Monthly Archives: November 2009

About Soweto

About Soweto…

soweto_by anderson-online

Soweto in Johannesburg. You don’t need anymore to visit by bus. The biggest township in Africa has changed. Violence and insecurity are no more as in the past years of Appartheid. Soweto is now a place that celebrate the memory of the South African history. As a vistor, you  can go to the Hector Pieterson Memorial that commemorate the 16th massacre, or the Mandela house wich is now a museum. Soweto is also a touristic venu and offer accomodation with hotels, guesthouse and restaurants.

E.T.

P.S. The short story below is an assignment in the workshop “Using new media tools in journalism and communication” helding at the School of Journalism & Media Studies of Rhodes universty since last monday, 23rd of november 2009. The workshop is both organised by The Departement of Communication and Highway Africa. Delegates, coming from West, East, Central and South Africa are trained by Peter Verweij, senior lecturer at the School of journalism at Utrecht in Netherlands.

Quand le web change la donne dans la presse

PRESSE

Quand le web change la donne

Les participants aux 41e assises  de l’Union de la presse francophone s’interroge sur les influencent issue d’Internet sur le journalisme

Où va le journalisme ? La question mérite d’être posée. Car l’affaire ne s’arrête plus au niveau de la presse écrite, la radio et la télévision. Il fut un temps où l’on présentait la radio comme étant « le média de l’immédiat ». Un célèbre adage, souvent attribué à Hubert Beuve-Mery, affirme que « la radio annonce, la télévision montre et la presse écrite explique ». Et Internet alors ? Et ce web 2.0 avec ses blogs, ses citizen journalist et ses réseaux sociaux ? Quid des devoirs du journaliste, de la liberté d’expression et des droits du public ? L’affaire est aussi vaste que complexe. N’empêche, l’Union de la presse francophone (Upf) a saisi l’occasion de ses 41e assises internationales à Yaoundé au Cameroun, pour aborder le sujet. « Internet change-t-il la donne ? »

Question posée à des panélistes. Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour s’insurge contre le fait que les productions de ses collaborateurs soient pillées sur la Toile. Il s’en prend au site www.cameroon-info.net auquel il a intenté une action infructueuse en justice. Cet espace n’étant pas le seul à se livrer au piratage des articles de presse, le chef d’entreprise qu’il est s’interroge : « Comment faire pour capter les retombées financières inhérentes à la production éditoriale en ligne ? » Une question montrant de son point de vue, que la donne a changé. Les exemples de Philippe Dessaint de Tv5 vont dans le même sens. Que faire des journalistes/bloggers ? « Vont-ils devenir des marques grâce à Internet », demande-t-il en référence à l’article faisant la Une de la dernière édition de La Gazette de la presse francophone.

Quid des commentaires de ces derniers face à la ligne éditoriale du média qui les emploi ? La confusion n’est pas si éloignée. Ce dernier ne manque pas d’évoquer le problème de la rapidité pour ce qui est de la diffusion des nouvelles. Les étapes du recoupement en prennent un coup avec le web. Ibrahim Koné est encore plus affirmatif, voir militant. Pour lui, Internet permet d’inventer, d’innover et de protéger le pluralisme de l’information face à de systèmes politiques de plus en plus « présidentialistes ». Avec le web, « notre métier ne peut plus être pratiqué comme une affaire d’initiés. Le journaliste n’a plus le monopole de l’opinion », argue-t-il. Conséquence, « Internet change la donne », assène Ibrahim Koné, et « nous voici remis à notre place », celle de chercher, fouiner, vérifier, mettre en forme, hiérarchiser et diffuser.

Et si la place dont parle Ibrahim correspond au journalisme tel qu’il doit être pratiqué ? La lecture croisé des différentes évolutions dans les textes fixant les libertés que fait Pr. Tjadé Eone montre bien que droits et devoirs restent les mêmes. L’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 en France, le premier amendement de la constitution américaine, l’article 19 de la déclaration universelle des doits de l’Homme et des peuples et du Pacte internationale relatif aux droits civiques et politiques… les constitutions et loi nationales etc. réaffirment la liberté d’expression tout en rappelant le devoir de responsabilité.

Internet ou autre chose, « ce qui est important, c’est l’homme ou la femme qui utilise ces outils. Notre travail reste le même. Nous tous, chacun est responsables de l’utilisation de cette liberté », ajoute la président da la section Croatie de l’Upf. Mais il se trouve que les entreprises  de presse, quoique de service public, ont des visées commerciales. Les nouvelles technologies rendent les anciens modèles économiques inopérants. Et à ce niveau, il serait bien compliqué d’affirmer que Internet de change pas la donne.

