Joseph Owona répond à Charles Ateba Eyene

PARADOXES DU PAYS ORGANISATEUR

Joseph OWONA déclare son mépris pour Ateba Eyene

L’ex ministre s’est prononcé à l’occasion des cérémonies d’ouverture et de clôture de la Campagne Ndzon Minkan 2008 les 26 juillet et 2 août 2008

C’est peu de dire que les élites de la province du Sud au Cameroun ont du mal à digérer les contenus du dernier livre de Charles Ateba Eyene. Après plusieurs réactions ça et là, Joseph Owona est aussi sorti de sa réserve le 26 juillet dernier lors du lancement de la campagne de santé et de sport Ndzon Minkan 2008 à Fifinda à une quarantaine de kilomètre de Kribi. « Si vous voulez fouettez le roi, fouettez le roi. Ne fouettez pas le menin (…) Encore faut-il que le roi mérite d’être fouetté », lance l’ex secrétaire général à la présidence de la République et membre du gouvernement entre novembre 1986 et décembre 2004. Et d’expliquer à l’assistance qu’on appelait menin, la personne servant de compagnon au roi à l’époque des royaumes en France.

Un parterre de personnalités est face à lui. La ministre de la promotion de la femme et de la famille, le préfet de l’Océan, le sous-préfet de Kribi 1er… Joseph Owona leur fait l’apologie de cette campagne rendue à sa 8e édition et dont il est le promoteur : 6000 personnes consultées, interventions chirurgicales, des hernies opérées à 5000 Fcfa… le tout en marge d’un championnat de football mettant aux prises 16 équipes. Sans nommer personne, il poursuit sa diatribe. « Si une personne n’est capable de donner 5000 francs quand nous allons à Bikoka, que la personne se taise. C’est notre façon à nous de lutter contre la pauvreté », poursuit l’ex chancelier de l’Université de Yaoundé. Charles Ateba Eyene est justement originaire du village en question ; tout comme le contrôleur général des armées, Pierre Semengue.

« Quand nous sommes allé à Bikoka, il [C.A. Eyene, ndlr] a demandé aux villageois de ne pas venir se soigner. Il faisait une contre campagne, mais les villageois ne l’ont pas suivi », affirme un membre du comité d’organisation de Ndzon Minkan en aparté ; confirmant qu’il s’agit effectivement de l’auteur de « Les paradoxes du ‘pays organisateur’. Élites productrices ou prédatrices : le cas de la province du sud à l’ère Biya (1982-2007) ». Qui que ce soit, « je réserve tout le mépris le plus lourd à ceux-là », assène Massayo, comme on l’appelle vulgairement.

Une semaine plus tard, soit le 2 août 2008, Joseph Owona clôture la campagne en se réjouissant des chiffres de la 8e édition. 544 consultations, 97 interventions chirurgicales, 189 examens de laboratoires, 20 opérations de cataracte, 100 paires de lunettes distribuées etc. « Si avec ça, certains pensent qu’on ne fait rien…», revient-il à la charge. Et d’insister pour dire que Ndzon Minkan ne mourra pas. La 9e édition est déjà annoncée à Bessiang, un village situé à une quinzaine de kilomètre de Kribi.

Edouard TAMBA

A Fifinda

15 thoughts on “Joseph Owona répond à Charles Ateba Eyene

  1. René

    Si c’est comme celà le developpement pour cet ex sg à la pr.
    c’est vraiment lamentable. vous avez tellement pillé le pays que le pauvre citoyen doit attendre une hipothétique campagne de je ne sais quoi, pour se soigner. si c’est cela le developpement pour vous, bravo. les citoyen de ce pays ne demandent pas de l’aumone, il faut répartir équitablement les richesses de ce pays, et arrêter les détournements de fond public.

  2. Etum

    Massayo c’est vraiment n’importe quoi. Dis moi Édouard tu n’as pas d’autres sujets à couvrir à Ngola?

    Etum, Tu t’imagines bien que ce ne sont pas les sujets qui manquent. Il se trouve que je me suis retrouvé là-bas, et puisque c’est dans l’air du temps, fallait en parler. Cela participe d’un jeu d’équilibre à préserver. Alain Madelin (président de Démocratie libérale en France, un parti politique dont je n’ai pas de nouvelle depuis un bout) disait que le propre de la démocratie c’est de laisser s’exprimer même ceux qui peuvent là mettre en danger.
    TAMBA

  3. Gaby Kitio

    Ce sont des réactions comme celles là qui donnent tout sa valeur au livre de CA Eyene… Il faut toucher là où ça fait le plus mal; actuallement c’est du côté du Sud-Cameroun! Un vrai paradoxe!!!!

