La position de l’Ue sur la crise au Cameroun

Il a fallu du temps. Et finalement, l’Union européenne est  sortie du bois. Ce pour condamner les actes de violences qu’à connu le Cameroun entre le 25 et le 28 février 2008. Et surtout, pour donner un avis sur la modification annoncée de la Constitution adoptée en 1996.  N’étant pas très doué en analyses, je vous laisse lire le texte dans son intégralité.

 

SITUATION AU CAMEROUN

DECLARATION DE LA PRESIDENCE AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE (Bruxelles, 27 mars 2008)

L’Union européenne suit avec attention la discussion concernant la révision de la Constitution, tout en considérant que la décision d’apporter des changements à cette Constitution appartient au peuple camerounais et à ses institutions.
L’Union européenne rappelle que la Constitution adoptée en 1996 est le résultat du dialogue politique et l’expression démocratique de la volonté populaire. Elle souligne l’importance de soumettre les propositions de révision constitutionnelle à un débat large, libre et ouvert, incluant toutes les composantes de la société camerounaise.
Dans ce contexte, l’Union européenne reste convaincue que la possibilité de l’alternance au pouvoir, la liberté de la presse ainsi que la garantie des libertés publiques constituent des éléments fondamentaux pour la consolidation de la démocratie et rappelle l’urgence d’améliorer le système électoral et la qualité de la participation démocratique, autant de garanties pour l’indispensable stabilité du pays.
L’Union européenne dénonce les violences de la fin février et les tentatives d’instrumentalisation ethnique qui ont suivi. Elle réitère son soutien au développement économique et social du Cameroun, particulièrement en direction des populations les plus faibles et les plus défavorisées.
La Turquie et la Croatie*, et l’ancienne République yougoslave de Macédoine, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie, l’Arménie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration./.
* La Croatie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association

One thought on “La position de l’Ue sur la crise au Cameroun

  1. Kans

    Paroles, paroles, paroles!
    A quand les actes?

    C’est comme avec la Chine, tout le monde parle sous cape, en se cachant pour ne surtout pas mettre en peril ses intérets.

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