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En route pour Gor, suivez-moi… [suite et fin]

 

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Cette euphorie sera brutalement interrompue…

Il pleut des cordes. Nous perdons de la vitesse. Madingring s’éloigne. Gor aussi. Je commence à prendre l’avertissement d’Aziz au sérieux. Si à 16h nous ne sommes pas encore à destination, comment allons-nous rentrer ? Je suis à nouveau interrompu par une bande de singes. Surpris de nous voir, ils courent d’abord le long de la route avant de bifurquer à gauche pour certains et à droite pour d’autres. Sous la pluie, je n’ai pas pu identifier l’espèce. Continue reading

En route pour Gor, suivez-moi…

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J’ai connu de bien pires aventures sur les routes au Cameroun. Yoko, Djoum, Mintom, Beslebot, Ngoro, Ebom Essawo, Lolodorf… ont été de longs supplices. Tous multipliés par deux. Parce que une fois arrivée à destination, il faut faire le même chemin pour rentrer d’où on vient. Pour les cas précédents, j’étais prévenu. Je savais où j’allais. Mais ma dernière sortie en date a ceci de particulier que je n’ai rien vu venir. Il était question d’aller à Ngor. Une localité qui serait pas loin de Garoua. Un collègue nous dit que si effectivement ce n’est pas loin de Garoua, il s’agit de Ngong et non Ngor. Ah très bien, suis déjà passé par là en 2013. C’est tout confiant que nous débarquons à Garoua. Un coup de fil à la personne à rencontrer et elle de nous dire « c’est après Garoua… ». Ok. Très bien. La personne a quelque souci avec le Français. On ne s’en rend pas vraiment compte.

Le matin du départ, on prend notre temps. C’est au petit déjeuner qu’on rappelle quand-même la personne pour lui demander d’indiquer le village. Il dit, « ce n’est pas Ngong, c’est Gor. Sur la route de Madingring ».

Quoi ? Madingring ? C’est où ça ? Allô Google Maps ? Bingo ! C’est à 296Km de Garoua. Bien plus que les 100Km qu’on prévoyait. Et puis il a dit « sur la route de… », donc c’est avant. Si ça se trouve, on fera moins que les 296Km indiqués par Google Maps.

Nous informons le conducteur du véhicule. Sa réaction n’est pas très encourageante. Mais il dit qu’on peut y aller. Très bien. Allons-y. J’ai programmé un tour au Chebiz pour le soir. Je ne peux pas traverser Garoua comme ça. Sans faire un pèlerinage à Yelwa.

Un ami journaliste me dit que je devrais quand-même prévoir qu’il y a une possibilité que nous ne rentrions pas le même jour. « C’est loin hein…. Vous allez traverser de parcs nationaux », me prévient Aziz. Ok. Probablement qu’il est un peu alarmiste.

10h30. Vroooooom, on est parti. Le soleil s’est levé. L’herbe est verte. Le paysage est tout vert. C’est par cette route que nous sommes arrivés de Ngaoundéré la veille. Mais c’était la nuit et je n’avais pas eu le temps d’apprécier ce décor sponsorisé par la saison pluvieuse.

Plusieurs kilomètres après Ngong et l’entrée de Poli, on bifurque à gauche. Première pause à Guidjiba. Je fais le plein de thé chaud. Et j’approche un monsieur souriant qui semble vouloir me vendre quelque chose. En fait il croyait que j’allais à Tcholliré. C’est un « transporteur ». Je lui dis, qu’on va vers Madingring. Sa réaction n’est pas très encourageante. Je lui souhaite un bon voyage. Il me retourne la politesse.

J’avance à pied pour lire une plaque au bord de la route. « Le parc national de la Benoue vous souhaite la bienvenue », dit la plaque. C’est à cet endroit que le voyage reprend. La nationale N13. Une piste en terre. La suite sera donc sans bitume. Début de la deuxième étape. Il est 12h30.

