Laurent ESSO corrige le nom de Paul BIYA

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Laurent ESSO corrige le nom de Paul BIYA

La réaction était tellement rapide et inhabituelle que certains détails sont apparemment passés inaperçus. Des fautes plutôt grossières. Il s’agit du communiqué signé du secrétaire général de la présidence de la République pour démentir l’imminence d’un remaniement ministériel au Cameroun en décembre prochain. « La Présidence de la République tient à souligner que le Chef de l’Etat n’a livré aucune confidence et rappelle qu’il s’est récemment rendu à New York pour prendre part aux travaux de la 63ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Il a, en marge de ces travaux, rencontré plusieurs hautes personnalités, dont le Président de la République de Turquie, le Secrétaire Général de l’ONU, Madame le Secrétaire Adjoint aux Affaires Africaines au Département d’Etat, avec lesquelles il a eu des entretiens n’ayant aucun rapport avec les allégations de l’hebdomadaire Jeune Afrique », dément le communiqué signé du 3 octobre 2008.

La réaction est consécutive à une brève publiée dans la rubrique Confidentiel de l’hebdomadaire Jeune Afrique du 29 septembre dernier. Quelques instants après la diffusion du communiqué par quelques médias d’Etat, le site de la présidence de la République (www.prc.cm) met le communiqué en ligne. On y lit dans le premier paragraphe que : « (…) l’hebdomadaire Jeune Afrique publie une information selon laquelle le Président de la République Paul SIY A a confié récemment à des visiteurs français qu’il procéderait à un remaniement ministériel avant la fin de cette année (Sic) ». Paul Biya, président de la République du Cameroun, y est transformé en « Paul SIY A ». Les médias écrits, et électroniques prennent le soin de corriger la faute en relayant le communiqué.

L’indélicatesse des collaborateurs de Paul Biya sera visible par le monde entier durant quatre jours. C’est en effet dans la journée d’hier, 7 octobre 2008 que les responsables du site web ont réparé leur crime de lèse-majesté ; comme si de rien n’était. Mais dans leur empressement, ils n’ont fait que confirmer qu’il n’y pas de crime parfait. Le communiqué sur le site Internet continue de laisser croire que l’orthographe du dixième mois de l’année , octobre, a changé. On y lit que le texte est signé par le secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso, le « 3 octobrre 2008 (Sic)». Pas un, mais deux rr pour le seul mois d’octobre. De quoi donner des frissons aux dictionnaires.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 07-10-08

4 thoughts on “Laurent ESSO corrige le nom de Paul BIYA

  1. lucide

    la fortune de Paul Biya repartie dans « quatre pays et quatre banques hors de ce continent s’élève à 9.755.538.920 Frs
    Selon la police, Omar Bongo et Denis Sassou N’Guesso ont le plus de patrimoine.

    Une enquête préliminaire de police menée à Paris l’an dernier à la demande d’associations révèle que plusieurs chefs d’Etat africains sont à la tête d’un important patrimoine immobilier dans les beaux quartiers de Paris et dans des localités huppées. Le rapport des policiers, dont le journal “Le Monde” fait état vendredi et dont une source judiciaire a confirmé à Reuters les grandes lignes, répertorie 33 appartements, hôtels particuliers et maisons possédés par le président du Gabon, Omar Bongo, et ses proches, au pouvoir depuis 40 ans. Le président congolais Denis Sassous-Nguesso, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, enregistre un total de 18 propriétés pour lui et ses proches.

    Omar Bongo possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d’euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le XVIe arrondissement de la capitale. Sur la Côte d’Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, trois maisons dont une de 176 m2. Omar Bongo a été l’un des premiers chefs d’Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection. Le président français l’a revu ensuite à Libreville lors d’une tournée africaine.

    Denis Sassou N’Guesso possède une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines) et un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté l’an dernier pour son épouse pour le montant de 2,47 millions d’euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d’euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

    En revanche, la police n’a rien découvert à Paris qui appartienne au président angolais Eduardo dos Santos, visé par l’enquête de police, ou qui concerne le président du Burkina Faso, Blaise Campaoré. L’épouse de ce dernier possède cependant deux logements dans le XVIe arrondissement.

    Les enquêteurs se sont en outre rendus chez des concessionnaires d’automobiles de luxe et, exhumant chèques et paiements, ont découvert notamment trois Bugatti à un million d’euros pièce achetées par Teodoro Nguema, fils du président de la Guinée équatoriale. Ce dernier a acheté une quinzaine de véhicules pour un montant estimé à 5,7 millions d’euros. Edith Bongo, épouse du président gabonais, a acheté une Maybach – marque de luxe de Mercedes – à 424000 euros.

    Le parquet a classé sans suite l’enquête, déclenchée par une plainte déposée le 27 mars 2007 par plusieurs associations pour “recel de détournement de biens publics”. Ces associations estiment que ces biens pourraient provenir de fonds publics détournés, ce que nient catégoriquement les chefs d’Etat concernés et leurs avocats parisiens.

    L’instruction de l’affaire de détournement de fonds à Elf de 1989 à 1993 avait mis en cause Omar Bongo et Denis Sassou N’Guesso pour des sommes versées par la compagnie pétrolière sur des comptes bancaires off-shore détenus par des proches. Les associations plaignantes pourraient poursuivre leur action par une plainte avec constitution de partie civile. L’aboutissement d’une telle procédure est toutefois incertaine, le droit international coutumier stipulant que les chefs d’Etat en exercice bénéficient d’une immunité pénale. (Reuters)

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