  4. Irene Fouda

    Massa Yo m’a l’air bien amaigris et presqu’emacie pour moi qui l’ai bien connu cette photo me fait peur…ce mec a le SIDA c’est clair. Il couchait avec les lyceennes dans son bureau en leur promettant des bourses lorsqu’il etait Ministre de l’Enseignement Superieur…trop sale ce mec.

  5. Etum

    gaby pas de désordre ici.

    Edouard La DL d’Alain Madelin est dans l’UMP maintenant.

    Mon frere j’espere que tu as nyama au moins lol

  6. Pingback: Français « my weblog

  7. Sylvan Shalom

    j’ai lu avec beaucoup d’intéret cet article et il me surprend à plus d’un titre!
    après avoir lu les paradoxes du pays organisateur,je me rends compte que le fond du probleme c’est le conflit de génération entre les jeunes luops aux dents longues et les ancioens de la vielle garde.pour les jeunes ils se disent que leur moment est venu aussi de beneficier des divers combats qu’ils ont méné,et la vielle garde quand à elle ne veut pas que soit vilipendée son honneur,ceci dit je trouve qu’il ya une extrapolation dans les paradoxes du pays organisateur,ce livre est somme toute faite une sorte d’ode laudatrice au président de la République qui se serait fait trahir par “ses frères”,mais il een est rien!
    ce que je peux dire c’est que Charles Atéba éyéné a fait partir de la base du RDPC et que Quand on est à la base,on doit pouvoir faire du basisme,mais que quand on grimpe les échélon jusqu’au commité centrale,il faut savoir s’arreter.
    Quant au ministre Owona,on avait jamais jamais entendu dire autant de choses execrables sur cet homme politique qui fut l’ un des rares à faire l’hunanimité,ceci dit son auréole est un peu tombée ,car dans le microcosme politique camerounais il avait une image d’incorruptible et d’homme rigoureux!

  8. OBOSSO

    Après avoir remercié, Mr Tamba pour cet espace de communication, je voudrais d’abord, à la suite de sylvan, faire une remarque sur la forme.Il est grand temps d’eduquer et de renover la façon de penser la politique sur la scene camerounaise. Cela passe certes, par un debat d’idées, le plus large possible, mais aussi par une connaissance minimum des affaires ayant trait à la vie de la nation et je dirais meme un imperatif citoyen et responsable, dans le respect du droit à la difference, à la singularité et à l’unicité.

    Sur le fond,Mr Ateba Yene peut avoir raison en soi de porter sur la place publique, une reflection intellectuelle, un débat, sur le role de l’élite du sud. Mais la ou le bas blaisse c’est la validation intellectuelle d’un tel ouvrage.Sans tomber dans la langue de bois, quelle est la pertinence empirique de l’etude?
    Quelle sont les chiffres ? Se leve t’on un matin , en logeant tout les individus à la meme enseigne?
    Oui, le probleme est posé, mais en tant qu’agent homo economicus , et donc par consequent rationel, Je defie quiquonque de renier le bilan, tout au plus en terme statistique (ecoles, hopitaux, aides au collectivites publiques), et tout au moins en terme affectif à cesoit disant “sidéen”, qui à montrer son attachement, au sud en general et à l’ocean en particulier.
    En economie regionale, ne niveau pertinent pr penser le developpement, c’est le niveau local. C’est la ou, il ya un besoin pressant, de developper des initiatives dans des regions enclavées. La plume c’est bien , mais la houe c’est mieux. Le maçon est attendu au pied du mur!
    Le probleme est un probleme generationel, comme l’a souligné Sylvan. Il faudrait à certains moments, que l’on élève le niveau du débat au dela des personnes. Pour allier la sagesse des anciens , à la vaillance des jeunes et reconcilier la classe politique camerounaise, autour d’un projet concret et porteur pour les générations futures. Le role de l’élite n’est pas de se substituer au pouvoir public, dans la creation de richesse, sinon Mr Ateba yene, cautionne la logique du gombo et ne fais que demander sa part du butin.Si seulement butin, il y avait…?
    Il est tres surprenant qu’un membre du comité central Rdpc, sudiste, assis à la table de ces memes elites qu’il villipende aujourd’hui, se souviennent aujourdh’ui des problèmes du sud?
    Des fois ou le maitres de ceans presidentiel songerait à le recompenser (ce qui n’est pas le cas) pour avoir juste pensé, ce que le collectif de sante Ndzon minkan combat et cela depuis, huit ans. Ndzon minkan n’est pas la foire du Pr owona mais une regroupement de freres et soeurs et meme de personnes venues d’ailleurs, qui donne l’opportunité aux fils de l’ocean, de manger ensemble, parce qu’ils pleurent et vivent ensemble. C’est des benevoles, chirurgiens ,anesthesites qui prennent de leur temps pr soulager, ces grabataires dont les hernies empechent l’avenement de la recolte. Ou encore cette césarienne éffectuée à cette jeune mère, qui aurait sans doute perdue ses enfants.
    En guise de conclusion, je pense que le role de l’intellectuel est de faire foisonner le debat dans la société. Et le role de l’homme d’état est de décider , et de rendre compte à la representation nationale.
    En ce sens cette jeunesse audacieuse, à laquelle nous adhérons tous Mr tamba,à droit elle aussi, à ses lettres de noblesses. Mais la noblesse , c la sagesse? ET permettez mois de le dire haut et fort , la sagesse n’a pas d’age! C’est pour cela que vous voyez, un nelson mandela, à 90 ans avoir une vivacité intellectuelle remarquable, ou un Nicola sarcozy remporter la mairie de neuilly, la vingtaine passée?