Edouard TAMBA

La presse francophone à l’épreuve d’Internet

CAMEROUN

L’Upf met la presse à l’épreuve d’Internet

Les 41e assises internationales de l’Union de la presse francophone se déroulent à Yaoundé depuis mardi, 17 novembre 2009

Alain Madelin, homme politique français plutôt, disait que le principe de la démocratie c’est de laisser s’exprimer même ceux qui peuvent la mettre en danger. Pas donc étonnant qu’au cours d’une réunion de journalistes, entre supposés journalistes, un participant prenne la parole pour dire que ses confrères ne devraient pas se préoccuper de la question de la dépénalisation. Ce dernier  s’exprime à l’occasion du premier atelier des 41e assises internationales de l’Union de la presse francophone (Upf) à Yaoundé, ouvert à Yaoundé hier, 17 novembre 2009. Camerounais, il dit être journaliste en service au ministère de la Communication. Pour sa part, il n’est pas question de dépénaliser. Les journalistes n’ont qu’à faire leur travail selon les règles d’éthique et de déontologie. Une prise de position qui pique au vif les membres de la confrérie présents. Surtout que le sujet n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Essama Essomba, modérateur de l’atelier le rappelle en indiquant que « si nous consacrons du temps à la dépénalisation », il n’y aura pas le temps d’en finir avec le sujet de l’atelier : « Internet change-t-il la donne ? »

Mais avant, des confrères auront le temps de remonter les bretelles à l’ennemi de la dépénalisation des délits de presse. « Ce n’est pas sérieux », entame Dieudonné Mveng, directeur de publication de La Météo. Il dit pouvoir tout de même « comprendre » l’autre dans la mesure où « au Cameroun, je ne sais pas où le Mincom publie ». « Ne peuvent donc parler des problèmes de journalistes que ceux qui l’exerce au quotidien », lâche-t-il, avant d’être interrompu par le modérateur. Dans la foulée, un délégué du Togo relève que dans son pays, la loi interdit de garder un journaliste à vue. Mais cela n’a pas empêché le directeur de la police judiciaire de l’interpeller pour un article où il présentait le parcours scolaire et professionnel de ce dernier. Une façon de rappeler à l’autre qu’on n’est jamais à l’abri d’un abus d’autorité et qu’il vaut mieux dépénaliser. Le sujet reviendra aux débats ce jour au cours de l’atelier ayant pour thème : « peut-on envisager une régulation éthique des médias ? ».

En attendant, retour à la question « Internet change-t-il la donne ? » Les avis divergent sur le panel et dans l’assistance. Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour, pose le problème du piratage des articles sur le Web. Philippe Dessaint s’interroge sur la question du droit d’auteurs avec l’avènement du journalisme en ligne, et le développement des blogs de journalistes. Pr. Tjadé Eone s’arrête sur la dialectique liberté/responsabilité à travers une synthèse de l’évolution des textes encadrant la liberté d’expression dans le monde. Pour Ibrahim Koné, « Internet change la donne ! » Mais comment s’en servir donc pour une entreprise de presse viable ? La question que se posait déjà Haman Mana sera au menu des échanges  demain, 19 novembre 2009. Ainsi se déroulent les assises de l’Upf sur les auteurs du Palais des congrès. Avec à chaque articulation l’évocation de la pratique du journalisme face au défi que représente le web. D’où le thème « Ethique et déontologie à l’heure d’Internet : Liberté et responsabilités des journalistes ». Les travaux s’achèvent le 22 novembre prochain, à quelques semaines des 60 ans de l’Upf.

Edouard TAMBA

Diffusion Cameroun-Maroc: Une enquête pour rien pour quoi faire?

Retransmission Cameroun-Maroc

Une enquête pour rien pour quoi faire?

Après le loupé de la diffusion de la rencontre de samedi dernier sur la télévision nationale, le ministre de la Communication a réuni les parties camerounaises mêlées à l’affaire hier, 16 novembre 2009

La rencontre Cameroun-Maroc de samedi dernier est rentrée dans l’histoire avec la qualification des Lions indomptables pour le Mondial 2010. Mais ce match fait les prolongations au Cameroun. Et pour cause, « la retransmission en direct de la première mi-temps (…) n’a pas eu lieu sur les antennes de la Crtv », relève un communiqué de presse signé du ministre de la Communication , hier 16 novembre 2009. Ledit communiqué est consécutif à une réunion tenue le même jour au ministère de la Communication (Mincom). Issa Tchiroma Bakary y a réuni le ministre des Postes et télécommunications par ailleurs présient du conseil d’administration de la Cameroon radio and télévision Crtv, et des représentants de la Crtv , de Cameroon telecommunications (Camtel), de l’Agence de régulation des télécommunications et de la Fédération camerounaise de Football (Fecafoot). Il s’agit là, selon Issa Tchiroma, de « tous les protagonistes, tous les acteurs qui d’une manière ou d’une autre concourent à la bonne marche de la Crtv ».

