Ecrans noirs 2008: Vive le cinéma

Vive le Cinéma !

Aux Écrans Noirs à Yaoundé comme au festival de Cannes en France. Des personnalités des milieux politiques, diplomatiques, économiques, artistiques, de la société civile… n’arrêtent pas de défiler sur le tapis rouge qui donne accès à la grande salle du palais de Congrès. Les flashes des appareils photo crépitent. Les projecteurs illuminent les visages et tenues aux toilettes

aussi bigarrées, tendances que variées. Les cameras de télévision tournent. Ariane télévision a aménagé un studio de fortune. « Souriez, on vous voit à la télé ! ». La petite télé de Bastos retransmet la cérémonie de montée de marche en direct sur ces antennes. Et dans la salle de projection aux 1500 places aussi. Une salle archicomble dès 20h.

Le duo bilingue Thierry Ntamack/Josianne Ayafor introduisent un diseur de belles lettres. « Vive le cinéma » ! Déclame le poète qui veut que ses mots soient en « érection ». Et de poursuivre : « Vive le cinéma de Dikongue Pipa, vive le cinéma de Arthur Si Bita, Vive le Cinéma de Sita Bella, Vive le Cinéma de Bassek Ba Kobhio, vive le cinéma de Sembène Ousmane… ». Le parrain des Écrans noirs.

Celui là même qui a cassé son inséparable pipe au terme de la 11e édition, le 9 juin 2007. Le festival ne l’a pas oublié. La preuve en image ; sur une air mélancolique de Talla André Marie. Le défunt écrivain-scénariste-réalisateur sénégalais, lors de son dernier passage au Cameroun, apparaît à l’écran. Salutations, gestes de la main… et une accolade avec la regrettée Sita Bella. Salve d’applaudissements. Hé oui ! La mémé de notre cinéma s’en est aussi allée.

Sembene Ousmane y rappelle l’importance de l’image. Une arme de l’impérialisme culturel que les Africains ne prennent pas à sa juste mesure. Le vieux l’avait compris depuis belle lurette. Le comédien camerounais Émile Abessolo aussi.

Il monte sur le podium pour le dire à haute voix. « Le cinéma africain est absent des grands festivals et des salles de projection et des écrans de télévision (…) » Il faut selon lui que le pouvoir économique mette la main à la patte. Son topo, prévu pour être bref sera abrégé par le public. Impatient de regarder « Ezra ». Il s’agit du film d’ouverture des Écrans noirs 2008, réalisés par Newton Aduaka. Une histoire d’enfants soldats victimes de la guerre en Sierra Leone, où réapparaît Émile Abessolo dans le rôle de Rufus. Les projecteurs des Écrans noirs ainsi lancés vont tourner jusqu’à samedi prochain. Pour que vive le cinéma africain.

Edouard TAMBA

8 thoughts on “Ecrans noirs 2008: Vive le cinéma

  1. edouardtamba

    Nino, pour les paparazzi laisse seulement. Je n’ai plus d’appareil photo pour les “paparazer”.

    Etum et Lena, Ecrans noirs 2009 c’est dans un an exactement. Vous avez tout le temps de préparer ça 🙂

  2. Kans

    Yaa Etum!
    Alors, les films, de bonne facture au moins?
    J’imagine que bcp de nos realisateurs doivent etre limités par lesm oyens de prod.

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