Le parcours bigarré des Bts à l’Esstic

BTS A L’ESSTIC

Retour sur un parcours bigarré

Avant la suspension de l’admission des titulaires du Bts à l’Esstic, trois promotions se sont succédées dans cette école de formation.

Certains peuvent s’estimer veinards. Ces titulaires du Bts qui ont eu l’occasion d’entrer à l’Ecole supérieure des sciences et technique de l’information et de la communication (Esstic). Ils appartiennent tous à trois promotions. La première ayant été admise pour le compte de l’année académique 2005-2006. Ils étaient une quinzaine, dont sept (7) en filière Journalisme, trois dans la filière Relations publiques, et quatre (4) en Publicité. “ Nous n’avions pas eu de problème avec les enseignements. Et lorsque les premiers résultats ont été affichés, certains camarades et enseignants étaient surpris par nos notes satisfaisantes. Surtout que nous avions rejoint les autres un peu tard ”, s’en souvient une étudiante en Relations publiques.
Mais l’accueil n’avait pas été très chaleureux. Certains camarades, opposés à notre entrée à l’Esstic, sont allés jusqu’à nous traiter de “menuisiers’””, raconte-t-elle. La cohabitation était encore plus difficile chez les élèves journalistes. Un journal produit par les étudiants admis en division II de l’Esstic depuis la première année constitua la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La publication dénommée “ L’Urgent ”, titrait sur les 100 premiers jours de Laurent Charles Boyomo Assala à la tête de l’Esstic, tout en proposant un dossier sur l’admission des titulaires du Bts en division II. “ C’était très grave. La publication avait provoqué un tôlé général ”, se rappelle Eugène Messina. L’équipe rédactionnelle s’était retrouvée devant le conseil de discipline de l’école. Les rédacteurs n’avaient échappé à des sanctions qu’à condition que chacun d’eux présente des excuses publiques.
Il y avait eu une messe de réconciliation, dirigée par un prêtre et deux pasteurs. Si elle n’avait pas eu lieu, la tension allait persister jusqu’aujourd’hui ”, poursuit Eugène Messina. Les promotions suivantes n’ont pas eu des rapports aussi tendus. “ Nos camarades étaient aussi réticents, mais nous avons eu moins de problèmes que la première promotion ”, relève Michèle N. étudiante en 3e année de journalisme durant l’année académique 2006-2007. Cette dernière fait partie de la deuxième promotion. On y comptait six titulaires du Bts admis en Journalisme, deux en Relations publiques et deux en Publicité. La troisième et dernière promotion compte une quinzaine d’étudiants admis en journalisme.
Si la première promotion a affronté une ambiance hostile, les candidats ont eu la chance de payer 50.000 Fcfa de frais de scolarité. Pourtant, les générations suivantes ont dû débourser pas moins de 600 000 Fcfa pour la même formation. Pour ce qui est de l’insertion, six des sept lauréats de la première promotion en journalisme ont un emploi dans les médias et des entreprises de communication de la place. Quant à la dernière promotion, elle n’a pas droit à l’erreur. Ceux qui n’auront pas la possibilité de valider tous leurs modules cette année académique pourrait voir leurs 600 000 Fcfa partir en fumée.

Par Edouard TAMBA
In Le messager du 26-09-2008

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