De hautes herbes et des arbustes de part et d’autre de la piste. C’est la savane. Malgré les pluies, la piste est sèche. On roule plutôt bien. Mais vitesse limitée à 60km/h. Les eaux de ruissellement ont creusé des tranchés. Faute de rigoles aménagées. Les ponts sur les « mayo » sont particulièrement vieux.

On rencontre 2 soldats du BIR. Assis. Au sol. Vu la couleur des pierres à leurs pieds, ils y ont fait du feu. Ils y ont probablement passé la nuit. Plus loin, c’est des militaires et des gardes-forestiers que nous croisons. Ils sont sur deux motos. Les militaires ont des kalachnikovs, tandis que les éco-gardes sont armés de fusils ressemblant à des MAS 36. Comment peuvent-ils repousser des braconniers qui très souvent sont aussi armées de Kalach ? En tout cas, rassurant de savoir que l’Armée les assiste.

Nous croisons d’autres motocyclistes sur le chemin. Maradi, Gouga, Taparé… les villages défilent et se ressemblent. Murs en terre. Toits coniques en paille. Et très souvent ces cases sont dans une clôture de natte tissée. Les commerçant ne manquent pas à l’appel. Carburants, callbox, produits manufacturés et à manger. L’agriculture ici règne en maitre absolu. Chers activistes du genre, ne me demandez pas pourquoi on ne dirait pas « l’agriculture ici règne en maitresse absolue ». Je ne sais pas. Je suis surtout préoccupé par le temps qui passe.

C’est peut-être une impression, mais on dirait que chaque village a une école primaire. Je reviens sur le décor pour constater que des plantations apparaissent. Maïs. Mil. Cotons. Arachide. En plus des cases, ça change un peu de cette savane et son vert infini. Il y a aussi au loin des chaines de montagnes. Et j’allais oublier les piétons et le bétail. Beaucoup de femmes et d’enfants portant des charges. Du bois, de l’eau… Ici les bororos et leurs calebasses de lait frais sont faciles à reconnaître. Beaucoup de moutons. Quelques chèvres. Des bœufs. En troupeaux et en duos pour servir de machine à retourner la terre, avant les semailles.

Les villages continuent de s’enchaîner. Jusqu’à ce qu’on arrive à Tcholliré. Tristement célèbre grâce à sa prison. Il est 14h. Les montagnes tout autour lui donne un certain charme. C’est la plus grande agglomération de cette deuxième étape de notre voyage. Compagnie de gendarmerie. Brigade de gendarmerie. Sous-préfecture. Des écoles, des bâtiments administratifs. Une usine de la Sodecoton de l’autre côté du Mayo Galke. Couverture en 3G du réseau MTN. Tcholliré n’est pas un village. Krouc si. C’est juste après. Il y a une entrée qui mène à l’un des campements du parc de Bouba Ndjida. L’une des plus grandes réserves fauniques d’Afrique centrale. Avant de devenir un parc national, c’était le territoire de chasse du lamido Rey Bouba. C’est dans ce parc qu’a été aperçu le rhinocéros noir pour la dernière fois en Afrique. L’extinction de lespèce a été annoncée en 2006.

Aires protégées. Zones de chasse. La signalétique s’intensifie. Et une plaque nous fait savoir qu’on est à 78Km de Madingring. Il est 15h. Gor où on va n’est pas sur le chemin de Madingring, c’est après. Plus loin. En roulant à 40-50Km/h, on est parti pour au moins 2h de route encore. Le village se raréfient à nouveau. La verdure de la savane à perte de vue. Quelques oiseaux. Et subitement, le chauffeur ralenti. Il dit avoir vu une girafe. Il me faut quelques secondes pour distinguer le pelage de ce géant, que les arbustes cachent. Waouh ! Je vois sa tête. Elle n’est pas seule. Le véhicule avance lentement. Je maudis ces arbustes.

