Incendie chez Augustin Frédéric Kodock à Yaoundé

INCIDENT

La chambre de Kodock réduite en cendre

biens-en-cendre_1-ph-le-jour.jpg

Un incendie a léché la résidence de Augustin Frédéric Kodock à Yaoundé dans la soirée du 30 avril 2008. L’intervention des pompiers et des voisins limite les dégâts.

Fin de semaine en fumée au lieu-dit carrefour Biyem-Assi à Yaoundé. Il est 18h30, et une marée humaine trouble la circulation sur l’axe menant au quartier Etoug-Ebe. En plus des véhicules garées sur les abords de la voie. Cette foule encercle ainsi le domicile de Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une faction de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et plusieurs fois membre du gouvernement. La villa en question a été victime d’un incendie. Les sapeurs pompiers s’activent encore, entre la maison et leur camion à l’extérieur. Les centaines de curieux agglutinés dehors veulent voir. Faute de pouvoir entrer, la clôture est prise d’assaut.

La vue de cet angle laisse apercevoir les meubles et appareils jonchant la cour. Au loin, une torche éclaire les débris. La fumée continue de s’élever du bâtiment. Les balcons de l’immeuble d’à côté offre une vue imprenable aux photographes et cameramen. De là on a comme l’impression qu’une météorite s’est abattue sur la maison de l’ex-ministre. Le toit est parti en fumée. Tout comme le contenue de la pièce. Il s’agit la chambre de A.G. Kodock selon les témoignages. Les flammes n’y ont rien laissé. « Ca a comment entre 17h20 et 17h30. Nous étions en face de la station mobil. On a vu une flamme noire monter, et on a pensé que ce sont les fabricants d’aluminium qui brûlaient les pneus. Mais on se rend compte que la flamme est trop intense pour des roues », raconte un voisin ayant participé aux premiers secours. « C’est alors qu’un automobiliste en provenance d’Etoug-Ebe leur lance : « attention, la maison du ministre est entrain de brûler », poursuit-il.

C’est alors que d’autres personnes et lui courent vers la villa en flamme. Un autre témoin précise que seule l’épouse du ministre était dans la maison au début de l’incendie. « On a commencé à faire sortir tout ce que vous voyez là. On a même voulu faire sortir les voitures, mais les gens ne pouvaient pas pousser », continue de raconter notre premier témoin. La demie douzaine de véhicules en question est sauve. « On a voulu prendre les escaliers, mais la chaleur nous a repoussé. Certains ont pu contourner la maison pour intervenir ». L’eau issue du robinet de la cour étant insuffisante, « on a percé la citerne qui est en haut là. Plus on versait de l’eau, et plus la flamme augmentait. Les pompiers sont arrivés près de 30mn après. Le feu était encore intense et ils ont éteint », ajoute-t-il.

C’est alors qu’apparaissent les dégâts. « Il n’y a que la chambre du boss qui a brûlé. Toute la chambre a brûlé, tout. Le vieux a déclaré qu’il y avait des passeports, des carnets d’épargne, des documents. C’est le coffre-fort qu’on a pu récupérer », indique un autre témoin, secouriste à l’occasion. « D’après les déclarations du vieux, l’origine du feu est criminelle. Ca faisait sensiblement 30 mn qu’il était sorti », signale-t-il.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 31 mars 2008

Leave a Reply