Polémique autour du sort des étudiants de l’Ens de Maoua

CAMEROUN – EDUCATION

La polémique enfle entre Le Minesup et Le Jour

L’intégration des futurs diplômés de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Maroua dans la fonction publique est-elle compromise ? Le Jour épilogue sur la question, le Minesup réagit instantanément

Le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) a dû être piqué au vif. Difficile de ne pas faire de lien entre l’article barrant la grande une  du quotidien Le Jour hier matin, et le document que le chef de la Cellule de communication (Cellcom) de ce ministère a fait parvenir dans les rédactions le même jour. « Qui emploiera les diplômés de l’Ecole normale supérieure de Maroua ? », interroge le premier. « Au terme de leur formation, les anciens élèves de l’Ecole normale supérieure de Maroua sont intégrés à la fonction publique (…) », rétorque Jean Paul Mbia en reprenant l’article 70 du décret 2008/282 du 9 août 2008 portant organisation administrative et académique de l’Ens de Maroua.

A propos, Le Jour « remarque que ce concours est organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur, qui a seul signé les décisions ». Pourtant, « dans le cas de l’Ens de Yaoundé et des autres écoles donnant droit à un recrutement dans la Fonction publique, les concours sont lancés par le ministère de la Fonction publique et le ministère concerné ». L’article va plus loin en évoquant une interview du directeur du développement des ressources humaines de l’Etat au ministère de la Fonction publique. « L’organisation des concours administratifs est une compétence exclusive du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative. (…) C’est une compétence du Minfopra qui l’exécute en liaison avec les administrations utilisatrices », rappelle-t-il.

Ce qui est conforme aux dispositions de l’article 3, alinéa 2 du décret n° 2000/696/Pm du 13 septembre 2000 fixant le régime général des concours. Selon cet article, « les concours administratifs sont ouverts par arrêté du Ministre chargé de la fonction publique qui en assure l’organisation, en liaison avec les département ministériels concernés ». Par conséquent, si le Minesup n’a pas respecté ces prescriptions, ce concours ne « donne pas droit à un recrutement à la fonction publique », ajoute nos confrères en se fondant sur l’alinéa 3 de l’article susmentionné : « l’organisation des concours d’entrée dans les établissements de formation n’ayant pas vocation à former les futurs fonctionnaires relève de la compétence des Ministres desdits établissements ». Le chef Cellcom du Minesup semble ne pas partager ce propos. « Les modalités des concours sur épreuves ou sur dossiers prévues aux articles 50, 51, et 52… ainsi que les quotas des places sont fixés chaque année par un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, après consultation des ministres chargé des enseignements secondaires et de l’éducation de base ». En attendant d’être définitivement fixés, les candidats à l’Ens de Maroua ont de quoi frémir.

Par Edouard TAMBA

12 thoughts on “Polémique autour du sort des étudiants de l’Ens de Maoua

  1. Nino

    ça ressemble à l’amateurisme depuis le début.
    Le problème fondamental est qu’ils jouent avec l’avenir de la jeunesse qui va s’investir dans ces études pour constater à la fin (encore une fois) qu’il y’a le chômage !

    Merci à Le Jour d’avoir porté ceci devant le grand public. Et je pense que l’histoire ne s’arrêtera pas là.

  2. dzoch

    Encourager plustot les initiatives etatiques en vue de juguler le non emploi des jeunes que de se lancer dans les spéculations de ce genre.

  3. kely

    au fait c’est définitivement quoi?vous jouez avec l’avenir des jeunes ou quoi pensez à ceux qui vont quitter leur famille à douala par exemple pour venir à maroua c’est tellement loin mais il faudra se sacrifier . à quoi bon le sacrifice s’il ne sera pas rentable?
    vous savez vous n’êtes pas obligé de l’ouvrir cette année attendez d’ être matériellement prêt avant de vous engager on pourra attendre s’il le faut
    et pour l’informatique pensez vous avoir suffisamment de matériel pour former des informaticiens dignes de ce nom vaudrait peut être mieux aller à l’univ de ydé 1 et chercher un master car au moins là bas le matériel est présent et la formation apparement garantie
    répondez moi svp

  4. ruth

    soyons réalistes et demandons ns quel sort attend ces futurs étudiants après leur formation.on a bien envie de s’y engager , mais quand on voit le nombre de diplomés de l’ens de douala et de yaoundé qui courent les rues faute de recrutement , il ya de quoi avoir peur.la jeunesse camerounaise ne veut pas etre flatée, mais ce nous voulons c’est d’intégrer le monde professionnel.nous voulons etre rassuré quand a l’aboutissement de ce projet

