tout le monde : ” Yahoo Service <krisnelynnmei@yahoo.com>”. Voici par exemple l’adresse d’un message authentique reçu de l’équipe de Hotmail: The Hotmail Team at Microsoft (communications@microsoft.windowslive.com)

Tout cela pour vous dire, mes très chers, que ce type de message est suspect. Aussi suspect que ceux reçu des filles et fils de présidents déchus, et des prétendus services de loterie de quelques multinationales. Mais il y’en a qui reçoivent ces messages, paniquent et répondent conformément à ce qui leur ai demandé. Hé bien, ils ne font que offrir la corde qui permettra plus tard de les pendre. Et leurs contact recevront des messages du genre, “désolé d’être parti à Londre sans te dire au revoir. Mais, on m’a tout piqué ici, il faut que tu m’aides”. C’est de la cyberescroquerie. Les adeptes se servent aussi de moyens plus sophistiqués. Mais il vaut mieux se mettre à l’abri des piges les plus simples.

Edouard TAMBA

BarCamp Cameroon 2010: This is our land

BARCAMP CAMEROON

This is our land*

BarCamp Cameroon 2010 s’ouvre ce jour, 12 juin 2010 à Yaoundé. Une journée d’échange et de partage autour des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Une occasion de faire le point sur “ les dernières innovations (technologies, services, usages…) en matière d’applications sur Internet, de logiciels libres et de réseaux sociaux“, comme l’indique le communiqué de presse publié à cet effet. Nous avons sollicité l’une des chevilles ouvrière de l’organisation de cet événement rendue à sa seconde édition au Cameroun. Il s’agit de Alexandre Drahon, par ailleurs Chief executive officer de Vlp au Cameroun. Notre invité revient sur la Capitalisation du BarCamp Cameroon 2009 à Douala, et l’organisation de l’édition de Yaoundé.

ALEXANDRE DRAHON

Alex Drahon

“Le secteur privé est assez bien représenté”

La seconde édition du BarCamp Cameroon commence dans quelques heures. Revenons un peu en arrière pour prendre votre avis sur la capitalisation de la première édition. Y’a-t-il eu un suivi?

Les BarCamps sont des évènements qui ont un aspect très informel, il n’y a pas beaucoup de suivi entre deux éditions. Du point de vue de l’organisation pratique, il n’y a donc pas forcément eu beaucoup d’évolutions. Par contre, et c’est le plus important, les effets dans la communauté des passionnés de nouvelles technologies, et notamment les informaticiens, ont été importants de mon point de vue. On peut considérer la première édition du BarCamp comme l’acte fondateur de cette communauté et de nombreuses expériences sont nées de cet évènement. C’est très prometteur pour l’avenir.

La préparation du BarCamp de Yaoundé semble avoir été laborieuse avec tous ces renvois. Étant du comité d’organisation comment vous l’expliquez?

C’est un évènement communautaire, qui repose sur les bonnes volontés de quelques uns et sur une poignée de sponsors. On est loin des moyens déployés pour des conférences à vocation commerciale. Mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de cette manifestation, la participation est large et tout le monde peut être acteur. J’espère cependant qu’on arrivera à ce que plus de gens s’impliquent dans l’organisation pour donner plus d’ampleur à la prochaine édition.

Comment cette seconde édition va-t-elle se dérouler d’un point de vue pratique?

C’est simple, on se retrouve tous le matin pour le démarrage de l’évènement, ensuite il y a 3 salles qui accueillent des présentations suivant différents thèmes. Tous les participants peuvent faire une présentation et elles sont suivies d’une discussion libre. Un repas sera offert à midi avant la poursuite des débats. Le BarCamp est avant tout un lieu d’échange, le protocole est minimal, les discussions nombreuses.

“Digital Dreams” en 2009, quelle sera la thématique en 2010?

Le thème de cette édition est “This is our land”. Le sujet sera développé durant la manifestation, on peut le résumer en disant que c’est un appel à lancer des projets au Cameroun, à créer dans le domaine des nouvelles technologies, un appel à l’audace, à l’ambition.

Peut-on avoir des détails sur les capacités d’accueil et le nombre de personnes attendues?

Nous avions initialement prévu 200 participants, mais il y a finalement 250 inscrits. Pour la première édition, il y avait eu un certain nombre de participants de dernière minute, on peut donc s’attendre à recevoir 250 à 300 personnes. Bien entendu nous serons en mesure de les accueillir, nous nous réjouissons de voir la participation dépasser nos attentes.