Et pourquoi les réunir après le raté du 14 novembre 2009 ? « …en dépit de ce que toutes les conditions, tous les moyens soient mis à la disposition de la Crtv. Malheureusement , la Crtv n’a pas été en mesure de faire voir ces images. Le gouvernement l’a très mal ressenti. Le gouvernement s’est retrouvé un peu le dos au mur, en difficulté. Parce que vous savez le football au Cameroun, c’est une religion. Frustrer donc les Camerounais de ce à quoi ils tiennent le plus ne peut que provoquer à tout le moins, une espèce de gêne au niveau du gouvernement », constate le Mincom aux confrères du Poste national de la Crtv. Mais , « il n’était pas question pour nous, de nous livrer à la chasse aux sorcières ou de chercher un bouc émissaire », prévient le ministre. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’un coupable soit désigné, puis puni.

Issa Tchiroma dit avoir suivi les instructions du Premier ministre. A cet effet, il a réuni ces « acteurs et protagonistes » dans l’objectifs « de procéder de manière froide à l’examen critique de la situation, de savoir où se situait le problème, et pourquoi est-ce que ça n’a pas marché et quelle mesure idoine il convient de prendre dans l’avenir pour que de telles déconvenues, de tels dysfonctionnements ne se reproduisent pas ». C’est ainsi qu’une équipe d’experts issus de ces institutions a été mise sur pied. L’on apprend toujours du Mincom que l’équipe dispose de 2 jours. Au bout de ce délai, « ils nous produiront les résultats de leurs investigations que nous porterons naturellement à la connaissance de la haute hiérarchie », indique-t-il. Un peu comme les rapports de ces commissions d’enquête sur les catastrophes au Cameroun ? L’épreuve de l’acquisition des images de la future Coupe d’Afrique des Nations en Angola n’est pas si éloignée…

Edouard TAMBA

Rostant TANE: “La Crtv n’a pas les mains libres”

ROSTANT TANE

« Avec Sporfive ces droits n’auraient pas excédés 66 millions de Cfa »

Consultant en veille stratégique et intelligence media, il revient sur la non retransmission du match Cameroun-Maroc par la Crtv , et les contours du marché de l’acquisition des droits des images


Rostant taneMalgré l’obtention des droits de diffusion, la Crtv n’a pas pu diffuser la 1ere manche du match Cameroun-Maroc. Comment s’explique cette défaillance?

De sources internes et officielles à la Crtv , l’on a parlé des problèmes techniques qui se résumeraient au brouillage des ondes et l’absence du signal dans les coordonnées données par le détenteur des droits (Sport Global Management – Sgm). Mais en tant que spécialiste en intelligence média, nous nous sommes étendu sur la question : ce qui fait prévoir plusieurs scenarii. Premièrement, le brouillage évoqué est possible, dans la mesure où plusieurs canaux destinés aux transmissions audiovisuelles satellitaires supposés être libres  sont occupées pas des fournisseurs d’accès Internet à la connaissance de l’Art. Les câblo-opérateurs /Mmds /câbles en souffre et ce n’est pas la première fois que la Crtv est face à ce problème qui la met dans l’incapacité de communiquer avec l’extérieure.

Deuxièmement, le second problème est lié soit à l’inexpérience de Sgm dans les transmissions des flux audio, en réalité les techniciens de la Crtv estiment avoir peiné sans succès à retrouver le signal dans les coordonnées transmises par le détenteur des droits. Cela pose en filigrane un problème de manque de professionnalisme des gestionnaires des droits et acteurs impliqués dans la filière. Ce qui s’explique par le fait que les délais d’octroi des droits étaient trop limités au point de ne pas laisser le temps aux interlocuteurs de faire des tests de réceptivités.

En fin, reconnaissons aussi le manque de pro activité des techniciens de la Crtv. Certains câblo-opérateurs ont pu prendre le match dès le début sur la chaîne Al Maghribiya, deuxième chaîne marocaine à vocation internationale diffusant sur la Nss 7. L’on évoquera la question des droits, il n’en n’est nullement pas question dans la mesure où l’Etat camerounais a acquis ces droits au second détenteur qui est lié au premier Sport Five. Ce dernier a l’obligation de produire le signal pour les chaînes partenaires et par conséquent ne saurait permettre à la chaîne marocaine de réclamer les droits dûment acquis auprès de Sgm. Pour ainsi dire qu’une parabole motorisée aurait été immédiatement déployée dès constatation du problème.

Pourquoi la Crtv se fait-elle devancer par des intermédiaires lors de la phase d’acquisition des droits?

La question de la gestion des droits sportifs est complexe. J’aimerais relever avant toute chose, que contrairement à ce que pense l’opinion, la Crtv n’a pas les mains libres quant à la conduite d’une opération d’acquisition des droits sans l’assistance du Premier ministère. C’est la pratique dans les entreprises parapubliques qui voudrait qu’au delà d’un certain montant, on doit avoir l’aval et l’assistance du Premier ministère.  Ce qui est déjà un boulet au pied de la Crtv. Et cela s’ajoute au problème de lenteurs administratives au Cameroun dans la conduite des dossiers urgents.