    Il faut un projet de société , qui donne une place preponderante aux meilleurs . L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut?
    En gros la poltique d’equilibre regionale qui a su garantir la paix devrait etre couplée à une méritocratie non de principe, mais de fait, avec des systèmes de controles qui éviteraient la liquéfaction des rentes publiques ?
    L’asie du sud est, notamment avec les valeurs confusianistes , ou encore la restauration meiji au japon, a su se remettre en question, asseoir des bases collectives dans le respect et la tolérance de chacun, pour penser le développement?

    Ce n’est qu’ensemble que nous réuissirons ce challenge
    Car la revolution est une affaire de mentalité, de culture et non de parti , c’est pourquoi elle a par essence un encrage systémique?
    Allons au dela du Pr X, De l’ecrivain Y, pour en fin de compte tenir compte du citoyen lambda, qui à besoin à la fois , d’une classe politique credible mais aussi d’une dynanique creatrice productive ,qui en s’aggregeant nous conduira à l’optimisation de nos resources matérielles , humaines, politiques et fiancières.
    C’est vers cet equilibre general qui nous faut tendre, car il s’agit la d’un processus continu et non d’une photographie à un instant t

    Quelque soit le prix du temps Mr tamba, quelsoit le prix du temps….
    Ensemble nous y arriverons…

    Merci OBOSSO!
    C’est avec un intérêt vif et particulier que j’ai lu votre contribution. Elle est certes longue, mais surtout riche et équilibré. Puisse les sceptiques changer d’avis sur le Cameroun. C’est plus que jamais le temps de l’action. Que chacun fasse bien ce qu’il sait faire quand il le faut, “quelque soit le prix du temps…”
    Merci d’être passé, et sentez-vous chez vous 🙂

  9. OBOSSO

    no worries at all …
    there is no positive wind for someone who don’t know where he is going, but in order to know where we are going, we first better gotta know who we are …
    And we are just what we are …..that’s it
    for me our ethnic , cultural, and landscape diversity is our best strenght to incentivize our best people to act and to impulse, especially at the local level, like one and only one man these changes that the cameroon as a whole is not scared about, but strongly wants from all its wishes
    Thanks to all the particpants
    god bless u all and our country

    nalla mo nyon

  10. joseph Bogmis

    je voudrais avoir le contact de CAE pour lui dire
    merci pour le combat qu’il mene seul depuis les
    années.mais Mr CAE toute la jeunesse
    Camerounaise
    est avec toi ……bon vent.je voudrais aussi lui demander
    son avis par rapport aux prochaines elections
    presidentielles.
    peut il sauver la jeunesse Camerounaise?pour le
    moment nous faisons confiance à elecam dans
    l’espoir qu’il ne nous decevra pas comme dans le passé

  11. Marcel Mboa, PhD

    Tu as peut-être raison de dire merci à CAE pour son courage…Je te conseille cependant de ne pas fonder beaucoup d’espoir en l’homme qui n’est ni plus ni moins un critique social. As-tu déjà entendu parler d’un critique social hauteur des réalisations à la hauteur de ses grandes déclarations. Moi, non. Encore que le discours de ce petit frère défie toutes les théories de Leadership : Il veut nous présenter un bon leader dans une équipe qui échoue. C’est plutôt drôle et de nature à susciter de sérieux questionnements sur sa rigueur scientifique.

  12. KAMA MVENG

    LE CAMEROUN A PERDU UN VISIONNAIRE QUE SE REVEIL UNE FOIS PENDANT UN SIECLE .IL ETAIT BON CET HOMMME DE CHARLES ATEBA EYENE.IL ETAIT COMPARABLE A SARTRE,a victor hugo

Leave a Reply