Avenir académique suspendu pour les Bts en communication

BTS EN COMMUNICATION

Avenir académique suspendu…

Les nouveaux lauréats du Bts en journalisme et communication d’entreprises sont partagés entre la joie et l’inquiétude.

Une foule immense a envahi le ministère de l’Enseignement supérieur à Yaoundé, vendredi dernier, 19 septembre 2008. Spectacle similaire à l’Institut Siantou supérieur (Iss) au quartier Mvog-Mbi, à l’Institut Samba supérieur à Mvan et à l’Institut supérieur des technologies appliquées et de gestion au quartier Fouda. Il s’agissait en majorité des candidats de la dernière session du Bts, du High national diploma (Hnd), du diplôme supérieur de l’enseignement professionnel (Dsep)… Ils sont fixés sur leurs sorts, deux mois après les examens. Mais l’avenir n’est pas certain pour tous les lauréats. Particulièrement pour ceux qui comptaient poursuivre leurs études à l’Esstic.
La joie des diplômés en communication (Journalisme et Communication d’entreprises), n’est pas totale. L’admission des titulaires de Bts en communication dans cette école est suspendue. “ On était déjà au courant de cela avant les résultats ”, reconnaît William, lauréat en journalisme. “ Mais on avait espoir que la décision du conseil de l’université de Yaoundé II pouvait changer à un moment. Mais le ministre a entériné la décision ”, poursuit-il. Le jeune lauréat soutient que “ ce sont les diplômés du Bts qui se démarquent mieux sur le terrain.
Un avis que partage le directeur de l’Iss. Selon Mesmin Kanguelieu, “ les résultats des titulaires du Bts à l’Esstic parlent d’eux-mêmes. Ils avaient les meilleures notes ”. Ce que pense aussi un titulaire de Bts ayant obtenu sa licence à l’Esstic. “ Les titulaires du Bts n’ont pas de problèmes académiques. Le niveau de ces étudiants est plutôt satisfaisant si je m’en tiens à la première promotion dont je fais partie, et même la seconde promotion ”, relève Benjamin Fouda Effa. “ C’est une décision regrettable, dans la mesure où c’était une chance pour une jeunesse camerounaise qui aspire au savoir ”, tranche Eugène Messina, diplômé de la même promotion.
Quoi qu’il en soit, c’est une pilule amère pour les titulaires du Bts. “ C’est à un carrefour qu’ils sont lâchés. Ils peuvent changer de cursus universitaire, ou se lancer dans le monde de l’emploi ”, entrevoit Eugène Messina. William a déjà quelques idées. “ Puisque la porte de l’Esstic se ferme, on va essayer de voir ailleurs ”, projette-t-il. Seule cette université accueille les titulaires du Bts en 3e année de licence en Communication sociale et journalisme, Communication des organisations… La possibilité d’envisager des cours à distance peut se substituer au déménagement pour la capitale économique. “ Certains camarades et moi sommes en contact avec des établissement occidentaux pour des cours par correspondance, notamment en France et en Belgique ”, révèle le lauréat. Pour B. Fouda Effa, il n’y a pas lieu de se faire du mauvais sang. “ On ne devrait pas être inquiets, c’est un diplôme qui ouvre la voie de l’emploi ”.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 26-09-2008

Leave a Reply