Monthly Archives: July 2008

Les non-dits de l’imbroglio en Guinée équatoriale

SHOW-BIZ

Les non-dits de l’imbroglio en Guinée équatoriale

Plus de peur que de mal. Ainsi s’achève l’aventure de la vingtaine d’artistes camerounais partis en spectacle en Guinée équatoriale le week-end dernier. Ils ont tous regagné le Cameroun dans la nuit d’hier à bord d’un avion affrété par les autorités équato-guinéenes. Vingt et un (21) artistes au total, dont trois chanteurs principaux, des instrumentistes, des danseuses et des technico-artistiques. Le passage de quelques uns, notamment Patou Bass, sur les antennes de la radio laisse entendre que tout s’y est bien passé. Sauf que le cachet aurait tardé a être perçu. Un retard qui de leur avis serait dû à la présence d’un intermédiaire entre le fils du président équato-guinnéen et Elvis Kemayou.

« Nous sommes partis de Douala dans de très bonnes conditions le samedi soir. A bord d’un avion spécial envoyé par le gouvernement pour prester à une soirée privée le lendemain. On a été très bien accueilli et le spectacle s’est déroulé dimanche soir. Chacun des artistes a joué deux chansons. Les cachets ont été payés à temps et à l’heure », raconte ce dernier. Mais le retour prévu pour lundi a foiré. Et certains auraient été embarrassé, surtout Lady Ponce. « Je crois qu’elle voulait absolument rentrer le lundi. Mais étant donné qu’elle est un peu jeune dans le show-biz, elle ne sait ce qu’on appelle les petits décalages. Elle a un peu paniqué pour peut-être appeler son mari, et lui dire qu’elle ne rentrera pas lundi. Ce dernier a du mal réagir », croit savoir l’ex présentateur vedette de la télévision nationale.

Il avoue qu’en effet, « nous avons eu un petit décalage avec l’avion. Vous savez, ce sont les hautes autorités qui nous ont invité. On ne peut pas bousculer ces gens-là ». C’est donc mercredi que « l’avion a été mis à notre disposition mercredi, et nous sommes rentrés sains et saufs », s’en réjouit Elvis Kemayou. Selon lui, les cachets ont été payé hors-norme. « Chacun a eu près d’un million dans sa poche », précise-t-il en montrant quelques décharges signés de ces artistes. Pour lui, il n’y avait pas vraiment matière à se plaindre. « Quand les hautes autorités d’un pays vous invitent et vous reçoivent dans d’aussi bonnes conditions, avec des chambres de princes, vous mangez, buvez, pour quatre jours…et vous rentrez avec des millions chez vous, je pense qu’il faut dire merci à la Guinée équatoriale », dit-il.

Edouard TAMBA

et Souley ONOHIOLO

In Le Messager du 04-07-08

Des artistes camerounais “otages” en Guinée équatoriale

FILOUTERIE

Des artistes camerounais bloqués à Bata

La nouvelle diva du bikutsi, Lady Ponce, était attendu hier, 2 juillet 2008, en après midi dans la salle du cinéma Abbia. Le public avide de découvrir son nouvel album a du se contenter des autres artistes programmés. Et pour cause, Lady Ponce est bloquée à Bata en Guinée équatoriale. Ainsi que vingt-deux autres artistes camerounais. Le retour au Cameroun, prévu pour lundi dernier a été renvoyé au lendemain. Jusqu’à hier soir, ils y étaient encore. C’est samedi passé que la brochette d’artistes a débarqué en Guinée équatoriale. Ce pour un spectacle organisé par Théodorin Nguema Obiang, fils du président équato-guinéen. Le show s’est déroulé dimanche, le 30 juillet, comme prévu selon des témoignages. C’est au lendemain de leur prestation que chanteurs, musiciens et danseurs ont commencé à déchanter.

