Daily Archives: 8 January 2008

Manu Dibango citoyen d’honneur de Yaoundé

Distinction

Tsimi Evouna donne la clé de la ville à Manu Dibango

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Le père de « Soul Makossa »a été fait citoyen d’honneur de la ville de Yaoundé au cours d’une cérémonie tenue le 18 décembre 2007 à Yaoundé.

C’est décidément le temps des fleurs pour le Grand Manu. De passage au Cameroun pour la célébration de ses 50 ans de carrière musicale, la ville de Yaoundé l’honore. Emmanuel N’djoke Dibango, dit « Manu Dibango » est depuis le 18 décembre 2007, citoyen d’honneur de la capitale camerounaise. La clé de la ville lui a été remise par le délégué du Gouvernement au près de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna.
« Aux hommes particuliers des distinctions particulières (…) Au niveau de la ville de Yaoundé, on ne pouvait pas donner plus. Je lui ai donné la clé de la ville. C’est sa ville.», commente le délégué du Gouvernement. Surtout que, « Manu c’est tout un mythe », ajoute-t-il. La preuve, ses compagnons de début de carrière et lui ont eut des trajectoires différentes. Certains ne sont plus en vie. Ce qui fait dire à Tsimi Evouna que « c’est une bénédiction. C’est Dieu qui a voulu qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. Nous ne faisons que exécuter sa volonté ».
La vedette du jour ne cache pas son émotion. « Quand ça vous arrive vous êtes très heureux. Parce que ça arrive rarement », relève le père du Soul Makossa. Lorsqu’il débarquait au cabaret « Tabou » à Bruxelles en 1956, il ne s’imaginait pas que son futur d’artiste musicien allait être radieux. Six jours après avoirs fêté ses 74 ans, il en est tout ému. « Quand ça vous arrive au soir de votre vie, vous mesurez un peu la distance. Toute ce qui c’est passé durant ces 50 ans, ce n’est pas toujours facile. C’est très émouvant », dit-il. « Ca arrive comme il l’a lui-même dit au soir de sa vie, mais l’important est que ce soit arrivé », lance Tsimi Evouna. Comme quoi, « il n’est jamais trop tard », reprend la vedette du jour.
Puisque la distinction est arrivée, « Il faut l’assumer et être heureux que ce soit tombé sur mes épaules. Mais je vais refiler le bébé à l’avenir. C’est-à-dire que je le dédie à mes petits enfants », indique Manu Dibango. Ce afin que demain il y ait beaucoup d’enfant qui excellent dans ce qu’ils font. « Pas forcément dans la musique, mais avec la passion, beaucoup de passion. Tant que ce sont des passions unanimes et qui font avancer notre pays que nous aimons tous, c’est ça le but du jeu », conclût l’auteur du « le plus gros tube africain de tous les temps », selon Rfi musique.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 8-01-08

Portrait de Janvier Mbarga

Janvier MBARGA

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Sur les traces de l’araignée noire

Le gardien de Canon de Yaoundé est l’unique amateur présélectionné pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can).

Il aura 23 ans le 17 janvier prochain. Ses 1,85 m et 80 Kg se sont imposés dans les cages du Canon de Yaoundé. Et les dirigeants de ce club le comparent déjà à Thomas Nkono dit « l’araignée noire ». Janvier Mbarga préfère rester lucide, et « concentré ». Il est l’unique amateur faisant partie des 28 joueurs présélectionnés pour la Can 2008 au Ghana. « Une chance » selon lui, surtout que « ce n’est qu’une présélection », relève-t-il.

« J’ai fait le dernier stage en Allemagne. Ils m’ont bien accueilli. J’ai reconnu beaucoup de voisins du quartier, des anciens coéquipiers. L’ambiance est bonne enfant. Je suis là, je vais jouer ma chance à fond », promet-il. Car, « C’est un rêve, si jamais je là joue. Ou au moins je participe, ce serait un grand pas pour moi », espère-t-il. Une occasion de se mettre sur les traces de quelques aînés. Surtout ceux qui comme lui, ont fait leurs premiers de footballeurs au quartier Biyem-Assi à Yaoundé. Il s’agit entre autre de Joël Epalle ; Timothée Atouba, Stéphane Mbia et Idris Carlos Kameni.

Il confie avoir été bien accueilli parce dernier. « Carlos c’est un voisin du quartier, et un grand frère. On se connaît depuis », raconte Janvier. Quant à Souleymanou, l’autre gardien de la sélection nationale, « il est hyper sympa. Il m’a bien accueilli, on a discuté et on travaillait ensemble ». Comme eux, Thomas Nkono l’a fait rêvé à l’époque. Mais aujourd’hui, il est plus séduit par d’autres portiers. Petr Cech (Chelsea et République Tchèque), Iker Casillas (Real Madrid et Espagne) et Gianluigi Buffon (Juventus de Turin et Italie).