Quel commentaire vous inspire l’implication des secteurs public et privé?

D’après la liste des inscrits, nous avons véritablement réussi à toucher un public représentatif du secteur au Cameroun, c’est un élément important. Le secteur privé est assez bien représenté, il y a cependant des entreprises dont l’absence peut sembler étonnante. Peut-être faudrait-il les inviter formellement? Le secteur public est sans doute sous-représenté, le format de la manifestation n’est sans doute pas habituel et nous n’invitons pas les institutions, seulement des individus qui participent de leur propre décision. Je fais partie des gens qui pensent qu’il faudrait trouver des moyens d’impliquer les acteurs du secteur public qui forment une partie importante de notre communauté, en tant qu’institutions, mais aussi par le nombre d’informaticiens qui travaillent pour l’Etat.

Propos recueillis par

Edouard TAMBA

* Thème du BarCamp 2010

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Faire de Camerborn le Google des Camerounais

MAMBE NANJE CHURCHILL

MAMBE NANJE Churchill

“J’ai l’ambition d’en faire le Google des camerounais”

“Show ya sef”, slogan de la plate-forme www.camerborn.com dont le contenu est annoncé pour l’année en cours. Le projet fait parler de lui depuis plusieurs moi déjà et des interrogations fusent. De quoi s’agit-il ? Nous sommes allés à la rencontre de l’initiateur du projet… le temps d’une interview. Mambe Nanje Churchill, web entrepreneur basé à Buea dans la région du Sud-Ouest au Cameroun n’est pas à son premier essai sur la toile. Depuis 2006, il est fondateur et Pdg de Afrovision Group, une entreprise spécialisée dans les service web et dont le portfolio se passe de tout commentaire. Churchill voit en Camerborn une plate-forme viable, au service des camerounais…

Le site web camerborn.com est annoncé depuis quelques mois déjà sur Internet. De quoi s’agit-il exactement?

Camerborn c’est un produit de Show Ya Sef Networks Africa www.sysafrica.com, une enterprise africain que fondée par moi et d’autres partenaires à l’instar de Francis Oghuma, Ceo de naijaborn.com). Camerborn sera une site web communautaire pour les camerounais et ouvert à tout le monde. J’ai l’ambition d’en faire le Google des camerounais… Donc on aura les services communautaire, et on aura les API pour les developpeurs camerounais. Le site sera aussi une base de données pour des opportunités d’emploi, de partenariat et d’autres type de service.

En quoi ce site sera différent des autres sites communautaires tels que naijaborn etc. ?

Camerborn.com aura une identité camerounaise et sera orienté vers ceux qui aiment le Cameroun. On s’achemine donc vers des services 100% ciblées sur les Camerounais. C’est à ce niveau que se situe la principale difference entre Camerborn.com et d’autres plates-formes telles que naijaborn.com.

Qui sont les promoteurs de camerborn.com?

Les promoteurs de Camerborn sont l’enterprise SYS Africa networks, www.sysafrica.com et deux autre Camerounais, Enongene John et Francis Seguwe. Cependant, nous sommes en contacts avec d’autres Camerounais parce que c’est un produit pour le Cameroun par les camerounais.

L’on a récemment appris que vous avez réussi une levée de fonds d’un montant de 2 millions de Fcfa. Comment avez-vous procédé et qui sont ces contributeurs?

J’en ai parlé avec l’un de mes clients, il a été séduit par l’idée et il s’est proposé d’investir 2 millions Fcfa. Les informations à propos des investisseurs restent confidentielles pour le moment. Mais bientôt on va publier des détails

A quoi servira cet argent?

L’argent c’est pour monter l’entreprise, louer des locaux et rémunérer les développeurs et gestionnaire du site.

Dépenser autant d’argent signifie qu’il faudra ensuite en gagner. Comment Camerborn compte procéder pour rentabiliser ce site web?

Camerborn c’est une startup, je pense qu’on va gagner de l’argent de plusieurs manieres avec par exemple des annonces web sur nos pages. Mais pour l’instant on cherche à mettre en place un espace web que les camerounais peuvent utiliser pour leurs bessions communautaires et professionnels.