Et surprise quelques mètres devant. Il y’en a une qui est bien visible. Je suis comme en transe. Je descends du véhicule. Armé de mon appareil photo. Je shoote sans arrêt. Je rate toutes mes photos. L’émotion. Je m’en rends compte. La girafe me regarde. Comme étonné de me voir là. Les autres membres du groupe se sont éloignés. Elle pose, tel un mannequin. C’est parti pour une nouvelle rafale. Elle se retourne et se met à manger des feuilles. Il est 15h45. Le spectacle a durée moins de 3mn. Nous repartons. Je suis encore charmé. C’est la première fois que je filme un animal sauvage, en liberté. Dans son milieu naturel. Je m’aperçois à la une de National Geographic. Je viens de gagner la coupe du monde. Cette euphorie sera brutalement interrompue…

#kmertour: A la découverte du restaurant Iya Buea

Le cas Total Cameroon sur Twitter

Bizarre. Pour dire le moins à propos de la présence de Total Cameroon sur Twitter. Un tweet sponsorisé de cette entreprise apparaît régulièrement dans ma timeline depuis quelques mois. C’est d’ailleurs à travers ce tweet publicitaire que je découvre la présence de l’opérateur du secteur de l’énergie sur Twitter.
 

Et je me dis : « Ah tiens, cador camerounais de plus sur les réseaux sociaux ». Je clique donc sur @TotalCameroon pour en savoir plus. Je tombe sur une coquille. Que je relève :

Je suis donc repassé par là ce matin. La coquille n’a pas été modifiée. Elle a été remplacée par d’autres informations. Des informations qui n’ont rien à voir avec Total.

1 screenshot

Un site web présenté comme étant le meilleur réseau social chrétien. Et un profil facebook d’un individu lié à une agence digital, du moins, un truc du genre. Quid des tweets de Total Cameroon ? Eh bien… Rien à voir avec les tweets sponsorisés.

screenshot 2

Je ne prendrais pas le risque d’interpréter ou d’expliquer ce que je ne comprends pas. Ce post est juste l’expression de ma totale surprise… Parce que j’ai une certaine image de Total. Une multinationale qui fait attention à son image. Mais là… Si quelqu’un peut m’expliquer. Merci d’avance.

Edouard TAMBA

#kmertour: Comment préparer une ascension du Mont Cameroun

Sur un flanc du Mont Fako... février2015, @ETAMBA

Sur un flanc du Mont Fako… février2015, @ETAMBA

Il ne pleut pas depuis quelques semaines sur une partie du Cameroun. C’est un moment qu’affectionnent les touristes. Et plus encore les randonneurs. C’est le moment d’aller à l’assaut de quelques flancs de montagnes. Manengouba, Alantika, Mbatpit, Fako, Bamboutos, Batcha/Batchingou, Eloumden… et le plus majestueux de tous, le Fako aka Mont Cameroun.

Mais avant d’y aller, quelques conseils et précautions à prendre pour que la plaisante aventure ne tourne pas au cauchemar.

D’abord la préparation physique. Conquérir ces sommets exige quelques kilomètres. A pied. Cette marche va faire appel à vos pointes de pieds, vos talons, vos genoux, votre dos, vos poumons, votre cœur, votre cerveau. Il vaut mieux se préparer un peu. Un peu de jogging et de marche sportive quelques semaines avant ne vous feront pas de mal. Au contraire.
Puis le repérage afin de se faire une idée du parcours, du niveau de difficulté et trouver des compagnons de route à défaut d’un guide. N’y allez jamais seul. Vous pouvez vous perdre ou alors avoir un bobo.

Ensuite l’équipement. Le parcours, la pente, le sol, la végétation et le climat ne sont pas identiques d’une montagne à l’autre.

Le choix des chaussures est donc déterminant. Dans tous les cas, des chaussures fermées et pas neuves sont recommandées. Elles glissent moins sur la verdure, la poussière et les petits cailloux et les grandes pierres. Les chaussures de course que vous avez souvent portées feront l’affaire parce qu’en plus d’être légères, vos pieds et plus particulièrement vos orteils les ont déjà apprivoisés.

