Hystérie autour des Lions indomptables

Can 2008

Hystérie autour des Lions à Yaoundé

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Les lions ont pris part à une messe hier, 17 janvier 2008, à Yaoundé avant de s’envoler pour le Ghana.

Song Bahanag et ses coéquipiers se sont envolés hier soir pour la Ghana. Pays où ils prendront part à la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Leur départ a été précédé d’une messe à la basilique mineure Marie-Reine des apôtres de Mvolye à Yaoundé. Le programme publié par le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) annonçait un culte œcuménique sur l’esplanade de l’Hôtel de ville de Yaoundé. Mais l’on a assisté à un one man show de l’archevêque de Yaoundé, Victor Tonye Bakot.

Ce dernier prestant selon les canons de l’église catholique. En la présence du modérateur de l’église presbytérienne, Bessala Messe. Le propos de Victor Tonye Bakot « aux joueurs, aux encadreurs et aux supporters », tournait autour de trois paramètres. La « vision chrétienne du sport, la victoire ou l’échec dans le sport, et la promotion des valeurs humaines et chrétienne dans le sport ». Le prélat en profite pour rappeler que « l’apôtre Paul ne tarit pas d’éloges envers les sportifs », notamment les coureurs et les lutteurs. Longtemps avant ce disciple de Jésus, le psaume 118 faisait déjà le rapprochement entre croyants et sportifs, en observant que « le sportif comme le chrétien vit de privation et de renoncement ».

Le début de ce culte a accuse plus d’heure de retard. Des informations recueillies ça et là laissant entendre que le bus amenant les Lions à la messe est tombé en panne. Du coup ceux-ci sont arrivés en plusieurs groupes. Et Njitap Gérémi manquait à l’appel. Ces détails n’ont pas empêché la foule d’envahir le lieu du culte. Les élèves des écoles primaires voisines occupent un pan de la salle. En plus de quelques lycéens en uniformes scolaires. « Eto’o, Eto’o… », scandent-ils à chaque fois que le sociétaire du Fc Barcelone fait un geste de la main. Les autres joueurs et lui sont protégés par une ceinture policière. La maman d’Eto’o Fils est obligée de communiqué avec ce dernier par personnes interposées, parmi lesquelles le commissaire Mbarga Victor Hugo de la police des polices.

Au moment de se donner la paix les 20 lions présents sont envahis par la foule. Les policiers commis pour contenir la foule étant occuper à se faire prendre en photo avec les vedettes du jour. Idem pour les assistants de l’archevêque, les servants de messe, les dames en charges de la quête et les enfants de cœur. Seuls quelques ministres et assimilés gardent leur flegme. Jusqu’à la fin de la célébration eucharistique. Les Lions sortent de la basilique sous forte escorte. Au pas de course. Parents, amis et connaissances se contentent de quelques gestes de la main. La foule redouble d’ardeur à l’apparition de chaque Lion. Et certains s’offusquent de leur refus de « libérer » les maillots à défaut de « faroter ». Seul le capitaine Song gratifie la foule de larges sourires. A quoi la foules répond : « bonne chance les gars ! »

Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-01-08

2 thoughts on “Hystérie autour des Lions indomptables

  1. edouardtamba

    Lena, le ballon est tellement rond qu’on ne sait jamais. Du coup les dirigeants de notre football ont pensé qu’il vallait mieux faire un clin d’oeil à God. Mais je me souviens qu’un prêtre avait dit à un rabbin que le boxeur qui fait le signe de croix avant de monter sur le ring ne pourra gagner que s’il sait se battre.

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