Tu pourras pourrir par penderie!

SANS BLAGUE

Tu pourras pourrir par penderie!

C’est l’histoire d’un parti politique qui vient de remporter des élections présidentielles. Les membres du Comité central et du Bureau politique sont alors convoqués pour une session extraordinaire. L’ordre du jour prévoit la répartition des postes ministériels en vue de former le prochain gouvernement.

« Je veux être ministre de la Défense », lance un militant du parti. « Oui, tu as de la poigne », répondent en cœur ses camarades. « Je veux être ministre des Finances », enchaîne un autre. « Oui, tu aimes trop l’argent », acquiesce l’Assemble. « Je veux être ministre des Sports », poursuit un militant. « Oui, tu es trop agité », lancent ses camarades. Les postes ministériels sont ainsi attribués à presque toutes les personnes présentes. Il ne reste plus qu’un seul portefeuille ministériel et un seul cadre du parti sans ministère.

« Je veux être ministre de l’Education », crie-t-il à l’attention de l’Assemblée, un peu interloquée. « Il fait comme s’il avait le choix », murmurent quelques uns de ses camarades, alors que d’autres s’étouffent de rires. « Comme tu choisis le ministère de l’Education-là, est-ce que tu pourras ? » lui demande le président du Grand parti national. « Oui je pourra, excellence monsieur le président », rétorque l’autre.

Le président un peu surpris, relance sa question : « Est-ce que tu pourras ? ». Le candidat à l’Education nationale est sûr de lui. « Oui monsieur, je pourra ! » Le président voulant s’assurer que ce n’est pas une illusion produite par son système auditif pose la question pour une troisième fois : « Est-ce  que tu pourras ? ». « Je pourra », insiste l’autre, imperturbable.

Visiblement déçu par le niveau en conjugaison de son candidat à l’Education nationale, il se retourne vers son garde du corps. « Vois-moi un fainéant comme ça. Il veut être ministre de l’Education et il ne sait même pas conjuguer le verbe pourrir au futur ? C’est très grave ça », chuchote-t-il à son aide de camp.

Et le bidasse de verser de l’eau au moulin du président. « Vous avez raison monsieur le président, c’est très grave », s’insurge-t-il. « Excellence, je crois qu’il faut le punir. Il faut le pendre ! Il mérite la penderie », propose le garde du corps…

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