Le Mincommerce en guerre contre les produits avariés

MARCHES

Guerre contre les produits avariés

Le ministère du Commerce a procédé à la destruction des marchandises périmées saisies par la délégation départementale du Mfoundi.

On brûle des marchandises comme ça ? ”, s’interroge un passant non loin du lieu dit 2e échangeur à la sortie sud de Yaoundé. Il est un peu plus de 13 et les flammes viennent d’embraser des produits de toutes sortes. Pesons à ressort, paquets de confiseries, biscuits, produits cosmétiques, sachets de lait en poudre, piles, patte dentifrice, paquets de maïs pour pop corn… Ce passant, comme quelques curieux ahuris, ignore que les produits en question sont pour la plupart impropres à la consommation. Parce que avariés ou périmés. Il s’agit de produits saisis dans les commerces par la délégation départementale du Mfoundi du ministère du commerce (Mincommerce).

La tâche a été menée par les agents de la délégation départementale du Mfoundi. Ce, entre novembre et décembre 2007, selon les explications données au ministre du Commerce par le délégué départemental du Mfoundi, Nicanor Ndjinang Zanga. Avant de mettre le feu, les membres de la commission ad hoc chargée de la destruction ont présenté les produits aux autorités présentes. Des sachets de laits et des boîtes de beurre périmés depuis novembre 2000. Des paquets de biscuits, pots de défrisage, pop corn périmés depuis 2006. Des paquets de bonbons et autres produits ne portant pas la mention “ vente en Cemac ”…

Une atteinte à la santé publique ”, s’insurge Luc Magloire Mbarga Atangana. Il en profite pour féliciter le travail abattu par ses services déconcentrés. “ On a pu mettre la main sur ces produit dangereux parce que impropres à la consommation. C’est un triste spectacle, je souhaite que nous n’ayons pas à le revivre. Cela suppose un comportement plus clair de la part de tout un chacun ”. Un employé de la société de Chocolaterie et confiserie du Cameroun (Chococam) a même été gardé à vue à cause de bonbons suspectés d’être frauduleusement vendu au Cameroun. Il a ensuite été remis en liberté après que le responsable des ressources humaines de cette entreprise ait pris l’engagement de le ramener.

Quant aux pesons à ressort, le délégué départemental explique que l’usage de ces appareils est interdit dans le commerce. “ Cette manifestation est à but pédagogique ”, précise le Mincommerce. Il y est question, selon lui, de “ faire comprendre aux opérateurs que l’administration et ne les laissera plus faire ”. Car “ il est inconcevable que vous retrouviez en vente des produits comme de la levure, arrivée à expiration il y a maintenant sept ans. Il y a une complicité collective et individuelle ”. Poursuit L.M Mbarga Atangana qui appelle les populations à plus de vigilance et les opérateurs économiques à changer de mentalité.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008

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