Blaise MAYAM RE-NIOF: « Nous y allons pour nous qualifier »

Blaise MAYAM RE-NIOF

Photo Ateba Biwolé (Le Jour)

Photo par Ateba Biwolé (Le Jour)

« Nous y allons pour nous qualifier »

Le Cameroun n’a jamais été si proche de la Coupe du monde de Volley-Ball annoncée en Italie en 2010. Mais il faudra se défaire de l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et l’Ile Maurice. Sur ce coup, nos Lions indomptables du volley ont l’avantage du terrain. Ils accueillent leurs adversaires à domicile, à l’occasion du dernier tour qualificatif pour le mondial. Les hostilités s’ouvrent ce vendredi à 14h au Palais des Sports de Yaoundé. L’aire de jeu a été adaptée aux normes internationales, avec des poteaux plantés dans le sol et une surface en Taraflex. Suffisant pour mettre l’entraîneur national de volley-ball masculin en confiance. Blaise Mayam parle du moral de ses troupes et reste prudent…


Comment appréciez-vous l’état d’esprit de vos poulains ?

Il faut dire que pour le moment le moral est au beau fixe, nous avons eu le minimum requis pour nous préparer. Mais ce n’est pas le plus important. Ce qui nous importe c’est la qualification quelque soit les moyens mis à notre disposition. Le ministre des sports est venu galvaniser les troupes en faisant un tour à l’hôtel des députés pour rentrer joueurs.

Qu’en est-il de l’état physique des joueurs ? Pas de bobos ?

J’ai un petit blessé hier 19-08-09, ndlr lors d’une séance. Mais le médecin m’a rassuré que dès 24h, il devrait revenir et il est déjà à l’entraînement, donc le problème ne se pose plus. Du point de vue logistique, on a rejoint l’hôtel Mt Fébé où logent toutes les équipes. Je crois que tout se passe bien pour le moment. Nous attendons juste le premier coup de sifflet pour nous lancer dans la bataille.

Vos adversaires en terme de palmarès ne sont pas aussi costauds que le Cameroun. Que pensez-vous d’eux ?

Il faudrait se méfier. Le volley-ball africain a tellement évolué, surtout avec le Rally point system chaque équipes est capable de gêner toutes les autres. Si le Cameroun aujourd’hui, affronte le Brésil, ils n’auront pas la tâche facile. C’est pour vous dire qu’ils ont beau être champions du monde, ils auront du mal à s’adapter au jeu. C’est la seule situation qui nous paraît incertaine. Nous nous préparons pour que tout se passe dans de bonnes conditions. Nous connaissons l’Afrique du Sud parce que nous avons pris l’habitude de jouer ensemble. Nous les avons rencontré cinq fois, et nous avons eu cinq fois victoires. On ne sait jamais. Nous connaissons l’Ile Maurice pour les avoir rencontré en 2001, ils sont assez grands de taille et athlétiques. Aujourd’hui, l’inconnu c’est le Zimbabwe. C’est un pays anglophone, donc ils sont capables de surprendre, même s’ils évoluent dans l’ombre. C’est donc la preuve que toutes les équipes se valent. Mais nous y allons avec à l’esprit que nous devons nous qualifier.

Ce stage s’est déroulé sur une surface non homologuée. Vous joueurs n’auront pas de problèmes d’adaptation sur le Taraflex en cours d’installation ?

Je crois que nous avons une équipe dans laquelle les joueurs sont habitués au Taraflex. Pour le moment nous avons eu des habilités techniques de base liés surtout aux capacités de défenses, qui sont des habilités que nous pouvons retrouver autant sur le Taraflex que sur cette surface (planché). Je crois que ça ne posera pas un gros problème parce que nous aurons deux ou trois séances d’entraînement dessus pour nous adapter facilement. Tout est fin prêt pour que la compétition commence et nous avons hâte d’être sur le terrain pour nous qualifier. Nous aurons 2 ou 3 séances là-dessus, ça va nous permettre de nous adapter facilement

Un dernier souhait à l’endroit du gouvernement et du public ?

Le ministre nous a dit qu’il allait tout faire pour que la situation des volleyeurs se normalise. Si nous arrivons à nous qualifier, il trouvera les moyens. Nous demandons au public de venir nombreux nous soutenir. Chaque fois que nous serons dans cette situation, il faut que le public vienne, d’abord pour voir le spectacle, pour évaluer le niveau de la discipline et aussi pour donner un coup de main à notre équipe. Il faut que tout le public vienne. Quand le drapeau est en jeu, il faut se mobiliser. Depuis que les garçons et les filles sortent, on n’avait jamais eu l’occasion de voir le niveau réel de notre jeu au Cameroun. Cette occasion nous est donnée. Nous serons obligés de ne pas décevoir le Cameroun.

Entretien avec

Edouard TAMBA

3 thoughts on “Blaise MAYAM RE-NIOF: « Nous y allons pour nous qualifier »

  1. Eddy

    Alors Edouard, comment fut notre prestation en volley ce weekend?
    J’ai lu que nous nous sommes qualifiés pour 2010?
    Les camers sont venus en masse supporter leur équipe?

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