Du Congo à la France, le parcours de Pierre N’gahanne

PARCOURS

Pierre N’gahane : Noir, Français et préfet

Monsieur le Préfet

Monsieur le Préfet

 

Le nouveau préfet des Alpes-de-Haute-Provence en France prendra fonction le 1er décembre 2008. Ce Camerounais d’origine est né au Congo d’une mère capverdienne. Le contexte de sa naissance lui offrait plusieurs nationalités. Il a choisit de devenir Français. Un dévouement pour l’Hexagone qui l’a propulsé au sommet d’une région territoriale à la faveur du vent d’ouverture prôné par Nicolas Sarkozy. Pierre N’gahane a la particularité d’être le premier noir venu d’Afrique à accéder à ces fonctions. Son CV éloquent ne suffit pas à taire le débat autour de ses origines…

N’gahane Pierre de l’Autorité. La plus haute autorité de la région Alpes-de-Haute-Provence en France porte bien son prénom. Un prénom choisi par son père avant même sa naissance, le 14 octobre 1963 à Pointe Noire en République populaire du Congo. “Je peux dire que ce nom a agit sur lui”, affirme N’gahane Koutouzi Robert. Il se souvient que son fils a toujours occupé des responsabilités. Doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université catholique de Lille, vice-président de la même université, président de l’association Initiative pour le développement économique de l’Afrique-Lille (Idéal)… rappelle le géniteur du nouveau préfet de la région de Alpes-de-Haute-Provence. N’gahane Koutouzi Robert est d’avis que son fils n’est pas très ordinaire. Il se caractérise déjà par le fait d’être le dernier né de la famille. Un benjamin inattendu. “Après six enfants, j’ai dit à mon épouse qu’on arrête. Elle ne l’a pas entendu de cette oreille”, raconte le père. Il n’en croit pas ses oreilles lorsque son épouse lui annonce : “Je suis enceinte !” Le fait étant irréversible, il s’énerve et finit par se résoudre à attendre la naissance de l’enfant.
Les aînés de celui-ci ont tous des prénoms porteurs de signification : Sagesse, Emmanuelle, Espérance et Béatrice. Le bébé annoncé n’échappera pas à cette tradition. “Cet enfant, on va lui donner le nom de l’Autorité”, annonce N’gahane Koutouzi Robert. “Il s’appellera donc Ngahane Koutouzi de l’Autorité”, prévoit-il. Mais son absence du Congo au moment de l’accouchement va modifier ses volontés. La sage-femme ayant assisté le médecin-accoucheur propose d’ajouter le prénom de ce dernier au nom du nouveau né, et de mettre Koutouzi de côté. Ngahane Pierre de l’Autorité sera le nom de l’enfant. “C’est le seul qui ne s’appelle pas Koutouzi”, relève le géniteur, inspecteur des Impôts de classe exceptionnelle à la retraite reconverti dans le conseil fiscal. Et c’est dans son cabinet, sis au camp Sic de la Cité Verte à Yaoundé, qu’il parle de son fils. “Driiiiiiiiiiiiiing” sonne le téléphone posé sur son bureau. Un combiné d’une autre époque dont la composition des numéros se fait à l’aide d’une molette. Le parcours de cet ex inspecteur des Impôts permet de mieux comprendre celui de son fils.

