Barcamp Cameroon: Digital dreams come alive

TIC

Le rêve d’un Barcamp Cameroon se réalise

L’hôtel méridien de Douala a réuni plus de 200 personnes le 7 novembre dernier pour la première grand-messe des Technologies de l’information et de la Communication au Cameroun qui avait pour thème « Digital dreams »



Le genre de visite qui n’a rien d’amical. Des agents de la police frappent à la porte de la chambre d’un étudiant à la cité universitaire. L’étudiant en question est administrateur du  réseau Internet auquel sont connecté ses camarades. Ils disent avoir détecter des usagers du système d’exploitation Microsoft Windows qui n’ont pas de licence. Des pirates en somme. L’administrateur, un Camerounais en Allemagne, du réseau tombe des nues. Il verra quelques jours plus tard, trois étudiants interpellés par la police. Le narrateur, Lowe Septime, répond ainsi à la préoccupation d’une dame au sujet des logiciels libres. Dans sa réponse en forme de thriller, l’ingénieur en informatique lui montre que ce ne serait jamais arriver si ces étudiants utilisaient des systèmes d’exploitations libres de licence comme ceux basés sur Linux et autres. Car il se trouve qu’en plus les licences Windows ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

L’échange n’a pas lieu en Allemagne. Mais plutôt à Douala au Cameroun. Ce à l’occasion de la toute première édition du Barcamp Cameroon, tenue le 7 novembre dernier. Dans ce pays de l’Afrique subsaharienne, le niveau de vie rase les murs. Et le piratage des licences Windows y bat son plein. Pour Lowe Septime, il vaut mieux ne pas prendre de risque si on n’a pas les moyens. La solution : Ubuntu. Un système d’exploitation gratuit qui s’accompagne d’un ensemble de logiciels eux aussi gratuits. Occasion aussi pour Lowe Septime, lors de sa présentation, de parler de « Ubuntu Cameroonian Team ». Il s’agit d’une communauté camerounaise de développeurs qui se consacrent à ce logiciel libre et sa flexibilité. Les plus curieux pourront à nouveau se retrouver le 21 novembre prochain pour en savoir plus sur Karmic Koala, la dernière version de Ubuntu. Mais il n’y était pas seulement question d’Ubuntu dans cet atelier réservé aux développeurs.

Annuaire du mobile

On y a aussi parlé de Iyam.Mobi. Il s’agit d’un annuaire pour numéros de téléphones mobiles mis au point par Fritz Ekwoge. La petite merveille permet d’enregistrer un profil personnel, de rechercher des contacts téléphoniques et les informations liées à ces numéros avec des critères de proximité… et de faire des mises à jour de son profil. Tout ceci est possible à l’aide d’un sms. En plus du Cameroun, Iyam.Mobi s’est déjà exporté vers le Gabon, le Kenya, le Ghana etc. Le début d’une success story ? Fritz n’est pas à son premier coup. Cet ingénieur sorti de l’école nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé est aussi l’un des pères de Kerawa.com, le leader camerounais dans le secteur des petites annonces sur Internet. Mambe Nanje Churchill y a aussi présenté « Active record ». L’outil est destiné à ceux qui se servent de : Java, Php, Python, C# et Ruby pour la programmation, avec MySql, Oracle et Mssqll pour la gestion des base de données. On remarque au cours de sa présentation, des lignes de programmation moins longues avec des requêtes plus courtes et par conséquent un gaine temps.

Le BarCamp Cameroon n’était pas qu’une affaire de spécialistes. Dans la salle d’à côté, l’on s’est arrêté sur des thèmes tels que « Webjournalisme: la dictature du numérique dans les salles de rédactions camerounaises », présentée par Dorothé Danedjo Fouba, journaliste au Poste national de la Crtv  ; « Nouvelle technologie de l’information et de la communication dans l’enseignement des sciences technologiques : Cas du Master de l’Ensp », avec Janvier Fotsing, ou encore « Cyber Criminology: How Safe is the online content », avec Excel Asama de I-vision international. Pour une journée de travaux avec environs 250 participants l’on s’accorde ici à conclure qu’une communauté camerounaise des Technologies de l’information et de la communication a vu le jour. Mais y a encore du chemin à faire…

Edouard TAMBA

Réactions

Patrick NDJIENTCHEU

Ingénieur Informaticien

« Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite »

Notre présentation au BarCamp Douala 2009 a mis en lumière l’importance du prototypage lors de la réalisation d’interfaces utilisateurs web faciles à utiliser, efficace et fun. Le prototypage produisant des modèles jetables, il est donc nécessaire pour les développeurs d’interfaces de disposer d’outils efficaces permettant de faire, défaire, retoucher en un clin d’œil les prototypes proposés. Le logiciel Balsamiq Mockups satisfait pleinement ce besoin.

Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite. Une atmosphère conviviale, fun et informelle a primé, les organisateurs ont su garder les participants dans le mouvement et les animateurs ont été à la hauteur des attentes. La pluralité des backgrounds a donné une touche spéciale à cet évènement et a rendu les échanges encore plus intéressants. Vivement le prochain BarCamp.

Leslie TITA

Webdesigner, Ringo

« Nous avons le potentiel pour faire avancer les Tic »

J’ai eu l’occasion d’exposer sur la promotion et l’hébergement des contenus locaux. Ceci montre clairement les difficultés que nous avons au Cameroun à héberger nos contenus ; même si nous avons quelques sites héberger localement à l’instar de www.ringo.cm, la majorité de nos sites sont hébergés à l’extérieur.

Malheureusement, les solutions d’hébergement existant au Cameroun proposent des services très onéreux. Dans le même temps, l’absence d’un point d’échange Internet (Ixp) au Cameroun constitue un autre obstacle majeur à la promotion des contenus locaux. Par conséquent, on dépend uniquement des contenus externes et quand la fibre optique est en panne, il est impossible d’accéder aux site héberger au Cameroun.

L’installation d’un point d’échange Internet va nécessiter la totale collaboration de tous les fournisseurs d’accès Internet au Cameroun. Et cela aura pour bénéfice d’une part de réduire notre dépendance par rapport à la fibre optique et d’autre part, d’encourager l’hébergement local de nos contenus.

BarCamp Cameroon a été un excellent exercice d’échange qui nous a permis de voir pourquoi nous avons arrêté de rêver. Et nous avons réalisé que nous avons le potentiel nécessaire pour que le domaine des Technologie de l’Information et de la Communication au Cameroun réalise un saut qualitatif en avant.

IZANE FOUBA

Ingénieur Informaticien

Directeur technique Ingenieris

« Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun »

Nous avons fait un exposé  un exposé sur l’état du « WebMarketing et ses difficultés au Cameroun et en Afrique ». Ce sujet découle directement de notre expérience personnelle. Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun du fait que beaucoup de personne préfère vendre leurs images seulement au Cameroun. Pourtant, pour un projet international, il est 10 fois moins cher de faire une campagne de publicité sur un site de grande envergure que de faire dans la presse locale. Un manque de coopération entre exécutif de site internet et surtout un manque de WebMarketistes se fait sentir. Il faudrait donc qu’on trouve un moyen de vite résoudre ce problème. Les solutions les plus rapides ont été prises et sont : l’amélioration de la qualité des contenus des sites web, la diminution du coût des équipements de connexion Internet, la collaboration entre webmasters pour créer des backlinks efficace, l’utilisation des compteurs de visites certifiés par un organisme fiable pour la promotion des espaces publicitaires et l’ouverture des filières de WebMarketing dans les grandes écoles. Le 1er BarCamp au Cameroun s’est bien passé à mon avis malgré les petits problèmes au niveau des sponsors que nous a présenté Jean-Francis Ahanda. Les participants ont été à la hauteur des attentes. Je pense que le Cameroun à besoin des rencontres pareilles où se retrouve des gens amoureux Tic car il est clair : il y a un manque de coopération parmi les informaticiens et les promoteurs de projets TIC. Le partage des idées est un moyen efficace pour gagner des idées. Nous sommes toujours sous l’émotion de cette rencontre qui nous a fait connaître beaucoup d’autres jeunes entrepreneurs et amoureux des Tic. Nous avons agréablement été surpris par la couverture de l’évènement sur le réseau social Twitter.

Rassemblées par

E.T.

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