  5. Djimen Lyhne

    Mon Dieu! Vous avez raison, Je ne vois pas comment les Diplômés de l’ENS seront reversés dans la fonction Publique alors que le MINFOPRA n’aurait pas donné son aval à leur formation. Mais où va le Gouvernement camerounais à la fin? On ditait qu’au lieu d’essayer de trouver des voies et moyens pour octroyer des emplois au jeunes afin de reduire le taux de chômage ambiant, l’administration Camerounaise se préoccupe à remplir ses Caisses! Regardez le nombre de Candidat à ce Concours et estimez les frais reversés à l’Etat! Ils se fouttent de nous ou koi? d’abord c’est les ATANGANA, MBARGA, OUMAROU qui réussissent aux concours ouverts, en plus lorsqu’il faut aller enseigner, ce qui parait tjrs très difficie à ce “groupe de favorisés” faut que rien ne passe!
    Ayez peur de Dieu si vous n’avez pas peur des Hommes! Souciez vous du devenir de votre pays! Faites au moins concurrence à vos voisins Car je vous assure si ça continues, en plus d’être discredité au regard de l’opinion Internationalenous aurons tous honte d’être Camerounais, et qui sais? nous irons peut être jusqu’à changer de Nationalité et peut être que le Cameroun finira par être dépourvu de tous ces Citoyens!
    Si cela arrive, de qui vous moqueriez vous encore?

  6. FOUODJOUO MOISE

    vous savez le cameroun est dans une phase de perdiction totale; les gouvernants ne sont plus en mesure de controler la situation et hop c’est le statuquo total on satisfait les caprices de tout mouton qui peut permettre à ce qu’on se maintiennent au pouvoir.
    ce n’est pas étonnant ce qui arrive à l’ENS de maroua, c’est le revers d’un certains processus enclenchés dans les années 90 pour assoir et pouvoir. Qu pensez vous? que la fonction publique qui a de la peine à inserrer 1400 élèves d’une promotion de l’ENSy1 pourra d’un coup de baguette magique dans un pays où la boue du tunel semble une entrée recruter de plus 7000 élèves.Je sais que le président à repondu à l’élite du Grand nord par l’Absurde et pourtant ça ne devrait pas être le cas. faut pas cedder devant les caprices d’une minorité fictives crées pour la machine de la fraude electorale. Qui a dit que le grand Nord était très peuplé et que la perte des élections pour les présidentiels au grand nord serait synonyme de la perte du pouvoir. Reponse ce sont eux. Les effectifs fictif pour bourer les urnes au grand nord. ladiscrimination positive dans un pays qui a besoin des meilleurs pour se contruire. la notion d’autochtone et d”allogéne dans un même pays institutionalisé par la la verreuse constitution, la notion du partage du gateau national. A quoi ça rime tout ça? a rien construisons notre pays avec les génies, les meilleurs et quand ce sera construit appliquons la fameuse discrimination positive pour pouvoir jouir tous ensemble des fruits du berceau de nos ancêtres.
    Bi Mvondo prépare un coup pour les jeunes. L’ENS de maroua sera auditeur libres et permettra au collèges privés d’avoir des enseignants formé et de qualité et qui sait ça pourra également rehausser la place de l’enseignanat pierre angulaire de la société sans qui je ne saurai écrire ces lignes.
    excusez pour la qualité du texte je travaille et je n’ai pas le temps de relire mes propos.

  7. houmina tchalangsou dubois lacase

    je vous rassure que si cette promotion n’est pas intégrée à la fonction publique ce sont nos parents qui descenderont dans les rues .suivez mon regard!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Donc que si je comprends bien, c’est vous qui êtes entrés à l’Ens de Maroua par “décret présidentiel” hein? Je vous conseille de poser les problèmes plus pratiques et urgents, puisque vous y êtes. Où ferez-vous cours? Où sont les enseignants? Quelle consistance en terme d’enseignements reçus avec près de 3 mois de retard sur l’année académique? Etc.
    Cordialement et merci d’être passé
    TAMBA

  8. Sceptique

    c’est grave!!!!
    je vous assure que ces gars ne seront pas intégrés! Regardez les étudiants des ENIEG. Tel est le sort qui leur est reservé. L’élite du grand Nord à une fois de plus échoué face au terrible stratège politique Bi Mvondo. Ce Monsieur est un génie. Il devrait envoyer son cv au Nations Unies. c’est le seul à pouvoir trouver une solution au problème de GAZA et autres.
    Toutefois, les étudiants de Maroua feront les beaux jours des collèges privés et autres centres de formation. Car vous ne connaissez même pas la suite des évènement. Un an avant qu’ils ne sortent, Bi Mvondo signera un autre décret sur le contrôle de qualification des enseignants du privé. Et allors tous ceux qui n’auront pas un diplôme professionnelle seront mis à la porte pour ouvrir des places aux nouveaux chômeurs de Maroua. Voilà la fin.
    AH AH AH !!!!
    Tel est pris qui croyait prendre
    Oubliez, l’homme est astucieux, stratégique et sage.
    Vous n’avez encore rien vu! Nul ne sortira de la BOUE DU TUNEL. Même pas les B 52 de BARAK ne pourront nous extraire de là. Seul l’être SUPREME pourra nous aider. AH oui prion!!

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