Citoyen du monde dès la naissance

Il est titulaire de deux certificats d’études primaires. L’un obtenu au Cameroun, et l’autre au Congo, à Mouyonzi. N’gahane K. Robert intègre ensuite l’Ecole supérieure d’Olizi. Le pouvoir colonial ayant entrepris des réformes, l’établissement devient un collège. Il y reste. Obtient son Brevet d’études du premier cycle (Bepc) en 1953 ; intègre l’école des Cadres à Brazzaville l’année suivante et devient agent de l’Etat. Mais ses origines l’empêchent de gravir les échelons de l’administration congolaise. Entre temps, il est tombé sous le charme de Coehlo Furtado Domingas, une Capverdienne. Les tourtereaux se marient en 1957 au Congo. C’est dans ce pays que tous les fruits de l’union verront le jour. Le fonctionnaire du Congo rejoint la fonction publique du Cameroun en 1958 comme cadre. Il fera partie de la première promotion de l’Ecole camerounaise d’administration (Eca), aujourd’hui Enam. Il en ressort comme contrôleur des contributions directes. Puis obtient une bourse pour l’Eni en France. “Nos enfants étaient restés chez mes beaux-parents à Pointe-Noire. C’est quand nous sommes revenus de France que j’ai réuni la famille à Douala en 1966”, confie le père de famille, nommé inspecteur des Impôts à cette époque. Lorsque la famille s’installe à Yaoundé, celui qui deviendra le préfet d’Alpes-de-Haute-Provence fait ses premières classes à l’école du Centre. Le collège Montesquieu, au quartier Mvog-Ada l’accueillera pour le début de ses études secondaires. Ensuite, “il est allé rester avec sa tante à Douala”, poursuit le père.

La famille Ngahane au complet en 1964. Le futur préfet a un anLe benjamin de la famille N’gahane poursuit ses études au Lycée Joss. Il y nouera des relations particulières avec une camarade de classe. Après l’obtention de son baccalauréat D il quitte le Cameroun. Cap, en 1983, sur la ville de Lille en France pour des études en économie à l’Université catholique de cette ville. Il y décroche un doctorat en sciences de gestion de l’université publique de Lille II, avec une thèse relative au marché du pétrole brut. N’gahane P. entre ensuite dans le corps des enseignants de l’université catholique de Lille. Il y passe toute sa carrière d’enseignant et accède au grade de professeur des universités. Il n’a pas oublié son amour du Lycée. Cette dernière l’a rejoint en France. Elle effectue des études qui débouchent sur un diplôme d’ingénieur en télécommunication. Aujourd’hui mariés, ils ont deux enfants. En 1995, il est propulsé au décanat de la Faculté libre des sciences économiques et de gestion, comme Doyen. Dix ans au poste. Il choisit la nationalité française en 1997. La même année, il est élu vice-président de l’université catholique de Lille. Son cahier de charge prévoit les questions de solidarité et de société comme principales missions. Des tâches qui l’amènent à parcourir les pays africains ayant des universités catholiques. Après son poste de doyen, il est passé directeur du département d’éthique, en 2005.

De l’ouverture de Sarkozy à l’effet Obama
Un coup de fil reçu le 17 janvier 2007 l’amène à quitter la fac. A l’issue du conseil de ministres du 31 janvier 2007, il est nommé préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. “ Je n’ai pas hésité trois secondes, j’avais l’opportunité de mettre en application les théories qui étaient les miennes ”, confie-t-il aux confrères de l’Afp. Pour son père, c’est un stage à la préfectorale. L’Union pour un mouvement populaire (Ump), formation politique au pouvoir en France s’en félicite. “ En étant à l’origine de cette nomination, dont il avait fait part aux représentants de la communauté africaine à laquelle il avait présenté ses vœux lors d’une réception le 2 janvier dernier, Nicolas Sarkozy [ministre de l’Intérieur de l’époque, ndlr] démontre sa volonté de mettre ses actes en adéquation avec son discours selon lequel la diversité est une chance pour la France ”, relève Rama Yade, secrétaire nationale de l’Ump à la Francophonie en 2007. Ses compétences s’étendent particulièrement aux Bouches-du-Rhône. C’est finalement le 20 septembre 2008 que N’gahane Pierre est titularisé aux fonctions de préfet territorial, à sa demande. La promotion passe apparemment inaperçue ; mis à part chez les proches et la famille.