L’on note également un manque d’anticipation dans le management, fruit de la mauvaise organisation ou le manque de renseignement opérationnel et stratégique qui aurait permis de balayer l’incertitude et de décider en temps réel sur l’acquisition desdits droits au premier détenteur. En réalité ces droits acquis par Sgm n’auraient pas excédés 100 000 Euros (environs 66 milliosn de Fcfa), contre les 400 000 Euros (environs 260 millions de Fcfa) versés auprès de Sgm, si la Crtv avait approché Sporfive avant Sgm. En réalité c’est le manque de d’anticipation qui nous a conduit à des telles situations Un responsable de  SportFive affirmait que la Crtv représentait un grand potentiel client dans la commercialisation des droits de la coupe de monde phase qualificative mais très difficile à gérer et imprévisible.

Est-ce normal que ces images soient en général cédées à des entreprises qui n’ont pas les moyens de diffuser les matchs? N’est-ce pas un marché sans transparence?

La question ne se pose même pas. Les droits ont une valeur marchande respectant toutes les règles commerciales. L’acquéreur ne doit pas forcement être producteur ou diffuseur.

Interview réalisée (via Internet) par

Edouard TAMBA

Cameroun-Maroc: Pourquoi la Crtv n’a pas diffusé le match

DEFAILLANCE

Pourquoi la Crtv n’a pas diffusé le match

Le match Cameroun-Maroc de samedi dernier était annoncé en direct sur la Crv télé. Le public n’a eu droit qu’à une mi-temps

400 mille Euros. Soit environ 260 millions de Fcfa. Une somme partie en fumée. Ou presque. Et pour cause, cet argent a été déboursé par les pouvoirs publics du Cameroun dans le but d’obtenir les droits de retransmission du match Cameroun-Maroc de samedi dernier, 14 novembre 2009. Mais, les téléspectateurs de la Cameroon radio and television n’ont pas eu droit au match intégral. Dès l’entame de la rencontre, c’est un écran sur fond bleu avec la mention « Cameroun ≠ Maroc » qui est servi. Au niveau du reportage, ce sont les journalistes de la radio nationale qu’on écoute à la télévision. Certains se contentent de la radio télévisée tandis que d’autres préfèrent regarder la rencontre opposant le Togo au Gabon. Le supplice dure une mi-temps entière. Et le coupable est désigné : la Crtv  ! 24 heures après la rencontre, le directeur général s’explique sur les ondes de la radio nationale. Le temps d’une interview téléphonée depuis Cotonou au Bénin.

Il commence par affirmer que la Crtv avait effectivement les droits de retransmission de cette rencontre. « Nous recevons une offre de 400 mille euros pour acquérir les droits. Soit environ 250 millions de francs. Ca nous paraît invraisemblable parce qu’en général, on paie 10 à 15 millions pour les droits… Nous avons essayé de négocier. Nous nous somme heurté un niet catégorique », raconte Amadou Vamoulké. Le gouvernement est alors saisi par le biais du ministre de la Communication et quitus est donné au ministre des Finances pour que cette somme soie déboursée. « Jeudi, nous pouvions avoir la certitude que le gouvernement était disposé à payer les droits… C’est ainsi donc que le banquier s’est mis en ordre de bataille. Vendredi jusque tard le soir, la banque n’avait pas encore fermé et attendait les références bancaires du bénéficiaire du virement », poursuit-il.

La procédure traîne un peu. « On les a eu tardivement, du côté marocain ça hésitait encore. Parce qu’ils demandaient qu’on leur paie d’avantage leur 400 mille Euros, parce qu’ils avaient dépensé 1million 250 mille dollars pour avoir les droits de retransmission de la première partie de la compétition qui s’est déroulée au Cameroun. Donc, c’est sûr que, les détenteurs des droits, sachant l’importance que les Marocains accordaient à cette compétition, on fait de la surenchère. Et le Maroc a payé, nous aussi… Le virement a été effectué vendredi. », assure Amadou Vamoulké. C’est samedi matin, jour du match que Sports global management, communique les paramètres de connexion au satellite pour capter le signal.

Brouillage à Mballa II

« Malheureusement, nos techniciens découvrent que ces paramètres étaient hors de notre portée. Vous savez que le globe terrestre est sphérique, et tous les paramètres ne sont pas accessibles à tous les points du globe », explique le Dg de la Crtv. Le temps qui presse « C’est une panique qui s’installe à la Crtv. On m’appelle à Cotonou. Fort heureusement, j’avais en face de moi l’un des directeur de Globcast. Une société qui fait dans la gestion des satellites. Il en a fait son affaire personnelle. J’ai vu ce monsieur téléphoné ici et là pendant 2 heures de temps pour avoir un impact. Parce que tous les satellites étaient saturés hier soir ; sans doute en raison de la multitude des compétitions et des nombreux pays qui sont engagés. Il a mis son poids dans la balance, et 5 ou 10 minutes avant le début de la compétition, on a pu trouver une disponibilité satellitaire », se réjouit le Dg.