Entretien avec

Edouard TAMBA

Quand le web change la donne dans la presse

PRESSE

Quand le web change la donne

Les participants aux 41e assises  de l’Union de la presse francophone s’interroge sur les influencent issue d’Internet sur le journalisme

Où va le journalisme ? La question mérite d’être posée. Car l’affaire ne s’arrête plus au niveau de la presse écrite, la radio et la télévision. Il fut un temps où l’on présentait la radio comme étant « le média de l’immédiat ». Un célèbre adage, souvent attribué à Hubert Beuve-Mery, affirme que « la radio annonce, la télévision montre et la presse écrite explique ». Et Internet alors ? Et ce web 2.0 avec ses blogs, ses citizen journalist et ses réseaux sociaux ? Quid des devoirs du journaliste, de la liberté d’expression et des droits du public ? L’affaire est aussi vaste que complexe. N’empêche, l’Union de la presse francophone (Upf) a saisi l’occasion de ses 41e assises internationales à Yaoundé au Cameroun, pour aborder le sujet. « Internet change-t-il la donne ? »

Question posée à des panélistes. Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour s’insurge contre le fait que les productions de ses collaborateurs soient pillées sur la Toile. Il s’en prend au site www.cameroon-info.net auquel il a intenté une action infructueuse en justice. Cet espace n’étant pas le seul à se livrer au piratage des articles de presse, le chef d’entreprise qu’il est s’interroge : « Comment faire pour capter les retombées financières inhérentes à la production éditoriale en ligne ? » Une question montrant de son point de vue, que la donne a changé. Les exemples de Philippe Dessaint de Tv5 vont dans le même sens. Que faire des journalistes/bloggers ? « Vont-ils devenir des marques grâce à Internet », demande-t-il en référence à l’article faisant la Une de la dernière édition de La Gazette de la presse francophone.

Quid des commentaires de ces derniers face à la ligne éditoriale du média qui les emploi ? La confusion n’est pas si éloignée. Ce dernier ne manque pas d’évoquer le problème de la rapidité pour ce qui est de la diffusion des nouvelles. Les étapes du recoupement en prennent un coup avec le web. Ibrahim Koné est encore plus affirmatif, voir militant. Pour lui, Internet permet d’inventer, d’innover et de protéger le pluralisme de l’information face à de systèmes politiques de plus en plus « présidentialistes ». Avec le web, « notre métier ne peut plus être pratiqué comme une affaire d’initiés. Le journaliste n’a plus le monopole de l’opinion », argue-t-il. Conséquence, « Internet change la donne », assène Ibrahim Koné, et « nous voici remis à notre place », celle de chercher, fouiner, vérifier, mettre en forme, hiérarchiser et diffuser.

Et si la place dont parle Ibrahim correspond au journalisme tel qu’il doit être pratiqué ? La lecture croisé des différentes évolutions dans les textes fixant les libertés que fait Pr. Tjadé Eone montre bien que droits et devoirs restent les mêmes. L’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 en France, le premier amendement de la constitution américaine, l’article 19 de la déclaration universelle des doits de l’Homme et des peuples et du Pacte internationale relatif aux droits civiques et politiques… les constitutions et loi nationales etc. réaffirment la liberté d’expression tout en rappelant le devoir de responsabilité.

Internet ou autre chose, « ce qui est important, c’est l’homme ou la femme qui utilise ces outils. Notre travail reste le même. Nous tous, chacun est responsables de l’utilisation de cette liberté », ajoute la président da la section Croatie de l’Upf. Mais il se trouve que les entreprises  de presse, quoique de service public, ont des visées commerciales. Les nouvelles technologies rendent les anciens modèles économiques inopérants. Et à ce niveau, il serait bien compliqué d’affirmer que Internet de change pas la donne.