mariage civil en 1990, pour le meilleur...
Mais, l’annonce du 12 novembre dernier arrache les unes des quotidiens, passe en boucle dans les radios et télévisions, fait le buzz sur Internet. “ C’est une élite de Bangoulap [village du département du Ndé à l’Ouest du Cameroun, dont la famille N’gahane est originaire, ndlr] qui m’a appelé pour me dire qu’on a nommé mon fils et que ça passe à la télé ”, se rappelle Ngahane K. Robert. “ J’ai regardé à la télé, et je l’ai appelé au téléphone ”, poursuit-il. “ On m’a donné un territoire ”, rien de plus, lui répond son fils. Mais pourquoi un tel ramdam dans la presse et l’opinion alors que N’gahane Pierre était déjà préfet ? La thèse d’une machination du président Sarkozy pour tirer des dividendes politiques fait son chemin. Certains y voient “ l’effet Obama ”. Le père du préfet n’est pas de cet avis. D’après lui, il s’agit “ d’une évolution dans un pays où la valeur des noirs est reconnue ”. Il se souvient que Sarkozy a travaillé à cette promotion avant même d’accéder à la magistrature suprême. “ Je pense plutôt que les Etats-Unis ont suivi la France ”, conclut-il. Le principal concerné s’oppose aussi à “ l’effet Obama ”. “ Je crois plus à un effet de calendrier (…) Cela fait quelques mois que j’attends d’avoir cette opportunité ”, lance-t-il à la presse à la suite du conseil de ministres du 12 novembre. Et que dire de la précision faite sur la couleur de sa peau ? Certaines publications le présente justement comme étant le premier préfet noir en France.

Son Ideal pour l’Afrique
Quoi qu’il en soit, Ngahane Koutouzi Robert s’en réjouit : “ A l’époque, il était rare de rencontrer des noirs dans les rues en France, en dehors des Sénégalais qui nettoyaient les routes, surtout à Paris. Aujourd’hui, c’est le pays des noirs ”. De ses souvenirs, son fils ne serait pas revenu au Cameroun depuis 1994. Cette année-là, il s’était rendu à Bangoulap pour les obsèques de sa grand-mère paternelle ; deux années après le décès de sa mère. Les technologies de l’information et de la communication aident à garder le contact. “ Chaque dimanche, il m’appelle on cause, et je lui envoie aussi des mails ”, relève le conseiller en fiscalité. Quelques fois aussi, “ on va là-bas le voir ”, dit-il. Quid de l’Afrique dans les idées de son fils ? “ Il a été président d’une association qui œuvre pour le développement de l’Afrique. Ils veulent qu’il y ait une franche coopération entre l’Afrique et la France ”, indique N’gahane Koutouzi Robert. Il s’agit de Ideal, que N’gahane Pierre a présidé pendant 10 ans. Le père est convaincu que c’est à l’occasion d’un colloque organisé par cette association que son fils a tapé dans l’œil de Sarkozy. La rencontre portait sur l’intégration en Afrique. “ Ce n’est naturellement pas le premier préfet noir que nous avons, mais c’est sans doute le premier préfet d’origine étrangère, les autres étant d’origine antillaise et donc français depuis Louis XIV ”, précise le secrétaire général de l’Ump, Patrick Devedjian, sur les ondes de France Info au cours de l’émission Questions d’info.

“ En réalité donc, ce préfet est mis en place parce qu’il est noir… n’est ce pas du racisme à l’envers ? On se souvient du préfet musulman avec ses histoires qui ont mal tourné… ”, réagit un lecteur du Journal du dimanche sur la toile. “ Je pense que la discrimination positive est une erreur historique. Désormais dès qu’un noir ou un arabe aura des responsabilités, les gens penseront que c’est en raison de sa couleur et non de son mérite, et il y aura toujours une suspicion quant à ses compétences ”, poursuit un autre. Maintenant qu’il dispose d’un territoire de commandement, les défis sont plus grands. Ce d’autant plus que les débats autour des origines et de la couleur de la peau ont la… peau dure. “ Si je peux représenter quelque chose pour des gens en espérance, je prends. Il y a beaucoup de gens dans notre pays qui sont en attente (…) Je ne bouderai pas ce plaisir. Mais il ne s’agit pas d’un combat, plutôt de porter des convictions, précise-t-il. Je serai responsable de la sécurité publique, de la sécurité civile, j’appliquerai la politique du gouvernement sur le territoire, en tant que représentant de l’Etat dans le département, mais en collaboration avec les collectivités locales, les communes, le département, la région en fonction des prérogatives de chacun ”, répond-il lors d’une interview accordée à Grioo.com. 