Manque de bol. « On nous signale qu’il y a encore un problème. Il y a un brouillage autour de Mballa II. C’est un phénomène auquel nous avons été confronté par le passé. Nous savons qu’il y a un opérateur qui organise le brouillage ; sans doute involontairement, il veut satisfaire ses clients. Mais cette situation que nous avons portée à la connaissance de l’Agence de régulation des télécommunications en son temps. Ca n’a pas été réglé », se plaint Amadou Vamoulké. Une source proche de la Crtv affirme qu’il s’agit en fait de 2 opérateurs télécoms à qui l’Art tolère l’usage des bandes de fréquences réservées aux signaux de télévision par satellite. Le problème est résolu plus tard et le public n’a droit qu’à la seconde manche du match. « Voilà des explications de nature à rassurer l’opinion camerounaise », enchaîne l’intervieweur, François Marc Modzom. Quoi de rassurant quand on sait que le signal en question était disponible sur le satellite Nss7, en bande KU avec des chaînes telles que Tvm international ? Quoi de rassurant sur le fait de n’avoir pas acquis les droits de diffusions plus tôt ? Des questions demeurent…

Edouard TAMBA

Barcamp Cameroon: Digital dreams come alive

TIC

Le rêve d’un Barcamp Cameroon se réalise

L’hôtel méridien de Douala a réuni plus de 200 personnes le 7 novembre dernier pour la première grand-messe des Technologies de l’information et de la Communication au Cameroun qui avait pour thème « Digital dreams »



Le genre de visite qui n’a rien d’amical. Des agents de la police frappent à la porte de la chambre d’un étudiant à la cité universitaire. L’étudiant en question est administrateur du  réseau Internet auquel sont connecté ses camarades. Ils disent avoir détecter des usagers du système d’exploitation Microsoft Windows qui n’ont pas de licence. Des pirates en somme. L’administrateur, un Camerounais en Allemagne, du réseau tombe des nues. Il verra quelques jours plus tard, trois étudiants interpellés par la police. Le narrateur, Lowe Septime, répond ainsi à la préoccupation d’une dame au sujet des logiciels libres. Dans sa réponse en forme de thriller, l’ingénieur en informatique lui montre que ce ne serait jamais arriver si ces étudiants utilisaient des systèmes d’exploitations libres de licence comme ceux basés sur Linux et autres. Car il se trouve qu’en plus les licences Windows ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

L’échange n’a pas lieu en Allemagne. Mais plutôt à Douala au Cameroun. Ce à l’occasion de la toute première édition du Barcamp Cameroon, tenue le 7 novembre dernier. Dans ce pays de l’Afrique subsaharienne, le niveau de vie rase les murs. Et le piratage des licences Windows y bat son plein. Pour Lowe Septime, il vaut mieux ne pas prendre de risque si on n’a pas les moyens. La solution : Ubuntu. Un système d’exploitation gratuit qui s’accompagne d’un ensemble de logiciels eux aussi gratuits. Occasion aussi pour Lowe Septime, lors de sa présentation, de parler de « Ubuntu Cameroonian Team ». Il s’agit d’une communauté camerounaise de développeurs qui se consacrent à ce logiciel libre et sa flexibilité. Les plus curieux pourront à nouveau se retrouver le 21 novembre prochain pour en savoir plus sur Karmic Koala, la dernière version de Ubuntu. Mais il n’y était pas seulement question d’Ubuntu dans cet atelier réservé aux développeurs.

Annuaire du mobile

On y a aussi parlé de Iyam.Mobi. Il s’agit d’un annuaire pour numéros de téléphones mobiles mis au point par Fritz Ekwoge. La petite merveille permet d’enregistrer un profil personnel, de rechercher des contacts téléphoniques et les informations liées à ces numéros avec des critères de proximité… et de faire des mises à jour de son profil. Tout ceci est possible à l’aide d’un sms. En plus du Cameroun, Iyam.Mobi s’est déjà exporté vers le Gabon, le Kenya, le Ghana etc. Le début d’une success story ? Fritz n’est pas à son premier coup. Cet ingénieur sorti de l’école nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé est aussi l’un des pères de Kerawa.com, le leader camerounais dans le secteur des petites annonces sur Internet. Mambe Nanje Churchill y a aussi présenté « Active record ». L’outil est destiné à ceux qui se servent de : Java, Php, Python, C# et Ruby pour la programmation, avec MySql, Oracle et Mssqll pour la gestion des base de données. On remarque au cours de sa présentation, des lignes de programmation moins longues avec des requêtes plus courtes et par conséquent un gaine temps.

Le BarCamp Cameroon n’était pas qu’une affaire de spécialistes. Dans la salle d’à côté, l’on s’est arrêté sur des thèmes tels que « Webjournalisme: la dictature du numérique dans les salles de rédactions camerounaises », présentée par Dorothé Danedjo Fouba, journaliste au Poste national de la Crtv  ; « Nouvelle technologie de l’information et de la communication dans l’enseignement des sciences technologiques : Cas du Master de l’Ensp », avec Janvier Fotsing, ou encore « Cyber Criminology: How Safe is the online content », avec Excel Asama de I-vision international. Pour une journée de travaux avec environs 250 participants l’on s’accorde ici à conclure qu’une communauté camerounaise des Technologies de l’information et de la communication a vu le jour. Mais y a encore du chemin à faire…

Edouard TAMBA

Réactions

Patrick NDJIENTCHEU

Ingénieur Informaticien

« Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite »

Notre présentation au BarCamp Douala 2009 a mis en lumière l’importance du prototypage lors de la réalisation d’interfaces utilisateurs web faciles à utiliser, efficace et fun. Le prototypage produisant des modèles jetables, il est donc nécessaire pour les développeurs d’interfaces de disposer d’outils efficaces permettant de faire, défaire, retoucher en un clin d’œil les prototypes proposés. Le logiciel Balsamiq Mockups satisfait pleinement ce besoin.

