Insécurité : L’armée et la police recrutent au Cameroun

INSECURITE

Paul Biya veut grossir les rangs de l’Armée

Le ministre de la Défense (Mindef) reconnaît que militaires et civils camerounais ont payé de leurs vie de multiples attaques de bandits armées ces derniers mois au Cameroun. « Pour le Grand nord, par exemple, le Cameroun paie le lourd tribu de l’instabilité sociopolitique de ses voisins », explique-t-il aux député lors de plénière de lundi à mardi dernier. Et de rassurer : « pour le moment, nous avons l’initiative des opérations. Nous avons fait un bilan à Ndjorè, à Douala…la gendarmerie a mis hors d’état de nuire tous les bandits qui s’étaient échappés de la prison de Yoko ». A cela s’ajoute de nouveau dispositifs. Notamment l’Opération Galilée qui assure désormais 24h/ 24 la sécurité des 600 Km² de la zone d’extraction pétrolière du Cameroun en mer, un nouveau centre opérationnel à Douala, le renforcement de la discipline au sein des corps etc. Il y a aussi les nouvelles décisions du chef de l’Etat. Selon le Mindef, Paul Biya a instruit des recrutements dans l’Armée.

Les corps d’élite tels que le Bataillon d’intervention rapide (Bir) et le Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign) verront leur rangs grossir. Deux nouveaux bataillon de Bir sont annoncés, de même que trois nouveaux escadrons du Gpign. « Je crois que les mêmes décisions sont prises au niveau de la police nationale », indique le Mindef. Un ensemble de mesure dont l’efficacité selon lui, dépendra de l’adhésion des populations et des chefs traditionnels au renseignement, et « la collaboration au niveau des chefs d’unité des différents corps ». Le Mindef disposera de plus de 162 milliards de Fcfa pour mener sa tâche à bien. « Un budget confortable », selon les députés. Ces derniers ont révélé quelques frictions avec Rémy Ze Meka.

Il se trouve que des étincelles ont ponctué les travaux de la commission des finances et du budget de la 3e session ordinaire de l’Assemblée nationale. Le Mindef serait sorti de ses gongs durant l’une des séances. Histoire de rappeler aux membres de l’auguste Chambre qu’ils doivent le traiter avec plus de courtoisie. « Je ne pas là pour passer un oral. Que les commissaires me parlent avec plus de respect », avait lancé Rémy Ze Meka lors des débats sur le futur budget du ministère de la Défense. Les propos du ministre surnommé « Bad Boy » sont apparemment restés en travers de la gorge de l’honorable Ndatoua. Durant la plénière de lundi à mardi dernier, il pense que le Mindef devrait retiré ses propos.

C’est aux environs de 3h40 hier, que le Mindef a pu en répondre. « De part ma formation et mon éducation je ne suis pas un homme insolent », entame « Bad Boy ». Il n’a pas oublié les propos du député l’ayant interpellé ce jour-là. « Le budget de la défense est un gros budget utilisé par les personnels et des généraux qui tiennent à peine debout », s’était-il entendre dire. « Nous ne venons pas ici pour qu’on insulte nos collaborateurs. Même s’ils ne tiennent pas debout, il y a un chef des Armées… », dit le ministre. Par conséquent, « je ne vois pas ce que j’aurais à retirer », assène Remy Ze Meka. La question de l’insécurité au Cameroun lui semblait plus urgente que cet incident qu’il juge clos depuis lors.

Edouard TAMBA

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