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 21-11-2008

24 thoughts on “Du Congo à la France, le parcours de Pierre N’gahanne

  1. TAMBA

    Etum, ce sujet n’est pas une initiative personnelle. Mais il mérité d’être traité dans Le Messager et dans les autres publications africaines “à plus d’un titre”, pour reprendre l’expression de Kans. Au-delà de l’effet papillon que je ne suis pas sûr de comprendre, il y a deux aspects majeurs (discutables) à mon avis. Je commencerais par signaler que la “camerounité” de Pierre N’gahane est indiscutable. Ensuite, sa position dans l’administration de sa patrie d’accueil en fait un exemple de réussite. Pour un pays en manque de modèle, et où tout “part en couilles”, c’est un modèle. Autant qu’un certain Obama, il rassure ceux qui pensaient qu’être Noir, c’est être un sous-homme.
    En ce qui me concerne personnellement, il me semble que c’est la manifestation d’une dynamique inexorable. Je lisais sur un forum, un toubab se plaindre des revendications des Noirs, se demandant quand est-ce qu’un Blanc sera préfet en Afrique. Les Européeens ont tout fait pour plomber notre avenir… Traite des noirs, colonisation, décolonisation, comptoirs coloniaux, Francafrique etc. Ils n’avaient pas demander notre avis. Nos cours d’Histoire à l’école primaire et au lycée parle des gens comme Louis Aujoulat, Hans Dominik, Von Put Kammer etc.
    Et beh, la roue de l’histoire tourne, et l’invasion a changé de camps. Les générations futures, en commençant par nos cadets, doivent le savoir et le comprendre. Quoi meiux que la presse (Histoire du présent) les y aidera?

  2. Kans

    C’est bien ce que je désigne comme “effet papillon” que tu décris: la nomination du prefet noir ici qui a pour effet de donner une modèle ailleurs, de rassurer. Même dans ce cas, ce ailleurs se revèle être le cameroun terre d’origine de ce prefet.

  3. etum

    @Kans
    Sans vouloir nier l’effet papillon c’est plutot le phénomene inverse auquel nous allons assiter.
    Les élites feront accoucher leurs femmes au US pour avoir une chance d’avoir un futur Barack dans la famille
    Les jeunes continuerons à sortir du cameroun en esperant etre préfet un jour en france.
    Il faut chercher les modèles sur place cehz nous je suis sur qu’il y’en a.

    Tous ceux qui reussisent ailleurs ne nous apportent rien de concret au pays à part les discours

  4. TAMBA

    Merci pour la précision Kans. J’en parlais donc sans le savoir 🙂

    Mais Etum,
    Tu parles bien d’élites. C’est une minorité. Une minorité de corrompus qui a échoué et s’accroche aux pouvoirs. Que fais-tu de la grande majorité d’où peut surgir un leader s’étant inspiré des autres?
    On se rejoint sur le fait que les Africains vont à la conquête de l’Occident. Cela se vit autant en sciences, en politique qu’en sports.
    Mais je crois profondément que toutes ces énergies contribueront à l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants. A ce titre, N’gahane et les autres sont des modèles. Ils prouvent qu’on peut rêver et y arriver.
    Si cela est possible là-bas, pourquoi pas ici? That is the question

  5. etum

    @Edouard,
    Le probleme est que nous nous trompons de combat, nous valorisons toujours ceux qui sont partis, ceux qui reussisent ailleurs et qui viennent nous donner des lecons sous pretexte qu’ils sont de l’autre coté de la Mer. Des fois je réagis comme eux (donneur de lecons) mais j’aimerais bien que Le Messager me fassent des portraits de eux qui font bouger les choses à douala, Maroua ou N’déré, allez sur le terrain. Il y’en a tous ceux qui sont des élites ailleurs le sont pour eux et tres souvent ne sont plus camerounais, ils ne sont pas des exemples positifs mais négatifs car ils incitent à ne plus faire confiance à son pays.