Il vaut mieux être entièrement couvert. De la tête aux pieds. Sauf si vous êtes un sportif qui arpente monts et vallées en courant. Plus vous montez et moins il fait chaud. Si vos articulations prennent froid, vous allez souffrir. Surtout en descendant. Et probablement trébucher plusieurs fois et même tomber.

Armez-vous d’une canne. Un manche à ballet fera l’affaire. Vous vous rendrez compte du fait que vos deux pieds ne suffisent plus pour l’équilibre. Autant en montant qu’en descendant. Surtout quand vous vous arrêtez pour :

– Reprendre votre souffle
– Prendre une gorgée d’eau
– Admirer la végétation environnante et le paysage
– Prendre une selfie
– Essayer de comprendre comment un gosse de 14 ans ou une mémé de 73 vient de vous dépasser sans avoir l’air essoufflé.

Prévoyez un petit sac : banane, bandoulière ou à dos. Vous y mettrez une bouteille d’eau. Quelques fruits. Peut-être du sucre en carreau ou des barres plus vitaminées. Et d’autres accessoires comme un téléphone, un gps, une torche, un appareil photo, une canne à selfie, du papier hygiénique (oui oui)…

Autre point, la veille de l’assaut. Dormez tôt. J’en connais qui se fichent pas mal de ce conseil.

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Dormez tôt. Au dîner, mangez léger. Evitez les produits laitiers. Evitez boissons alcoolisées et repas qui pourraient perturber votre digestion. Une diarrhée ça coûte cher en hydratation et donc en énergie.

Avant-dernier point, grignotter quelque chose avant d’y aller. Attaquez en marchant. Continuez en marchant. Ecoutez votre cœur et permettez-lui de vous garder en vie. N’essayer pas d’aller au rythme des autres. N’essayer pas d’arriver absolument où les autres sont arrivés. Votre seul adversaire, c’est vous. Et ne l’oubliez pas, plus vous montez et plus difficiles sera la descente. La partie la plus dangereuse des randonnées en montagne. Si vous avez ménagez vos chevilles et vos genoux en montant, ils vous aideront à descendre dignement. Sinon, ce sera une série de roulades en boule.

Derniers points, faites de l’exercice au lendemain de la randonnée. Marchez sur quelques kilomètres. Sinon, vos douleurs au corps vont vous sembler éternelles… J’en connais aussi qui en savent quelque chose.

Edouard TAMBA

Le double-attentat de Maroua sur les réseaux sociaux

Le Cameroun a encore été frappé par la barbarie de gens dont on ignore les motivations. Quoique encore groggy, nous devons rester debout. Pour comprendre. Pour aider. Pour réagir. Ce n’est plus seulement l’affaire des forces de sécurité et de défense. Le front est venu à nous. A chacun ses armes. La mienne, ce sont des élucubrations sur le web.

Je me suis intéréssé à la réaction du Web au double-attentat de Maroua. Et je voudrais partager quelques données avec vous. Des données fournies par Talkwalker. Un outil que j’aime bien.

maroua analytics

Alors, A ce 24 juillet au soir, Maroua est apparu dans 25600 posts: Twitter, Facebook, sites web… A noter que 7500 de ces posts ont utilisé #Maroua, en hashtag. Des posts pour annoncer, se renseigner, partager quelques détails, s’indigner… On compte plus de 18000 posts en Français, 3800 en Anglais.

maroua analytics

Presque tous les pays du monde ont posté du contenu relatif à Maroua.  Les 3 premiers sont:

– France: 6100

– Cameroun: 5300

– USA: 2200

Arrivent ensuite dans l’ordre: Royaume-Uni, Nigeria, Bénin, Côte d’Ivoire, Maroc, Sénégal…

Je me suis ensuite intéressé à l’engagement à 2 niveaux. D’une part l’engagement à produire du contenu et d’autre part l’engagement autour de ces contenus.

maroua

Le post ayant suscité le plus d’engagements (like, share, comment…) est celui de RFI sur sa page Facebook: 3702. La photo de Samuel Eto’o a fait mouche 🙂

Le 2e post selon les même critères vient aussi de Facebook. Plus précisément de Football.fr qui lui a mis en avant une vidéo d’Alexandre Song.