Edouard TAMBA

Cameroun-Maroc: Pourquoi la Crtv n’a pas diffusé le match

DEFAILLANCE

Pourquoi la Crtv n’a pas diffusé le match

Le match Cameroun-Maroc de samedi dernier était annoncé en direct sur la Crv télé. Le public n’a eu droit qu’à une mi-temps

400 mille Euros. Soit environ 260 millions de Fcfa. Une somme partie en fumée. Ou presque. Et pour cause, cet argent a été déboursé par les pouvoirs publics du Cameroun dans le but d’obtenir les droits de retransmission du match Cameroun-Maroc de samedi dernier, 14 novembre 2009. Mais, les téléspectateurs de la Cameroon radio and television n’ont pas eu droit au match intégral. Dès l’entame de la rencontre, c’est un écran sur fond bleu avec la mention « Cameroun ≠ Maroc » qui est servi. Au niveau du reportage, ce sont les journalistes de la radio nationale qu’on écoute à la télévision. Certains se contentent de la radio télévisée tandis que d’autres préfèrent regarder la rencontre opposant le Togo au Gabon. Le supplice dure une mi-temps entière. Et le coupable est désigné : la Crtv  ! 24 heures après la rencontre, le directeur général s’explique sur les ondes de la radio nationale. Le temps d’une interview téléphonée depuis Cotonou au Bénin.

Il commence par affirmer que la Crtv avait effectivement les droits de retransmission de cette rencontre. « Nous recevons une offre de 400 mille euros pour acquérir les droits. Soit environ 250 millions de francs. Ca nous paraît invraisemblable parce qu’en général, on paie 10 à 15 millions pour les droits… Nous avons essayé de négocier. Nous nous somme heurté un niet catégorique », raconte Amadou Vamoulké. Le gouvernement est alors saisi par le biais du ministre de la Communication et quitus est donné au ministre des Finances pour que cette somme soie déboursée. « Jeudi, nous pouvions avoir la certitude que le gouvernement était disposé à payer les droits… C’est ainsi donc que le banquier s’est mis en ordre de bataille. Vendredi jusque tard le soir, la banque n’avait pas encore fermé et attendait les références bancaires du bénéficiaire du virement », poursuit-il.

La procédure traîne un peu. « On les a eu tardivement, du côté marocain ça hésitait encore. Parce qu’ils demandaient qu’on leur paie d’avantage leur 400 mille Euros, parce qu’ils avaient dépensé 1million 250 mille dollars pour avoir les droits de retransmission de la première partie de la compétition qui s’est déroulée au Cameroun. Donc, c’est sûr que, les détenteurs des droits, sachant l’importance que les Marocains accordaient à cette compétition, on fait de la surenchère. Et le Maroc a payé, nous aussi… Le virement a été effectué vendredi. », assure Amadou Vamoulké. C’est samedi matin, jour du match que Sports global management, communique les paramètres de connexion au satellite pour capter le signal.

Brouillage à Mballa II

« Malheureusement, nos techniciens découvrent que ces paramètres étaient hors de notre portée. Vous savez que le globe terrestre est sphérique, et tous les paramètres ne sont pas accessibles à tous les points du globe », explique le Dg de la Crtv. Le temps qui presse « C’est une panique qui s’installe à la Crtv. On m’appelle à Cotonou. Fort heureusement, j’avais en face de moi l’un des directeur de Globcast. Une société qui fait dans la gestion des satellites. Il en a fait son affaire personnelle. J’ai vu ce monsieur téléphoné ici et là pendant 2 heures de temps pour avoir un impact. Parce que tous les satellites étaient saturés hier soir ; sans doute en raison de la multitude des compétitions et des nombreux pays qui sont engagés. Il a mis son poids dans la balance, et 5 ou 10 minutes avant le début de la compétition, on a pu trouver une disponibilité satellitaire », se réjouit le Dg.

Manque de bol. « On nous signale qu’il y a encore un problème. Il y a un brouillage autour de Mballa II. C’est un phénomène auquel nous avons été confronté par le passé. Nous savons qu’il y a un opérateur qui organise le brouillage ; sans doute involontairement, il veut satisfaire ses clients. Mais cette situation que nous avons portée à la connaissance de l’Agence de régulation des télécommunications en son temps. Ca n’a pas été réglé », se plaint Amadou Vamoulké. Une source proche de la Crtv affirme qu’il s’agit en fait de 2 opérateurs télécoms à qui l’Art tolère l’usage des bandes de fréquences réservées aux signaux de télévision par satellite. Le problème est résolu plus tard et le public n’a droit qu’à la seconde manche du match. « Voilà des explications de nature à rassurer l’opinion camerounaise », enchaîne l’intervieweur, François Marc Modzom. Quoi de rassurant quand on sait que le signal en question était disponible sur le satellite Nss7, en bande KU avec des chaînes telles que Tvm international ? Quoi de rassurant sur le fait de n’avoir pas acquis les droits de diffusions plus tôt ? Des questions demeurent…

