Fube Roland Fonwi Tita en liberté provisoire

JUSTICE

Fube Roland Fonwi Tita en liberté provisoire

Fube Roland Fonwi Tita pourrait à nouveau respirer l’air de la liberté . Après un passage de 34 jours à la prison centrale de Yaoundé. Cet enseignant à l’établissement d’enseignement secondaire dénommé English high school (Ehs) y est en détention préventive suite à une inculpation pour « outrage au président de la République et autres ». « Il a fallu payer une caution, on a payé. Il sort demain [vendredi, 06-03-09, ndlr] », indiquait hier soir, son avocat, Me Mangoua André Duclair. Le tribunal de première instance du Mfoundi, statuant en flagrant délit a mis fin à ce calvaire carcéral à l’issue de l’audience d’hier, 5 mars 2009. Ce après les interventions du conseil de l’enseignant, et du ministère public. Plaidant pour son client, Me Mangoua fait appeler deux personnes dont la caution assurerait la présence de Fube Roland Fonwi Tita aux audiences, s’il est mis en liberté provisoire. Fabian Suh, tante de l’accusée, résidant au quartier Emana, et Tarh Eyong, principal de Ehs sont présentés au tribunal et identifiés.
« Nous ne sommes pas contre la mise en liberté du prévenu », relève la magistrate officiant au parquet. « Pour ne pas pénaliser nos enfants, nous pensons qu’il peut être mis en liberté pour qu’il parte s’occuper des enfants », poursuit-elle. Il s’en suit un conciliabule entre les deux membres de la collégialité. Le suspens est perceptible dans la salle. Une salle où étouffent plus de deux cents personnes dont la moitié acquise à la cause de Fonwi Fube Roland Tita. Parents, collègues, amis et même des élèves ont fait le déplacement du Tpi du Mfoundi-Centre administratif. Une dizaine de minutes suffira au tribunal pour statuer et rendre sa décision. « Le tribunal (…) ordonne la mise en liberté de sous caution des nommés Fabian Suh et Tarh Eyong », plus un caution de 150 000 Fcfa.
La cause est renvoyée au 2 avril 2009 pour ouverture des débats. Les deux témoins cités par le parquet étaient absents. Le ministère public espère leur présence à la prochaine audience. « On insiste pour que les deux témoins qui ont vécu les événements soient présents. Nous ne pouvons pas soutenir l’accusation sans leur présence », prévient-elle. L’identité des témoins en question n’a pas été rendue publique. Il est probable que ce soit les passagers du taxi dans lequel les malheurs de Fube Roland Fonwi Tita sont arrivés le 30 janvier 2009. A la suite d’un commentaire, relevant que le président de le République pourrait traverser la ville par les airs au lieu de faire barrer les routes, un passager en civil aurait brandit un pistolet. Obligeant ensuite le conducteur du véhicule à changer d’itinéraire pour la Direction de la police judiciaire.
Apparemment insatisfait, l’homme armé fait mettre le cap sur la présidence de la République, puis le Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed). Le périple s’achève par une inculpation pour outrage au chef de l’Etat, suivi d’une mise en détention préventive à la prison de Kondengui. La décision prise par le tribunal lui permet de retrouver ses collègues, élèves, parents. La solidarité de ces derniers est allée au-delà d’une présence massive. Au sortir de la salle d’audience, ils ont spontanément réuni la somme de 50 000 Fcfa pour contribuer à la caution exigée par le tribunal.

Edouard TAMBA

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