En attendant d’être aussi « grand » qu’eux, son palmarès n’est pas vierge. Janvier Mbarga est champion d’Afrique avec les Lions militaires en 2006, vice-champion du monde avec la même sélection en 2007, vice-champion du Cameroun en 2005 avec le Canon de Yaoundé. Année à laquelle il a débarqué chez les Mekok Megonda en provenance de Jeunesse star de Yaoundé. « J’ai toujours joué au poste de gardien de but », précise-t-il. Et ses parents ne l’ont jamais empêché de jouer. Du coup, le foot a pris le dessus sur les études scolaires. Ce après, des classes au lycee de Biyem-Assi, au lycée technique de Nkolbisson et au lycée bilingue d’Application. Il compte tout de même reprendre études, sachant qu’« on ne cesse pas d’apprendre ».

Edouard TAMBA

In Le Messager du 7-01-08

Janvier Mbarga rêve d’une première Can

Janvier MBARGA

A la veille de son départ au Burkina Faso pour le stage des Lions, le jeune portier s’exprime la prochaine Can et son avenir au Canon de Yaoundé.

La Can, mon rêve

Seul amateurs à faire partie des présélectionnés pour la Can. Coup de chance ou alors vous êtes plus bon que les autres ?

Plus bon que les autres, je ne dirais pas. Peut-être chanceux. Grâce à Dieu je suis là. C’est plus la chance que le mérite. Ca aurait pu être un autre, mais c’est moi. J’en remercie le Seigneur.

Comment comptez-vous aborder la compétition si vous êtes retenu ?

Si je suis retenu, j’essaierais d’avoir le maximum de concentration, d’avoir la philosophie du groupe. Etre comme les autres, demander conseil aux anciens pour savoir comment ils font pour être en plein dans la compétition.

Une bonne Can ouvre les portes des championnats occidentaux. Hésiterez-vous à partir de Canon ?

Je n’hésiterais pas à partir, si une bonne opportunité s’offre à moi. Je ne partirais pas pour partir, ou aller caler et souffrir quelque part. Il faut que ce soit une bonne opportunité. J’aime le Canon, je m’y plais bien. Il faut vraiment une très bonne proposition pour quitter le Canon.

Et si vous n’étiez pas retenu au finish ?

Si je ne fais pas partie des 23, je vais regarder les matches à la télé comme la plupart des Camerounais, et continuer à travailler.

Réalisé par

Edouard TAMBA

Inédit

Tour du Cameroun 2008 : le Cameroun plaide à Génève

CYCLYSME

Tour du Cameroun 2008 : le Cameroun plaide à Génève

Les dirigeants du cyclisme camerounais souhaitent organiser le “ Tour du Cameroun ” 2008 du 24 février au 8 mars 2008. Mais, rien n’est moins sûr. Car l’Union cycliste internationale (Uci) et la Fédération camerounaise de cyclisme (Fcc) ne s’accordent pas sur certains points. Particulièrement l’étape du Grand Nord. Raison pour laquelle le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a commis une délégation pour aller au siège de l’Uci à Genève en Suisse.
A cet effet, le nouveau secrétaire général du Minsep, N’Hanack Tonye David et le nouveau président de la Fcc, François Njelè (élu le 29 décembre dernier au terme de l’Ag extraordinaire), s’entretiendront les 7 et 8 janvier prochain avec le président de l’Uci, Pat Mc Quaid. Selon le président de la Fcc, François Njelè, la “ position du Cameroun est ferme ”. Leur mission vise à “ amener les responsables de l’Uci à comprendre que les spécificités de notre pays ne permettent pas qu’on le sépare en deux ”, explique le nouveau président de la Fcc. C’est selon lui, un facteur d’unité que l’Uci devrait prendre en compte.
Ce dernier ne comprend pas que L’Uci s’oppose à la phase du Grand Nord, alors que le dernier tour du Sénégal a commencé au Maroc ; pays non limitrophe. Dans un fax datant de novembre 2007, l’Uci se plaint de ce que le transbordement par train est fatiguant pour les cyclistes. Mais en plus, l’instance faîtière du cyclisme mondial exige que le Cameroun installe des toilettes publiques modernes au départ de chaque course. Le Cameroun se propose d’effectuer désormais le transbordement du Grand Nord vers le Grand Sud par voie aérienne.

Sauver le tour
Quant aux latrines, “ même en France, ça ne se fait pas ”, rétorque François Njele qui se demande par ailleurs si les auteurs de ces exigences ont déjà mis les pieds dans un pays africain. Quand aux questions qui fusent sur le nombre d’équipes camerounaises retenues pour la compétition, et leur préparation, le président de la Fcc préfère aller au cas par cas. “ Il faut d’abord sauver le Tour du Cameroun ”, dit-il. C’est ensuite que la participation camerounaise sera réglée. Pas rassurant pour les principaux concernés : les cyclistes.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-01-2008