Le BarCamp en lui-même a été une véritable réussite. Une atmosphère conviviale, fun et informelle a primé, les organisateurs ont su garder les participants dans le mouvement et les animateurs ont été à la hauteur des attentes. La pluralité des backgrounds a donné une touche spéciale à cet évènement et a rendu les échanges encore plus intéressants. Vivement le prochain BarCamp.

Leslie TITA

Webdesigner, Ringo

« Nous avons le potentiel pour faire avancer les Tic »

J’ai eu l’occasion d’exposer sur la promotion et l’hébergement des contenus locaux. Ceci montre clairement les difficultés que nous avons au Cameroun à héberger nos contenus ; même si nous avons quelques sites héberger localement à l’instar de www.ringo.cm, la majorité de nos sites sont hébergés à l’extérieur.

Malheureusement, les solutions d’hébergement existant au Cameroun proposent des services très onéreux. Dans le même temps, l’absence d’un point d’échange Internet (Ixp) au Cameroun constitue un autre obstacle majeur à la promotion des contenus locaux. Par conséquent, on dépend uniquement des contenus externes et quand la fibre optique est en panne, il est impossible d’accéder aux site héberger au Cameroun.

L’installation d’un point d’échange Internet va nécessiter la totale collaboration de tous les fournisseurs d’accès Internet au Cameroun. Et cela aura pour bénéfice d’une part de réduire notre dépendance par rapport à la fibre optique et d’autre part, d’encourager l’hébergement local de nos contenus.

BarCamp Cameroon a été un excellent exercice d’échange qui nous a permis de voir pourquoi nous avons arrêté de rêver. Et nous avons réalisé que nous avons le potentiel nécessaire pour que le domaine des Technologie de l’Information et de la Communication au Cameroun réalise un saut qualitatif en avant.

IZANE FOUBA

Ingénieur Informaticien

Directeur technique Ingenieris

« Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun »

Nous avons fait un exposé  un exposé sur l’état du « WebMarketing et ses difficultés au Cameroun et en Afrique ». Ce sujet découle directement de notre expérience personnelle. Le WebMarketing tarde à décoller au Cameroun du fait que beaucoup de personne préfère vendre leurs images seulement au Cameroun. Pourtant, pour un projet international, il est 10 fois moins cher de faire une campagne de publicité sur un site de grande envergure que de faire dans la presse locale. Un manque de coopération entre exécutif de site internet et surtout un manque de WebMarketistes se fait sentir. Il faudrait donc qu’on trouve un moyen de vite résoudre ce problème. Les solutions les plus rapides ont été prises et sont : l’amélioration de la qualité des contenus des sites web, la diminution du coût des équipements de connexion Internet, la collaboration entre webmasters pour créer des backlinks efficace, l’utilisation des compteurs de visites certifiés par un organisme fiable pour la promotion des espaces publicitaires et l’ouverture des filières de WebMarketing dans les grandes écoles. Le 1er BarCamp au Cameroun s’est bien passé à mon avis malgré les petits problèmes au niveau des sponsors que nous a présenté Jean-Francis Ahanda. Les participants ont été à la hauteur des attentes. Je pense que le Cameroun à besoin des rencontres pareilles où se retrouve des gens amoureux Tic car il est clair : il y a un manque de coopération parmi les informaticiens et les promoteurs de projets TIC. Le partage des idées est un moyen efficace pour gagner des idées. Nous sommes toujours sous l’émotion de cette rencontre qui nous a fait connaître beaucoup d’autres jeunes entrepreneurs et amoureux des Tic. Nous avons agréablement été surpris par la couverture de l’évènement sur le réseau social Twitter.

Rassemblées par

E.T.

Pourquoi l’Etat du Cameroun doit 100 milliards Fcfa à Camtel

CAMEROUN – TELECOMMUNICATIONS

Pourquoi l’Etat doit 100 milliards Fcfa à Camtel

Le gouvernement à travers le ministère des postes et télécommunications lance le recensement des lignes téléphoniques de l’administration publique pour réduire les dépenses

Samedi 7 novembre 2009. Il est à peine 8 heures. Un agent de l’Etat a la mine froissée. La faute à des bips répétitifs d’un de ses collègues. « Il est déjà au service et veux que j’ouvre le bureau pour qu’il passe des coups de fils », finit-il par confier. Et d’expliquer ensuite que s’est une habitude. Pas seulement de celui qui le harcèle de bips, mais de la majorité du personnel. Il ne s’agit pas de zèle ou de sens du devoir poussé. Ce sont des agents de l’Etat qui se servent des lignes téléphoniques de leurs bureaux pour émettre des appels privés. Des appels qui partent des lignes fixes vers les mobiles, et pires encore, vers l’étranger. Les plus vigilants remarqueront dans des ministères, des affiches qui déconseillent aux fonctionnaires de se servir de la ligne à ces fins. C’est le cas à la cellule de communication du ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep), où il est clairement dit que ce n’est « pas une cabine téléphonique ».