« Ils n’ont rien perçu. Même pas un radis », confie un proche de Lady Ponce alerté par cette dernière. Cette partie du contrat devrait être réglée par Elvis Kemayou. C’est d’ailleurs lui qui est venu négocier le « marché » avec les artistes au Cameroun. Aucune trace de Elvis Kemayou jusqu’à hier soir. « Ils ne sont pas menacés, ils sont logés et pris en charge à l’hôtel par les organisateurs », précise la source. La même source affirme que Claudia Dikosso, Patou Bass, Valery Medjo, Bertrand Eva, Ledoux Marcellin… font partie des « otages ». « On n’a pas du tout de problème. Nous sommes logés à l’hôtel de l’épouse du président de la République », dément Lady Ponce, joint au téléphone par nos confrères de Radio Siantou, hier.

A propos de l’attitude de Elvis Kemayou elle va dans le même sens. « Je ne suis pas là pour faire un procès. Je vous ai dit qu’on a aucun problème. On s’apprête à rentrer au Cameroun. Je ne sais pas de quoi vous parlez », s’énerve-t-elle. Mais un proche finira par lui tirer les vers du nez. Plus calme, elle avoue que « le moral est à zéro », et qu’elle donnera des détails une fois rentrée au Cameroun. Loin d’être sereine elle ne comprend que ses confrères et elle soient mis au petits soins alors qu’ils ont d’autres engagements. « On est pas venu ici manger, monter dans les grosses voitures et regarder la mer », se plaint-elle. Et de préciser qu’on leur avait promis l’avion présidentiel pour le voyage retour. Mais l’avion aurait eu un problème. Quoi qu’il en soit, c’est au retour de ces derniers qu’on saura ce qui s’est exactement passé en Guinée équatoriale.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 03-07-08

L’affaire crédit foncier bloquée au tribunal

GABEGIE AU CREDIT FONCIER

Le tribunal bloque le sort des accusés

Le tribunal de grande instance du Mfoundi n’a pas rendu le verdict attendu hier sur les culpabilités. L’affaire crédit foncier est remise en délibéré pour le 11 juillet prochain pour des raisons inconnues

L’audience était annoncée et très attendue. Une audience au cours de laquelle le Tribunal de grande instance du Mfoundi devait prononcer un jugement dans le cadre de l’affaire Crédit foncier du Cameroun (Cfc). Il s’agit plus précisément du verdict sur les culpabilités, attendues au terme des plaidoiries de la défense bouclées en juin dernier. Aux environs de 11h30, les accusés continuent d’arriver au compte-goutte. « On vient d’arriver. On est venu en taxi », indique un gardien de prison à un gendarme. Les trois prévenus que sa collègue et lui viennent d’escorter traînent le pas à l’extérieur de la grande salle d’audience. L’un deux fume nerveusement une cigarette, tandis qu’un autre se fait souhaiter « bonne chance » par une proche. Les membres du tribunal devisent sur le balcon leur donnant accès à la salle. Ce en compagnie des deux magistrats représentant le ministère public.

C’est aux environs de 12h10 que retentit le carillon dans la salle d’audience. « Le tribunal », annonce le greffier. Et de rappeler que c’est l’affaire Ministère public et crédit foncier du Cameroun contre Joseph Booto à Ngon, Joseph Edou… Trente et un (31) accusés au total. Les présents répondent et prennent progressivement place dans le box à eux réservés. La présidente du tribunal indique le fait que certains de ces accusés ne se sont pas prononcés à l’issue des plaidoiries présentées par leurs avocats appelés par le présidente souhaite ne rien ajouter au passage de leur conseil juridique. Mais il se trouve que certains accusés sont absents. « Il arrive madame la présidente », s’explique un avocat pour le cas de son client.

C’est alors que la présidente prononce la suspension de l’audience. L’affaire est mise « en délibéré pour le 11 juillet 2008 à 10h », déclare-t-elle. Une sourde rumeur parcours la salle. Quelques jurons de désapprobation fusent. L’assistance est visiblement prise de cours. De même que certains accusés et avocats. Les membres de la cour se retirent. Ceux du parquet en font autant. Les accusés sont envahis par leurs proches. Qu’est-ce qui a motivé cette décision. « Tous les accusés ne se sont pas exprimés après les plaidoiries de leurs avocats. Et certains sont absents, pourtant il faut qu’on leur donne la parole. C’est une question de procédure », croit savoir un avocat. Me Mben Sylvestre, conseil de l’ex président du conseil d’administration du Cfc, a une autre idée. « Si on a prorogé c’est que la décision n’est pas prête », pense-t-il.

