Internet en panne au Cameroun, causes et intérrogations

INTERNET

Camtel se connecte chez Mtn

Le service d’accès à Internet est perturbé au Cameroun depuis lundi dernier. Causes et interrogations…

croquis du backbone nationale au Cameroun (Camtel)

croquis du backbone nationale au Cameroun (Camtel)

Cinq jours que ça dure. Et les lendemains sont incertains. Les usagers d’Internet ayant recours aux services de la Cameroon Telecommunications ont des soucis d’accès au réseau depuis la mi-journée de lundi dernier, 12 octobre 2009. L’opérateur historique des télécommunications au Cameroun étant le principal fournisseur du pays, les clients des autres Fournisseurs d’accès Internet (Fai) en souffrent. Mais pas tous. L’on s’est vite rendu compte que d’autres usagers avaient accès à la Toile. Notamment à travers des Fai tels que Mtn Cameroon et Ringo. C’est deux jours plus tard que des précisions officielles sont arrivées. L’on apprend alors d’un communiqué signé du directeur général de Camtel  que « pour des raisons non encore élucidées, la câble à fibres optiques qui dessert les communication entre Douala et Yaoundé a connu une brutale rupture (…). Le dommage se situe à 60 Km de la ville de Kribi, dans l’emprise de la fibre optique posée le long du Pipeline par la Cameroon Oil transportation company (Cotco)».

Si l’on se réfère au croquis de l’infrastructure nationale de transmission (horizon 2009), on peut relever que la coupure est survenue sur la dorsale D3. Il s’agit d’un des trajets du réseau de la future dorsale nationale en fibre optique. Ce trajet relie les villes de Yaoundé et Douala via Edéa, Kribi, Lolodorf, Ngoumou et Mbankomo. La localisation et les raisons de l’incident sont plus précises, quoique au conditionnel, depuis hier, 15 octobre 2009, suite à un communiqué de Cotco. L’entreprise y « informe le public que ses équipes, mobilisées sur le terrain, ont constaté  que la cause principale de l’incident qui s’est produit sur le câble de télécommunication par fibre optique, serait l’éboulement d’une colline situé non loin de l’emprise foncière du pipeline Tchad-Cameroun, au lieu-dit Mbikiliki ». Ce village au relief accidenté du département de l’Océan se trouve justement entre Kribi et Lolodorf.

« L’éboulement de cette colline qui s’est orienté vers une rivière située dans ladite localité a entraîné un recouvrement de l’emprise du pipeline par de la terre mélangée à de gros morceaux de pierres sur une bande approximativement large de 45m, rendant complexe toute intervention », poursuit le directeur des relations publiques et institutionnelles de Cotco dans le communiqué. Il précise que les équipes de Cotco et Camtel « travaillent à développer un plan d’action permettant de remédier le plus rapidement possible à cette situation ». Et attendant, les autres Fai usagers de ce câble via Camtel ont opté pour le plan B ; les liaisons par faisceaux hertziens grâce aux satellites. La résolution du problème n’étant qu’à la recherche d’un plan d’action, Camtel a sollicité les installations de Mtn Cameroon pour des liaisons par satellite.

Cette nouvelle coupure rappelle les failles de mai dernier et de novembre 2007. Ce qui entraîne des questions sur la sécurité des câbles de fibre optique. Ne faut-il pas envisager l’éventualité des câbles aériens, plutôt que souterrains ? Mais encore, les capacités techniques et humaines dont dispose le Cameroun pour intervenir efficacement face à de tels cas est faible. Camtel n’a que 6 experts ayant les compétences. Les quelques autres Camerounais appartiennent plutôt à l’équipe d’intervention pour le câble sous-marin Sat-3. Une autre question demeure ; selon le réseau en cours de mise en place pour le backbone national, pourquoi le signal issu de Douala n’emprunte-t-il pas les voies de contournement sur les dorsales D1 (Douala-Nkongsamba-Bafoussam-Bafia-Yaoundé) ou D2 (Douala-Edéa-Mbankomo-Yaoundé) ?

