La science en ébullition à l’école Polytechnique de Yaoundé

RECHERCHE

La science en ébullition à l’école Polytechnique

Les rencontres 2008 du consortium international «Euro graduation acces (Ega) s’achèvent à Yaoundé ce 11 septembre 2008

La question des sources d’énergie compatible avec la protection de l’environnement est plus que jamais d’actualité. C’est en tenant compte de ces nouvelles exigences que des chercheurs camerounais présentent leurs travaux aujourd’hui à l’Ecole nationale supérieure polytechnique (Ensp) à Yaoundé. H. Simo et P. Woafo ont mis au point un chauffe-eau solaire automatique. L’appareil en question permet de porter l’eau à ébullition grâce à un dispositif électronique en mesure d’amplifier les rayons solaires. Un appareil de semis automatique, y sera aussi présenter. Cette machine équipée de quatre roues permet de semer des graines de maïs, de haricot ou d’arachide en marchant. L’occasion sera aussi donnée à d’autres chercheurs, parmi lesquels Pr. Jacques Fame Ndongo, de montrer qu’il est possible d’améliorer la portée d’un tambour d’appel.

Ces projets sont publiés à l’occasion des Rencontres 2008 du consortium international «Euro graduation acces (Ega)», sous le thème « Innovation pédagogique ; recherche intégré et transfert des compétences ». Le consortium Ega est un ensemble d’écoles supérieures et d’universités créé 2003 à l’initiative de l’Institut supérieur des matériaux et mécaniques avancés (Ismans). Ces établissements se fixent pour missions de « construire et partager des compétences scientifiques et techniques dans un environnement interculturel », expliquent les responsables. Les rencontres de Yaoundé « sont un moment où les membres du consortium se regroupent pour faire l’état des avancés dans divers domaines de la science », indique le vice-président de Ega, Pr. François Tsobnang.

Depuis hier, justement, les hommes de sciences venus de l’Afrique du sud, du Burkina Faso de la France et du Cameroun  se succèdent pour des exposés tels que : « Stratégies de l’enseignement supérieur au Cameroun », « récentes évolutions en ingénierie de formation au Cameroun et en Afrique centrale », « Elaboration et caractérisation des ciments alumineux à base de bauxite et chaux d’origine camerounaise », « Entrepreunariat : antidote de la pauvreté au Cameroun »… Le directeur de l’Ensp ne cache pas sa joie d’accueillir un tel événement pour la seconde fois. « Nous voulons que notre pays développe suffisamment de compétence pour être reconnu sur la scène internationale », souhaite Pr. Charles Awono.

Cela est possible si les conditions sont offertes aux étudiants de l’Ensp. « En leur offrant le meilleur, ils seront les meilleurs », clame-t-il. Le processus d’adhésion de cette école au consortium est déjà lancé et pourrait aboutir dans les 12 prochains mois selon Pr. F. Tsobnang. L’établissement est déjà partenaire ; autant la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo). L’Ismans y a établit un laboratoire de recherche mixte opérationnel. C’est la preuve, selon le vice-président de Ega que ce n’est « pas un congrès scientifique de plus ». Car en plus, le consortium a offert la possibilité à 150 étudiants camerounais de suivre leurs études dans les écoles occidentales, depuis 2003.

Par Edouard TAMBA

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