« Sous l’égide du code de procédure pénale, la décision doit être lue de la première à la dernière ligne. Pour cela, il faut qu’elle soit entièrement rédigée », ajoute-t-il. Son point de vue semble appuyé par une observation. Il n’y a pas eu de concertation entre les membres de la collégialité dans la salle. Preuve que la décision était prise avant l’ouverture de l’audience ? Difficile d’y répondre par l’affirmative. Toujours est-il que les états d’âme de certains avocats et accusés n’y changeront rien. Le tribunal vient de prolonger le suspens dans cette affaire qui dure déjà une trentaine de mois.

Edouard TAMBA

Le Canada fête ses 141 ans

DIPLOMATIE

Le Canada célèbre ses 141 ans d’existence

La résidence du Haut-commissaire du Canada à Yaoundé a accueilli du beau monde mardi dernier. Chefs de missions diplomatiques et assimilés, membres du gouvernement, chefs traditionnels, personnalités des milieux  politiques, économiques, culturels, médiatiques et religieux, etc. Tous venus se joindre à la représentation diplomatique du Canada au Cameroun pour la célébration de la fête nationale de ce pays. La canada a en effet eu ses 141 ans d’indépendance le 1er juillet dernier. Pour l’occasion, les jardins de la résidence, Haut-commissaire, Jean-Pierre Lavoie, à Bastos offre des rencontres inhabituelles en public. Directeurs de publications en conversation avec des ministres, hommes de culture et chefs traditionnels et diplomates riant à gorges déployées…

Jusqu’à ce qu’intervienne l’hymne national du Canada. « Ô Canada! Terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux! Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix! Ton histoire est une épopée. Des plus brillants exploits. Et ta valeur, de foi trempée, Protégera nos foyers et nos droits. Protégera nos foyers et nos droits », chante la chorale réquisitionnée pour la fête. Le Haut-commissaire appelle l’assistance à lever les verres pour souhaiter un « happy Canada day » ! Rappelant au passage que l’édition 2008 se tient à quelques mois du prochain sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le 12e sommet de l’Oif est annoncé du 17 au 19 octobre 2008 à Québec.

Il y sera question en priorité de promotion du français, de démocratie, d’environnement… Des domaines dans lesquels le Canada accompagne l’Afrique en général. « Le Canada est un ami de l’Afrique depuis toujours », affirme Jean-Pierre Lavoie. « Le Canada est très attaché à l’Afrique par des relations intenses et ouvertes », poursuit-il. Le Cameroun semble y avoir une place de choix. Ce pays ayant accueilli la première représentation diplomatique du Canada en Afrique subsaharienne, en 1962. Ces relations entre les deux pays sont encore plus intense parce que les deux pays ont en commun l’usage de deux langues officielles. « Il faut noter qu’à l’origine, le Canada s’est inspiré du modèle camerounais en matière de bilinguisme », rappelle Dr Nkoum, diplômé de relations internationales et enseignants à l’Esstic.

A l’occasion des sommets de l’Onu, la délégation Canadienne aurait été marquée par la maîtrise des deux langues par les Camerounais. Mais aujourd’hui, c’est le Cameroun et les autres nations qui devraient suivre l’exemple canadien. « Le Canada a dépassé le stade du clivage français anglais pour mettre l’accent sur le multiculturalisme ; un enjeux majeur de l’existence pacifique avec les autres. Ce qui le situe à l’horizon de toutes les nations », explique Dr Nkoum. Ce dernier observe aussi l’approche dite désintéressée des canadiens dans leurs relations avec les autres états sous-développés. « La Canada défend son statut de prosélyte », et rétorque souvent aux autres puissances qu’elle n’a jamais eu de colonies. Au contraire !

Edouard TAMBA