Cette attitude des fonctionnaires et autres agent des sociétés parapubliques a une incidence sur les dépenses de l’Etat. Pour le malheur du contribuable qui trinque. « A titre d’exemple, l’Etat a dépensé au mois de juin 2009 la somme de 1 milliard 576 935 721 Fcfa au titre du téléphone », indique une note d’information rendue publique lundi dernier, 9 novembre 2009, par la cellule de communication du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel). Pire encore, « en juin 2009, l’Etat a dépensé 1 milliards 621 000 000 F cfa », apprend-on de la même source. Conséquence, l’Etat du Cameroun croule sous des dettes. « La somme totale de la dette du téléphone envers Camtel s’élève à plus de 100 milliards de Fcfa », révèle la note d’information du Minpostel. Ces données issues d’« enquêtes préliminaires », ont d’autres détails.

« Plus de 45% des appels sortants des services publics sont d’ordre privé », indique le Minpostel. Mais qu’en est-il avec les autres opérateurs de la téléphonie mobile ? Les services publics disposant aussi des lignes mobiles. C’est le cas par exemple de la gendarmerie nationale qui dispose de 750 abonnements chez un seul de ces opérateurs. Quand au mode opératoire, l’enquête relève que « grâce à certaines complicités, les consommation de plusieurs lignes téléphoniques (domiciles privées, téléboutiques…) privées sont indûment facturées à l’Etat ».  De plus, « Certaines structures notamment les sociétés parapubliques font encore supporter leurs factures par l’Etat ». Cerise sur le gâteau, « plusieurs personnes qui ont perdu la qualité (responsabilités) continuent à faire payer leur consommation téléphonique par l’Etat », accuse le Minpostel.

Suffisant pour que le Minpostel, Jean Pierre Biyiti bi Essam titre la sonnette d’alarme. Il dit déclarer la guerre à ces pratiques budgétivores. A cet effet, « dans la cadre de la mise en œuvre des mesures visant à réduire la facture des consommations du téléphone dans les administrations publiques, le ministre des postes et télécommunication lance à compter de ce jour une opération de recensement de toutes les lignes fixes/ Ct phone, mobiles ou d’Internet utilisées par les administrations publiques », annonce-t-il à ses collègues ministres, ainsi qu’aux gouverneurs des régions et autres responsables de l’administration territoriale et des services déconcentrés. Ces derniers et leurs collaborateurs verront donc passer une équipe composée des personnels du Minpostel et de la Cameroon Telecommunications (Camtel) dans leurs services. Ce, pour « recueillir les données relatives aux lignes téléphoniques, aux fonctions de leurs utilisateurs ainsi que les catégories d’accès… »

Cette sortie de Biyiti bi Essam est une matérialisation d’une prescription, à lui faite par le gouvernement : réduire de 10% les consommations d’ici la fin de l’année 2009. Et ensuite ? Aucune information sur le calendrier de l’opération de recensement. Encore un recensement initié par le gouvernement. Pour ne pas jouer les oiseaux de mauvaises augures, il vaut mieux ne pas se souvenir des exemples des véhicules administratifs, des logements administratifs, des agents de l’Etat, de la population du Cameroun etc. On ne sait jamais !

Edouard TAMBA

BarCamp Cameroon: La grand-messe des Tic à Douala

BarCamp Cameroon

Barcamp ban

La grand-messe des Tic à Douala

L’hôtel Méridien de Douala accueille la grand-messe des technologies de l’information et de la communication. Il s’agit de la première édition du BarCamp Cameroon. Un rendez-vous d’échange et de partage entre les différents acteurs et observateurs du domaine des Tic. Les travaux prévus pour une journée, vont se dérouler demain samedi, 7 novembre 2009. « Les sujet d’intervention choisis par les participants seront inscrits sur un tableau, il n’y a pas de sujet imposé, ils doivent juste être liés au thème de cette première édition qui est « Digital dreams » et en rapport avec les Tic. La journée sera composée de 4 blocs d’interaction. Un modérateur aura la liste de sujets proposés au préalable. La personne qui a proposé le sujet le présente à l’auditoire pendant 2 à 3 minutes. L’assistance ensuite peut en discuter ouvertement pendant 10 minutes », indiquait déjà Jean Francis Ahanda, membre du Comité d’organisation.

