Issa Hamza conserve son titre à Yaoundé

BOXE – CHAMPIONNAT MONDIAL

L’enfant prodige s’impose à Yaoundé

Issa Hamza et sa ceinture de champion du monde

Issa Hamza a conservé la ceinture mondiale vendredi dernier à Yaoundé, face à son challenger Uruguayen.

Il l’a fait. Sur sa terre natale. Devant ses compatriotes. Sa famille. Ses amis et connaissances. Le Camerounais Issa Hamza a conservé son titre de champion du monde des poids welters de la World boxing foundation (Wbf). Vendredi dernier, 14 décembre 2007, l’émotion est à son comble au stade omnisports Ahmadou Ahidjo. Issa Hamza, encore en sueur, est à genou sur le ring. Le drapeau du Cameroun sur les épaules. Les yeux en larmes. Des larmes de joie. Le jury vient de le déclarer vainqueur. Ce, à l’issue du combat qui vient de l’opposer à l’Uruguayen Ruben Francisco Silva Diaz.
Douze rounds au cours desquels les deux adversaires ne se sont pas fait de cadeaux. Jusqu’à ce que le jury soit obligé de les départager aux points. 118-109 pour les deux premiers juges. 118-110 pour le troisième. Dans les tribunes, la foule est en liesse. “ Le combat était complet. Tant sur le plan tactique, technique, physique que de l’endurance. Il n’y a rien à redire. Issa Hamza, on le connaissait déjà. Son adversaire venait pour arracher cette ceinture. La preuve, c’est qu’il a encaissé des coups, il les a rendus jusqu’à la fin du match ”, commente l’entraîneur national adjoint de boxe, Martin Ndongo Ebanga.

“ J’aime le Cameroun ”
“ Issa Hamza ”, “ Issa Hamza ”, clame le public à l’endroit de l’enfant prodige. Parti du Cameroun depuis cinq ans. Un pays qu’il n’a pas oublié. “ Je remercie beaucoup le cameroun. J’aime le Cameroun, vive le Cameroun ”, lance-t-il. Sans omettre de remercier les différentes personnes physiques et morales grâce à qui le combat s’est tenu à Yaoundé. “ C’est un bon boxeur ”, dit-il à propos de son adversaire. S’exprimant en espagnol, ce dernier reconnaît sa défaite. Le secret de Issa : sa fiancée. Cette dernière, selon lui, a le don de lui mijoter des plats comme il faut. Loin des fast-food et des boîtes de conserve. “ J’étais un peu crispée, un peu tendue, mais j’avais confiance ”, confie-t-elle à l’issue du combat. Mais avant de la croiser sur son chemin, Issa avait commencé à s’illustrer.
Notamment en conservant le titre de champion du Cameroun des poids welters entre 1997 et 2001. Ou en dominant la zone Afrique centrale dans la même catégorie en 1998, et en obtenant une bourse du Centre international de boxe de Tunis. C’est à la suite de sa participation à la Coupe du monde de boxe au Kazakhstan qu’il se retrouve au Nord-pas-de-Calais, en France. Sans papiers. La famille Jacob l’y accueille. Puis il intègre le club “ Athletic boxe de Calais ” en 2005. L’écurie de sa famille bienfaitrice.
C’est sous cette bannière qu’il remporte le titre mondial Wbf cette année. En battant le Philippin Don Don Sultan le 23 juin 2007 à Calais. Un exploit qu’il vient de rééditer. En passant de 22 à 23 combats professionnels, dont 14 victoires. Ce qui fait dire au ministre des Sports et de l’Education physique que Issa Hamza a “ donné raison à ceux-là qui l’encadrent depuis Calais en France ”. Et de demander au champion “ de continuer à travailler pour conserver son titre plus longtemps ”, et aux “ jeunes qui ont vu Hamza boxer [de] se préparer à assurer la réserve ”.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 17-12-2007

One thought on “Issa Hamza conserve son titre à Yaoundé

  1. Malaika

    Oh la la la honte ! Mon inculture s’étale au vu et au su de tous. Je n’avais jamais entendu parler de ce champion. Bon je crois qu’il faut que quelqu’un me dise de Bessala et Emebe c’est fini. Ayooooooooo aaaaaaaaaaaaaaté !
    Bravo à ce champion. J’aimerais bien voir le moment de la victoire en video.
    Merci pour le billet par lequel je découvre l’existence de notre champion du monde.

    Edouard
    Ya pas de quoi avoir honte. Je crois que ça ty’a échappé parce que les grands médias n’en parlent pas. Dommage, mais un jour un jour. A propos de Bessala et Emebe, c’est du passé glorieux. Le premier, un peu grincheux et aigri, vit à Yaoundé. Quant au second, je n’en sais rien. Il a refusé d’entrer dans la mafia de Don King (c’est ce qu’on raconte), et mal lui en a pris. Pour la vidéo, je dois avouer que c’est compliqué. Je ne promet rien, mais je vais voir.

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