C’est ensuite qu’arrive le premier site web. Rfi.fr. Et l’artcle? Eh bien, c’est celui dont il est question sur Facebook. Puis on voit arriver Lemonde.fr, Football.fr, BBC… Le premier site “Africain” sur cet axe de performance, c’est Koaci.com, 13e place.

Allons-y avec l’approche Facebook et Twitter

Les 5 posts le plus partagés sur Facebook viennent de: Le Monde, RFI(3) et Koaci.

Les 5 posts les plus “likés” sur Facebook viennent de: Football.fr (2), RFI(2) et Le Monde(1).

Les 5 posts les plus partagés sur Twitter viennent de BBC (2) et Antaranews (3). Le post de la bloggeuse Linda Ikejia pointe quand même à la 9e position.

Les 5 posts les plus retweetés viennent de: @LeMondefr, @Reuters, @Melvin_Akam, @BBCAfrica et @Mays_kinga.

maroua

C’est sur Twitter que les individus sont plus visibles que les médias. Parlons donc des individus les plus engagés sur Twitter. Voici les 10 tweetos ayant le plus parlé de Maroua:

maroua

Premières conclusions,

– Nous avons le reflex de parler de nos sujets sur les réseaux sociaux, mais pas encore le reflex du hashtag.

– Nous sommes moins nombreux que le reste du monde à en parler.

– Nos médias n’existent pas 🙁

– Twitter fait beaucoup de bruit mais c’est Facebook le Boss!

Edouard TAMBA

 

Nukeboard: La plateforme made in Cameroon pour la gestion des offres d’emploi

Screenshot

Screenshot

Vous comptez lancer un site web dédié à l’emploi ? La plate-forme Nukeboard.co pourrait vous aider à gagner du temps. Nukeboard c’est le nouveau bébé de Njorku.com. Une sorte de WordPress pour la gestion des offres d’emplois qui peut intéresser les individus, les agences spécialisées en ressources humaines et les entreprises. Le site web Buea Jobs est une illustration des possibles usages du nouveau service.

Au détour d’un court séjour de Churchill Mambe Nanje à Douala, je l’ai rencontré pour qu’il nous apporte plus d’informations à propos de Nukeboard. Une petite interview improvisée et réalisée avec mon téléphone. D’où les soucis que vous noterez avec le son et la stabilité des images 🙁

Churchill est déjà un vétéran du jeune écosystème du numérique au Cameroun. Basé à Buea, il est derrière Afrovisiongroup.com, Njorku.com et désormais Nukeboard. Ce dernier né bénéficie probablement de l’expérience acquise grâce à Njorku. Car tout y est automatisé. Probablement grâce à l’algorithme du moteur de recherche Njorku.com qui se raffine et s’adapte aux évolutions des usages et des technologies.

Edouard TAMBA

Ma première ascension du Mont Cameroon

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J’ai vraiment l’impression que mes chevilles vont me lâcher. Aussi longtemps que je me souviens, je n’ai jamais éprouvé une douleur aussi intense à ces articulations. N’empêche que je continue de grimper. Je prends le soin de ne pas poser le pied n’importe où. J’ai vu des pierres se dérober sous les pieds de certains grimpeurs devant moi. Tandis que d’autres ont glissé en croyant poser le pied sur une surface compacte. C’était de la poussière. Une poussière noire… Continue reading

#EachDayISee: Lettre à la Banque Mondiale

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Je n’en reviens pas. J’ai lu et relu cet article sur le blog de la Banque Mondiale. Je n’en reviens toujours pas.

Cette prestigieuse institution organise un concours de photos sur Instagram. Jusque là, tout va bien. La Banque Mondiale demande aux personnes intéressées de poster leurs photos sur Instagram avec les hashtag #eachdayisee et #chaquejourjevois. Là aussi, tout va bien.
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Let’s go to Manoka