A priori, il n’y aura pas de distinction ou de discrimination en ce qui concerne les participants. C’est ouvert à tous les publics. Seuls ceux ayant pris le soin d’inscrire en ligne auront accès à la salle. Soit en principe 200 personnes. Mais à moins de 48h de l’événement, l’organisation est déjà débordée par les retardataires. A défaut d’accéder à la salle des travaux, ils pourront suivre les divers travaux en direct sur Internet. Ce grâce aux outils de blogging et microblogging, et les réseau sociaux. Des sujets tels que « Mes rêves digitaux et moi », « Virtualisation – Save yourself, save your servers and save your money! »… sont annoncés. L’indépendance du Cameroun sur Internet sera aussi abordée au cours des échanges qui s’annoncent riches en contributions.

E.T.

Quand le gouvernement accuse le laxisme du régulateur des télécoms

TÉLÉCOMMUNICATIONS

« Performances » du Minpostel épingle le laxisme de l’Art

L’édition octobre-décembre 2009 de magasine d’information du Minpostel, “Performances des P&T” est dans les kiosques. Arrêts sur la campagne d’identification des abonnés à la téléphonie mobile, l’évolution du projet Cab…

Il y a une affluence particulière autour des opérateurs de téléphonie mobile à travers leurs agences et autres points agréés. Il ne s’agit pas de clients sollicitant des abonnements. Ils en ont déjà. Ils veulent juste se conformer à un arrêté du ministre des postes et télécommunications (Minpostel) invitant les usagers de la téléphonie mobile à s’identifier. Si le texte date du 27 mai 2009, l’actuel saisit l’occasion de la parution de la publication de son département pour expliquer le bien fondé de cette mesure. C’est une opération visant à « rendre le secteur de la téléphonie plus sûr au Cameroun », affirme Jean-Pierre Biyiti bi Essam à travers l’éditorial du n° 5 de « Performances des P&T ».

Mais encore, il est question d’ « assurer la sécurité et la protection des citoyens », car, « le constat est clair : de nombreuses infractions sont de plus en plus commises par le biais du téléphone – et même d’Internet », poursuit le ministre éditorialiste. Mais pourquoi avoir attendu autant de temps ? N’y aurait-il pas un événement particulier qui aurait poussé les pouvoirs publics à prendre cette mesure ? Dans une interview, le Sous-directeur de la réglementation au Minpostel assure que « c’est juste un simple rappel des opérateurs à l’ordre… Nous ne savons pas pour quelles raisons [ils] ont abandonné cette clause de leur contrat ».

Et cette négligence des opérateurs a été accompagnée du laxisme de l’autorité en charge de la régulation, apprend-on. « Dans la situation actuelle, le ministre de peut pas se croiser les bras. Il faut qu’on le sache, le ministre a interpellé le régulateur sur la situation qui prévaut pour lui rappeler que c’est son devoir de rappeler les opérateurs à l’ordre. Le ministère a attendu sa réponse en vain. Il n’a pas eu vent qu’une réunion a été convoquée avec les opérateurs pour faire respecter les textes », révèle Etitane Bélinga Emmanuel dans les colonnes de Performances des P&T. Entre accusations et explications, la publication s’intéresse aussi aux avis des abonnés. Mais surtout, au sujet qui attire l’attention de tous les acteurs des télécommunications au Cameroun : la fibre optique.

Projet Cab

L’on y rappelle qu’un accord de financement/prêt a été signé en juillet dernier entre les autorités camerounaise et chinoise, pour un montant de 26 milliards de Fcfa. Ce, pour « construire un réseau de câble de fibre optique sur une longueur de 3200 Km afin de doter le Cameroun d’infrastructures modernes pour le développement des Technologies de l’information et de la communication (Tic)… Le projet est financé à 85% par la partie chinoise ». En attendant que ce projet s’achève en février 2010, « quel est l’état des lieux de la couverture nationale en matière de télécommunication ?», la réponse attendue du directeur de la planification et du développement des postes et télécommunication vire sur un exposé des dispositions de la loi régissant les télécoms au Cameroun.

Et le précédant éditorialiste de se prononcer sur la fibre optique, le temps d’une interview en double page centrale. Biyiti bi Essam fait le point en ce qui concerne le projet Central african backbone dont le Cameroun sert de base « Le véritable objectif de ce projet est l’interconnexion des pays de l’Afrique centrale par un réseau à fibre optique haut débit pour permettre, entre autres, aux pays enclavés de la sous-région d’avoir accès au câble sous-marin à fibre optique Sat-3 à partir du point d’atterrissement de Douala », indique le Minpostel. La publication de 46 pages en quadrichromie s’arrête aussi le réseau des Télécentres communautaires polyvalents au Cameroun, « les antennes de téléphonie mobile et notre santé », le contre parental comme filtre de sécurité sur le Web… On y annonce aussi la disponibilité du Guide pratique de financement des projets du Fonds spécial des télécommunications. Inutile d’aller s’en procurer. Selon le rédacteur en chef de Performances des P&T, Amadou Bello, les stocks sont épuisés.

Edouard TAMBA