Edouard TAMBA

Barcamp Cameroon: Digital dreams come alive

TIC

Le rêve d’un Barcamp Cameroon se réalise

L’hôtel méridien de Douala a réuni plus de 200 personnes le 7 novembre dernier pour la première grand-messe des Technologies de l’information et de la Communication au Cameroun qui avait pour thème « Digital dreams »



Le genre de visite qui n’a rien d’amical. Des agents de la police frappent à la porte de la chambre d’un étudiant à la cité universitaire. L’étudiant en question est administrateur du  réseau Internet auquel sont connecté ses camarades. Ils disent avoir détecter des usagers du système d’exploitation Microsoft Windows qui n’ont pas de licence. Des pirates en somme. L’administrateur, un Camerounais en Allemagne, du réseau tombe des nues. Il verra quelques jours plus tard, trois étudiants interpellés par la police. Le narrateur, Lowe Septime, répond ainsi à la préoccupation d’une dame au sujet des logiciels libres. Dans sa réponse en forme de thriller, l’ingénieur en informatique lui montre que ce ne serait jamais arriver si ces étudiants utilisaient des systèmes d’exploitations libres de licence comme ceux basés sur Linux et autres. Car il se trouve qu’en plus les licences Windows ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

L’échange n’a pas lieu en Allemagne. Mais plutôt à Douala au Cameroun. Ce à l’occasion de la toute première édition du Barcamp Cameroon, tenue le 7 novembre dernier. Dans ce pays de l’Afrique subsaharienne, le niveau de vie rase les murs. Et le piratage des licences Windows y bat son plein. Pour Lowe Septime, il vaut mieux ne pas prendre de risque si on n’a pas les moyens. La solution : Ubuntu. Un système d’exploitation gratuit qui s’accompagne d’un ensemble de logiciels eux aussi gratuits. Occasion aussi pour Lowe Septime, lors de sa présentation, de parler de « Ubuntu Cameroonian Team ». Il s’agit d’une communauté camerounaise de développeurs qui se consacrent à ce logiciel libre et sa flexibilité. Les plus curieux pourront à nouveau se retrouver le 21 novembre prochain pour en savoir plus sur Karmic Koala, la dernière version de Ubuntu. Mais il n’y était pas seulement question d’Ubuntu dans cet atelier réservé aux développeurs.

Annuaire du mobile

On y a aussi parlé de Iyam.Mobi. Il s’agit d’un annuaire pour numéros de téléphones mobiles mis au point par Fritz Ekwoge. La petite merveille permet d’enregistrer un profil personnel, de rechercher des contacts téléphoniques et les informations liées à ces numéros avec des critères de proximité… et de faire des mises à jour de son profil. Tout ceci est possible à l’aide d’un sms. En plus du Cameroun, Iyam.Mobi s’est déjà exporté vers le Gabon, le Kenya, le Ghana etc. Le début d’une success story ? Fritz n’est pas à son premier coup. Cet ingénieur sorti de l’école nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé est aussi l’un des pères de Kerawa.com, le leader camerounais dans le secteur des petites annonces sur Internet. Mambe Nanje Churchill y a aussi présenté « Active record ». L’outil est destiné à ceux qui se servent de : Java, Php, Python, C# et Ruby pour la programmation, avec MySql, Oracle et Mssqll pour la gestion des base de données. On remarque au cours de sa présentation, des lignes de programmation moins longues avec des requêtes plus courtes et par conséquent un gaine temps.

Le BarCamp Cameroon n’était pas qu’une affaire de spécialistes. Dans la salle d’à côté, l’on s’est arrêté sur des thèmes tels que « Webjournalisme: la dictature du numérique dans les salles de rédactions camerounaises », présentée par Dorothé Danedjo Fouba, journaliste au Poste national de la Crtv  ; « Nouvelle technologie de l’information et de la communication dans l’enseignement des sciences technologiques : Cas du Master de l’Ensp », avec Janvier Fotsing, ou encore « Cyber Criminology: How Safe is the online content », avec Excel Asama de I-vision international. Pour une journée de travaux avec environs 250 participants l’on s’accorde ici à conclure qu’une communauté camerounaise des Technologies de l’information et de la communication a vu le jour. Mais y a encore du chemin à faire…

Edouard TAMBA

Réactions

Patrick NDJIENTCHEU

Ingénieur Informaticien

« Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite »

Notre présentation au BarCamp Douala 2009 a mis en lumière l’importance du prototypage lors de la réalisation d’interfaces utilisateurs web faciles à utiliser, efficace et fun. Le prototypage produisant des modèles jetables, il est donc nécessaire pour les développeurs d’interfaces de disposer d’outils efficaces permettant de faire, défaire, retoucher en un clin d’œil les prototypes proposés. Le logiciel Balsamiq Mockups satisfait pleinement ce besoin.

Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite. Une atmosphère conviviale, fun et informelle a primé, les organisateurs ont su garder les participants dans le mouvement et les animateurs ont été à la hauteur des attentes. La pluralité des backgrounds a donné une touche spéciale à cet évènement et a rendu les échanges encore plus intéressants. Vivement le prochain BarCamp.

Leslie TITA

Webdesigner, Ringo

« Nous avons le potentiel pour faire avancer les Tic »

J’ai eu l’occasion d’exposer sur la promotion et l’hébergement des contenus locaux. Ceci montre clairement les difficultés que nous avons au Cameroun à héberger nos contenus ; même si nous avons quelques sites héberger localement à l’instar de www.ringo.cm, la majorité de nos sites sont hébergés à l’extérieur.

Malheureusement, les solutions d’hébergement existant au Cameroun proposent des services très onéreux. Dans le même temps, l’absence d’un point d’échange Internet (Ixp) au Cameroun constitue un autre obstacle majeur à la promotion des contenus locaux. Par conséquent, on dépend uniquement des contenus externes et quand la fibre optique est en panne, il est impossible d’accéder aux site héberger au Cameroun.

L’installation d’un point d’échange Internet va nécessiter la totale collaboration de tous les fournisseurs d’accès Internet au Cameroun. Et cela aura pour bénéfice d’une part de réduire notre dépendance par rapport à la fibre optique et d’autre part, d’encourager l’hébergement local de nos contenus.

BarCamp Cameroon a été un excellent exercice d’échange qui nous a permis de voir pourquoi nous avons arrêté de rêver. Et nous avons réalisé que nous avons le potentiel nécessaire pour que le domaine des Technologie de l’Information et de la Communication au Cameroun réalise un saut qualitatif en avant.

IZANE FOUBA

Ingénieur Informaticien

Directeur technique Ingenieris

« Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun »

Nous avons fait un exposé  un exposé sur l’état du « WebMarketing et ses difficultés au Cameroun et en Afrique ». Ce sujet découle directement de notre expérience personnelle. Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun du fait que beaucoup de personne préfère vendre leurs images seulement au Cameroun. Pourtant, pour un projet international, il est 10 fois moins cher de faire une campagne de publicité sur un site de grande envergure que de faire dans la presse locale. Un manque de coopération entre exécutif de site internet et surtout un manque de WebMarketistes se fait sentir. Il faudrait donc qu’on trouve un moyen de vite résoudre ce problème. Les solutions les plus rapides ont été prises et sont : l’amélioration de la qualité des contenus des sites web, la diminution du coût des équipements de connexion Internet, la collaboration entre webmasters pour créer des backlinks efficace, l’utilisation des compteurs de visites certifiés par un organisme fiable pour la promotion des espaces publicitaires et l’ouverture des filières de WebMarketing dans les grandes écoles. Le 1er BarCamp au Cameroun s’est bien passé à mon avis malgré les petits problèmes au niveau des sponsors que nous a présenté Jean-Francis Ahanda. Les participants ont été à la hauteur des attentes. Je pense que le Cameroun à besoin des rencontres pareilles où se retrouve des gens amoureux Tic car il est clair : il y a un manque de coopération parmi les informaticiens et les promoteurs de projets TIC. Le partage des idées est un moyen efficace pour gagner des idées. Nous sommes toujours sous l’émotion de cette rencontre qui nous a fait connaître beaucoup d’autres jeunes entrepreneurs et amoureux des Tic. Nous avons agréablement été surpris par la couverture de l’évènement sur le réseau social Twitter.

Rassemblées par

E.T.

