Deux journalistes de Le Messager convoqués par la police

POLICE JUDICIAIRE

L’Albatros fait escale à Le Messager

La journeé a commencé de façon bien particulière à l’agence Yaoundé du quotidien Le Messager. Un individu traverse la grille aux environ de 10h. Le visage fermé et l’air menaçant. L’agent comptable de l’agence s’enquiert de la raison de sa présence. Et l’autre de répondre qu’il a des convocations de la Police judiciaire à remettre. C’est donc un flic. Les convocations en question concerne deux journalistes de la maison. Il s’agit de Marie-Noëlle GUICHI, chef d’agence et coordonnateur de la Rédaction, et Jean François CHANNON, grand reporter.
En leur absence, l’adjoint au chef d’agence récupère les convocation. Et le policier s’en va. Les documents sont signés du commissaire divisionnaire Ntonga Benjamin, sous-directeur des enquêtes économiques et financière à la direction de la Police judiciaire. Il demande aux deux journalistes de se présenter à la porte 210 de Dpj dès réception de la convocation. ce pour ” comparaître par devant” ses collaborateurs et lui.
Ils doivent s’y présenter munis de leurs pièces d’identité. Et c’est sur place qu’ils seront informés du motif de la convocation. En attendant que ce motif leur soit notifié, il est possible de deviner le sujet. Le Messager dans son édition d’hier, 26 mai 2008 titrait en une : “Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing ” On peut y lire en puce : “Une mission doit être dépêchée aux fins de confronter les déclarations des protagonistes
Déjà une dizaine de personnes entendues
Le dossier réalisé à ce propos fait le point sur l’enquête préliminaire en cours, les différents protagonistes, les personnes déjà interrogées, et les ramifications de l’affaire Albatros. Il s’agit d’une acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004. Le dossier révèle en outre que le Délégué général à la Sûreté nationale, Alain Edgar Mebe Ngo’o est impliqué. A ce propos, le patron de la police camerounaise a reçu un questionnaire des enquêteurs de la police judiciaire.
Les policiers voudraient probablement interroger les journalistes sur la source de leurs informations. Affaire à suivre…

Edouard TAMBA

6 thoughts on “Deux journalistes de Le Messager convoqués par la police

  1. Nino

    Salut Edouard,

    Très inquiétant ces convocations sans motif.
    On dirait la GESTAPO qui te convoque d’abord, et te donne la raison ensuite, une fois que tu es pris au piège dans leurs geôles.

    Merci de nous dire ce qu’il en est de cette histoire; on doit suivre ça de très près.

    Pendant que j’y suis, à la DPJ où tous les hauts voleurs sont entendus, qui est leur interlocuteur? On ne parle jamais de ces hommes qui les interrogent 6 hrs durant…
    J’aimerais bien savoir qui ils sont…quels genres d’affaire ils ont déjà dénoué, leurs faits d’armes et pourquoi ce sont ces enquêteurs là qu’on met sur ces dossiers précis.

  2. Nino

    En effet, on dit aujourd’hui que l’affaire est politisée…

    Mais on ne peut savoir si un procès est truqué qu’en étudiant le profil des juges, des enquêteurs, des rapporteurs, etc…
    SI le procès est truqué, alors, quelque part, ça doit se voir; sauf si on est tous aveugle.

  3. helene

    bonjour, je recherche désespérément un Camerounais que j’ai perdu de vue de puis plusieurs années, pourriez vous m’aider. Aux dernières nouvelles il résidait à Douala. Merci beaucoup pour votre gentillesse et j’adore votre beau pays et ses habitants si généreux.

    On ne pourrait vous aider sans savoir qui vous êtes, qui est celui que vous cherchez et pourquoi vous le cherchez.
    Edouard

  4. Fouthe

    je me demande pourquoi les autorités Camerounaises refusent de donner au grand public la vérité et seulement la vérité sur l’affaire Albatros et aussi sur la braderie des avions de l’armée de l’air. Si Monsieur Biya veut vraiment mener à terme l’opération Epervier, il devrait d’abord laisser la presse faire son travail.

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