Edouard TAMBA

Le point – Fibre optique

Le service d’accès à Internet est perturbé au Cameroun depuis lundi dernier. Causes et interrogations…

Camtel se connecte chez Mtn

Cinq jours que ça dure. Et les lendemains sont incertains. Les usagers d’Internet ayant recours aux services de la Cameroon Telecommunications ont des soucis d’accès au réseau depuis la mi-journée de lundi dernier, 12 octobre 2009. L’opérateur historique des télécommunications au Cameroun étant le principal fournisseur du pays, les clients des autres Fournisseurs d’accès Internet (Fai) en souffrent. Mais pas tous. L’on s’est vite rendu compte que d’autres usagers avaient accès à la Toile. Notamment à travers des Fai tels que Mtn Cameroon et Ringo. C’est deux jours plus tard que des précisions officielles sont arrivées. L’on apprend alors d’un communiqué signé du directeur général de Camtel  que « pour des raisons non encore élucidées, la câble à fibres optiques qui dessert les communication entre Douala et Yaoundé a connu une brutale rupture (…). Le dommage se situe à 60 Km de la ville de Kribi, dans l’emprise de la fibre optique posée le long du Pipeline par la Cameroon Oil transportation company (Cotco)».

Si l’on se réfère au croquis de l’infrastructure nationale de transmission (horizon 2009), on peut relever que la coupure est survenue sur la dorsale D3. Il s’agit d’un des trajets du réseau de la future dorsale nationale en fibre optique. Ce trajet relie les villes de Yaoundé et Douala via Edéa, Kribi, Lolodorf, Ngoumou et Mbankomo. La localisation et les raisons de l’incident sont plus précises, quoique au conditionnel, depuis hier, 15 octobre 2009, suite à un communiqué de Cotco. L’entreprise y « informe le public que ses équipes, mobilisées sur le terrain, ont constaté  que la cause principale de l’incident qui s’est produit sur le câble de télécommunication par fibre optique, serait l’éboulement d’une colline situé non loin de l’emprise foncière du pipeline Tchad-Cameroun, au lieu-dit Mbikiliki ». Ce village au relief accidenté du département de l’Océan se trouve justement entre Kribi et Lolodorf.

« L’éboulement de cette colline qui s’est orienté vers une rivière située dans ladite localité a entraîné un recouvrement de l’emprise du pipeline par de la terre mélangée à de gros morceaux de pierres sur une bande approximativement large de 45m, rendant complexe toute intervention », poursuit le directeur des relations publiques et institutionnelles de Cotco dans le communiqué. Il précise que les équipes de Cotco et Camtel « travaillent à développer un plan d’action permettant de remédier le plus rapidement possible à cette situation ». Et attendant, les autres Fai usagers de ce câble via Camtel ont opté pour le plan B ; les liaisons par faisceaux hertziens grâce aux satellites. La résolution du problème n’étant qu’à la recherche d’un plan d’action, Camtel a sollicité les installations de Mtn Cameroon pour des liaisons par satellite.

Cette nouvelle coupure rappelle les failles de mai dernier et de novembre 2007. Ce qui entraîne des questions sur la sécurité des câbles de fibre optique. Ne faut-il pas envisager l’éventualité des câbles aériens, plutôt que souterrains ? Mais encore, les capacités techniques et humaines dont dispose le Cameroun pour intervenir efficacement face à de tels cas est faible. Camtel n’a que 6 experts ayant les compétences. Les quelques autres Camerounais appartiennent plutôt à l’équipe d’intervention pour le câble sous-marin Sat-3. Une autre question demeure ; selon le réseau en cours de mise en place pour le backbone national, pourquoi le signal issu de Douala n’emprunte-t-il pas les voies de contournement sur les dorsales D1 (Douala-Nkongsamba-Bafoussam-Bafia-Yaoundé) ou D2 (Douala-Edéa-Mbankomo-Yaoundé) ?

Edouard TAMBA

6 thoughts on “Internet en panne au Cameroun, causes et intérrogations

  1. Pingback: Twitted by ETAMBA

  2. Pingback: Twitted by jeanfrancis

  3. Pingback: Internet en panne au Cameroun causes et intérrogations | SmallReader : Reader de flux francophone

  4. Tamba Edouard Post author

    Etum,
    Le vandalisme est inévitable… Il existe toujours des lignes fixes au Cameroun. Et Aes Sonel travaille ces derniers temps à une expérience de ce type je crois. Je suis encore entrain de me renseigner à propos.

    OngolaBoy,
    Tu parles de quel client? Ils n’en n’ont rien à foutre. Sinon, même le site web corporate aurait porté un communiqué pour informer. Ne serait-ce qu’informer le public 🙁

Leave a Reply