Pourquoi l’Etat du Cameroun doit 100 milliards Fcfa à Camtel

CAMEROUN – TELECOMMUNICATIONS

Pourquoi l’Etat doit 100 milliards Fcfa à Camtel

Le gouvernement à travers le ministère des postes et télécommunications lance le recensement des lignes téléphoniques de l’administration publique pour réduire les dépenses

Samedi 7 novembre 2009. Il est à peine 8 heures. Un agent de l’Etat a la mine froissée. La faute à des bips répétitifs d’un de ses collègues. « Il est déjà au service et veux que j’ouvre le bureau pour qu’il passe des coups de fils », finit-il par confier. Et d’expliquer ensuite que s’est une habitude. Pas seulement de celui qui le harcèle de bips, mais de la majorité du personnel. Il ne s’agit pas de zèle ou de sens du devoir poussé. Ce sont des agents de l’Etat qui se servent des lignes téléphoniques de leurs bureaux pour émettre des appels privés. Des appels qui partent des lignes fixes vers les mobiles, et pires encore, vers l’étranger. Les plus vigilants remarqueront dans des ministères, des affiches qui déconseillent aux fonctionnaires de se servir de la ligne à ces fins. C’est le cas à la cellule de communication du ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep), où il est clairement dit que ce n’est « pas une cabine téléphonique ».

Cette attitude des fonctionnaires et autres agent des sociétés parapubliques a une incidence sur les dépenses de l’Etat. Pour le malheur du contribuable qui trinque. « A titre d’exemple, l’Etat a dépensé au mois de juin 2009 la somme de 1 milliard 576 935 721 Fcfa au titre du téléphone », indique une note d’information rendue publique lundi dernier, 9 novembre 2009, par la cellule de communication du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel). Pire encore, « en juin 2009, l’Etat a dépensé 1 milliards 621 000 000 F cfa », apprend-on de la même source. Conséquence, l’Etat du Cameroun croule sous des dettes. « La somme totale de la dette du téléphone envers Camtel s’élève à plus de 100 milliards de Fcfa », révèle la note d’information du Minpostel. Ces données issues d’« enquêtes préliminaires », ont d’autres détails.

« Plus de 45% des appels sortants des services publics sont d’ordre privé », indique le Minpostel. Mais qu’en est-il avec les autres opérateurs de la téléphonie mobile ? Les services publics disposant aussi des lignes mobiles. C’est le cas par exemple de la gendarmerie nationale qui dispose de 750 abonnements chez un seul de ces opérateurs. Quand au mode opératoire, l’enquête relève que « grâce à certaines complicités, les consommation de plusieurs lignes téléphoniques (domiciles privées, téléboutiques…) privées sont indûment facturées à l’Etat ».  De plus, « Certaines structures notamment les sociétés parapubliques font encore supporter leurs factures par l’Etat ». Cerise sur le gâteau, « plusieurs personnes qui ont perdu la qualité (responsabilités) continuent à faire payer leur consommation téléphonique par l’Etat », accuse le Minpostel.

Suffisant pour que le Minpostel, Jean Pierre Biyiti bi Essam titre la sonnette d’alarme. Il dit déclarer la guerre à ces pratiques budgétivores. A cet effet, « dans la cadre de la mise en œuvre des mesures visant à réduire la facture des consommations du téléphone dans les administrations publiques, le ministre des postes et télécommunication lance à compter de ce jour une opération de recensement de toutes les lignes fixes/ Ct phone, mobiles ou d’Internet utilisées par les administrations publiques », annonce-t-il à ses collègues ministres, ainsi qu’aux gouverneurs des régions et autres responsables de l’administration territoriale et des services déconcentrés. Ces derniers et leurs collaborateurs verront donc passer une équipe composée des personnels du Minpostel et de la Cameroon Telecommunications (Camtel) dans leurs services. Ce, pour « recueillir les données relatives aux lignes téléphoniques, aux fonctions de leurs utilisateurs ainsi que les catégories d’accès… »

Cette sortie de Biyiti bi Essam est une matérialisation d’une prescription, à lui faite par le gouvernement : réduire de 10% les consommations d’ici la fin de l’année 2009. Et ensuite ? Aucune information sur le calendrier de l’opération de recensement. Encore un recensement initié par le gouvernement. Pour ne pas jouer les oiseaux de mauvaises augures, il vaut mieux ne pas se souvenir des exemples des véhicules administratifs, des logements administratifs, des agents de l’Etat, de la population du Cameroun etc. On ne sait jamais !

Edouard TAMBA