Le bilan de la saison 2008 de basket-ball au Cameroun

Basket-ball – Saison 2008

Beac et Injs font main basse sur la coupe

Le complexe de la Concorde a abrité les finales de la coupe du Cameroun de basket-ball samedi dernier, 18 octobre 2008. Beac et Injs conservent leurs titres,  Onyx s’impose les jeunes

 

              

                         

Le capitaine de Beac reçoit le trophée

Le capitaine de Beac reçoit le trophée

Une saison plus tard, l’histoire se répète en basket-ball masculin senior. Condor de Yaoundé, équipe

championne en titre, est tombé en finale de la Coupe du Cameroun  face à Beac de Yaoundé, 82-70. La détermination du meneur de Condor dans les deux derniers quarts temps, n’y a rien fait. Son équipe étant menée de 17 points, Noumboh Gaetan multiplie les prouesses techniques. Il court dans tous les sens, dribble, fait des passes aveugles, aligne des tirs à deux et trois points. Si les dieux du stade sont avec lui, ils sont aussi avec ceux d’en face. Particulièrement Bayang, le dossard 17 de Beac. Il est non seulement l’auteur du premier panier à deux points de la partie lancée aux environs de 16h30, mais aussi le Most valuable player (Mvp) à l’issue de la rencontre.

Bayang aura été intraitable aux tirs à trois points. Affolant ainsi le compteur dès le troisième quart temps. Il bénéficie de l’appui de ses coéquipiers, notamment Mangamba Serge, le capitaine de l’équipe, plus en jambe après un long séjour sur la touche. Le public se régale et en redemande. Surtout qu’il a fallu attendre deux quarts temps pour assister à un match digne d’une finale senior. Dès l’entame, les joueurs de Condor semblent plus offensifs. Ils mènent à la marque mais se font rattraper et perdent la première manche par 19 points contre 22. Les maladresses s’intensifient au cours de la seconde manche. Balles perdues, air ball, tirs manqués, fautes… le public en arrive à s’énerver.

« Ils jouent quoi comme ça ? », « Donc le match-ci va se jouer aux lancers francs »… entend-on dans les tribunes. A la fin du second quart temps, Beac n’a qu’un point d’avance. Mais les champions en titre resteront menés jusqu’à la fin du match. « C’est une déception personnelle. Mais aussi une déception de groupe, le basket est un sport collectif. A un certain moment tu peux donner une dynamique pour que les autres suivent. On voulait à tout prix le doublé cette année », confie le feu follet des Condors, entouré de ses coéquipiers. Son coach trouve explications à la seconde défaite du genre. « On a perdu le match dès le troisième quart temps parce qu’on a baissé ne défense. C’est vrai que le doublé m’échappe. Je suis retombé dans mes travers de l’année dernière. Mes joueurs étaient psychologiquement en deçà. Les joueurs adverses ont été dominants sur tous les duels », explique Ibama Hervé.

Le capitaine de Beac reconnaît que la partie n’était pas gagnée d’avance. « On jouait contre la meilleure équipe du Cameroun. A un moment le coach nous a dit que les adversaires étaient un peu émoussés. On a donc accéléré et on a géré l’avance », dit-il. L’entraîneur de Beac ne cache pas sa joie. « Je suis très content pour mes joueurs. Il le leur fallait pour leur rebooster le moral. On n’a pas perdu dignement le championnat et cela nous est resté en travers de la gorge. Il nous restait à conserver notre coupe », observe Etienne Obah. Une coupe que le club détient depuis 2004. Quelques heures avant, ce sont les filles de l’Institut national de la jeunesse et des sports qui conservait le trophée. Ce en infligeant la correctionnelle aux filles de Friendship : 61-36.

L’internationale Gano Siloise peut enfin caresser le trophée qui lui a échappé l’année dernière. « Je suis heureuse parce que je voulais absolument gagner cette coupe. J’avais vraiment la rage. Je me suis beaucoup entraînée et tout ça c’est grâce à mes coéquipières et à tout le staff de l’Injs », lance-t-elle. Augustin Mouelle, coach de Friendship se dit déçu. Il relève que « sur 12 filles alignées, 9 n’ont jamais joué un match devant un tel public. 3 de mes meilleures joueuses ont eu des bourses pour les Etats-Unis, elles sont parties depuis septembre ». Chez les jeunes, Onyx s’est imposé face à Phoenix par 64 points contre 58.

Edouard TAMBA

3 thoughts on “Le bilan de la saison 2008 de basket-ball au Cameroun

  1. etum

    Je dis c’est le gazon sur le terrain?

    Etum, how que tu me falla les poux comme ça? Ce n’est pas du gazon, c’est du goudron. La photo en question est un “chef-d’oeuvre” de mon nouveau téléphone portable dont je ne maîtrisais pas encore le réglage. Nayo nayo ça va aller
    TAMBA

  2. Nino

    Mais, c’est le gazon quand même?

    Si tu dis que le vert du le terrain n’est pas le gazon, et que le terrain est gris; alors ceux qui jouaient en vert là, c’est seulement quoi la couleur de leurs maillots non?

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