  6. Kans

    Etum a encore recommencé avec son histoire de faire bouger le Cameroun. OK, si c’est ca, j’attends moi-même les profils de ceux-là. Et je fais déjà un pari: tous auront les mains sales politiquement et surtout par rapport à la corruption. L’illusion de bougement qu’on croira voir grâce à eux pourrait n’être que l’arbre qui cache la forêt de toutes leurs malversations.
    Alors, j’attends les profils.

    No they cannot!

  7. Etum

    @Kans,

    Je suis pour le mouvement et ceux qui font bouger le cameroun ne sont pas tous dans la politique ni corrompus. En plus qui te dit qu’il y’a pas la corruption en occident?

  8. Kans

    Qu’est-ce que j’ai encore dit, non? N’est-ce pas j’attends avec impatience les profils comme toi?
    Sinon en attendant, on peut citer des personnes qui “a priori” gagneraient à être connues pour leur action dans ce sens. Tu as des noms?
    – Amely James Koh Bella, pour sa lutte contre la prostitution
    – Eto’o Fils pour (son?) l’école de foot?

  9. Kans

    Bah justement, j’ai du mal!
    Dès que je veux citer un nom, je me rends compte que c’est quelqu’un qui est noyé dans la mafia politico-rdpcisto-etc. Et que même le semblant d’action, c’est juste le gari qui déborde et les populations profitent aussi un peu.
    Bon attend, je vais chercher… mais si tu connais tu nous diras n’est-ce pas?

  10. Ti Aya

    Etum, lorsque tu dis que c’est facile d’en trouver, on s’attend à ce que tu en donnes un exemple, pas que tu insistes pour que quelqu’un d’autre le fasse.

  11. Etum

    Et pourtant
    Haman Mana qui fait un tres boulot avec le quotidien Le Jour

    Nana Payong avec son cercle de reflexion, son projet de bibliothèque dans chaque établissement du pays

    Olga Tiyon, les Gos du Kamer

    Freddy Tchalla de Guiness à MTN on ne le présente plus

    Josephine Ndagnou que l’on ne présente pas non plus

    Me Akere Muna

    Basseck…

  12. Etum

    Edouard,

    Je pense que oui, figures toi que je la lis la presse locale, je regarde la CRTV en direct lol
    Est ce que tu peux me déterrer dans vos archives un portrait comme celui que vous avez fait sur ce prefet francais?

  13. Ti Aya

    Mais Etum, si tuconnais tous ces gens en lisant la presse locale et en regardant la CRTV, ça veut dire que la CRTV et la presse locale en parlent, non?

  14. Nino

    Etum,
    Tu as raison sur le fond.
    Mon minuscule constat depuis quelques années que je lis la presse en ligne est qu’il y’a peu de reportage fouillé. La presse se contente souvent de relater des faits, ou fait trop dans le politique, le social et le sport.
    La presse chez nous fait peur de reportages au sens de sujets décorrélés de la réalité. Un reportage signifie souvent un grand format sur un sujet d’actualités.

    Je suis en général sur ma faim quand je les lis, mais il faut dire que j’attends aussi plus d’analyse chiffrée.

  15. Kans

    Comme par hasard, sur 20mai.net 😉 qu’est-ce que je lis?
    Eto’o pourrait faire tourner potentiellment 20 millions dans l’économie camer en produits dérivés. dixit PWC!

    Bon Etum, je dois reconnaitre beaucoup de mérites à ceux que tu cites, notamment Nana Payong; c’est bien lui l’initiateur du concept de “bourse du livre” au début des années 90, non?
    Haman Mana que je connais personnellement; Mutations à ses débuts il fallait le faire. Pour avoir vu naitre le journal je salue le chemin parcouru.
    Enfin bon, …

Leave a Reply