Les chiffres du transport aérien au Cameroun de 2011 à 2013

Saviez-vous que 17742 vols en 2013? Comparé à 2012, c’est un croissance de 16,3%. Ce type de chiffre au Cameroun c’est plutôt rare. Du coup, je dis merci à l’Autorité aéronautique civile du Cameroon pour le contenu de son dernier bulletin. On y trouve assez de datails sur les types de vol pour chaque aéroport du pays. Je vous invite à consulter le document ici-bas pour plus de détails:

Je ne saurais sortir de ce post sans interpeller les gars du code et/ou les data journalists. Ca vous dirait pas de vous servir de ces données pour des visualisations plus jolies?

Edouard TAMBA

#Heinpere en une semaine sur Twitter

N’allez pas croire que je m’ennuie. C’est juste que la curiosité me dérange souvent. Tellement que j’ai décidé de voir un peu ce que #heinpère pèse en stat sur Twitter. Ce n’est pas tous les jours qu’une expression made in Cameroon est autant utilisé. Et pourquoi pas faire d’une pierre 2 coups? Je mesure un peu l’affaire et je teste un nouvel outil: Tweetbinder. L’outil est en phase beta et n’offre qu’une semaine de stats. De Vendredi dernier à ce 26 juillet 2013, 928 tweets produits par 343 twittos. Voici quelques captures d’écran.

Continue reading

Jean Vincent TCHIENEHOM nouveau Directeur de publication du quotidien Le Messager [updated]

Jean Vincent TCHIENEHOMLe quotidien Le Messager paraissant au Cameroun a un nouveau Directeur de la publication. Il s’agit de Jean Vincent TCHIENEHOM. Il a été nommé ce 18 juillet 2013 à l’issue d’une Assemblée générale de la société éditant Le Messager. L’intégralité du communiqué de presse rendu public à l’occasion:

Douala, 18 juillet 2013. L’ Assemblée générale de la société éditrice du Messager, annonce la nomination de Jean Vincent TCHIENEHOM au poste de directeur de publication du quotidien Le Messager. Désigné ce jour au terme d’une session ordinaire, Jean Vincent TCHIENEHOM a la triple mission immédiate de (i) densifier le journal dans sa pagination et son contenu, (ii) de renforcer sa viabilité économique et (iii) de relancer l’édition numérique du premier titre de presse indépendant du Cameroun. Continue reading

Randonnée au lac du mont Mbapit

J’ai fait le tour du “lac mystique” Mbapit à Foumbot. A pied. Ce n’était pas une randonnée prévue dans mon agenda du 29 juin 2013. J’ai dit haa! Et j’ai foncé. J’avais même pas les godasses qu’il faut pour affronter les flancs de montagnes. J’ai dit haa! Et je suis parti.

Bleu ou vert, je ne sais plus. Il avait l’ai bleu le jour là :P

D’abord un taxi pour aller de Tamdja à Djemoum. C’est 2 quartiers de la ville de Bafoussam. C’est curieux, mais vous donnez même deux pièces de cfa100 à un taximan, il trouve le moyen de vous rembourser cfa50. Des fois, vous lisez sur le visage la culpabilité de ne vous avoir pas tout simplement rendu l’autre pièce de cfa100. Bafoussam me wanda toujours. Revenons à Djemoum. Plusieurs agences de voyages desservant le département du Noun sont installées. Après avoir payé cfa500 pour Foumbot, me voici dans un car de Didango. Une demi-heure plus loin, on est arrivé. Débarquement au marché de Foumbot. Et on fait quelques achats. Une façon de vous dire que je ne suis pas seul dans cette aventure. Continue reading

Algérie-Sénégal : La guerre des festivals se poursuit

Chers lectrices/lecteurs, le texte qui va suivre n’est pas de moi. Mais j’ai choisi de le publier ici pour deux raisons. D’abord parce je connais le Fesman et le Panaf, mais je n’avais jamais soupçonné une rivalité sous cet angle. Ensuite, je pense que le texte est écrit avec un style clair et simple que j’aime. Bonne lecture Sourire

 

Wade-Boutef

A travers deux festivals concurrents, le Fesman et le Panaf, les deux pays se disputent le leadership culturel de l’Afrique. Derrière ce combat culturel se cache en réalité une rude bataille idéologique entre deux façons de se libérer du colonisateur et de prendre son destin en main.

 

Entre Alger et Dakar existe un sentiment trouble, le même qu’on peut surprendre entre deux anciens rivaux qui aujourd’hui fument le calumet de la paix, sans pour autant rassurer sur la sincérité de leurs intentions pacifiques.

Rivaux est bien le mot car lorsque, en 1969, l’Algérie réussit à organiser un festival de taille non seulement continentale, mais surtout panafricaine, c’est d’abord pour dénier le leadership politico-culturel de Dakar porté par un Léopold Sédar Senghor que le président du conseil de la Révolution algérienne Houari Boumedienne, à la suite de Ferhat Abbas et d’Ahmed Ben Bella, juge complaisant vis-à-vis du colon français. En organisant le tout premier festival mondial des arts nègres (Fesman), trois ans plus tôt, du 1er au 24 avril 1966, à l’initiative de la revue Présence Africaine et de la Société Africaine de Culture, le Sénégal avait émis au monde un message de paix et de fraternité naïves avec le colonisateur. Un dessein bien ingénu, selon Houari Boumedienne qui, comme tout Algérien qui se respecte, se positionne en faveur d’une rupture radicale des liens coloniaux, étant donné que la moindre tendresse vis-à-vis du colon le conduirait aisément à piéger l’indépendance, donc à partir sans réellement partir. Notez-le bien : Dakar n’avait invité ni le Maghreb ni le Machrek. Henri Lopes le rappelle fort opportunément dans son dernier livre intitulé Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les gaulois.

Dès l’abord donc, le Panaf s’est voulu une réplique, un contrepoint, une réponse à l’initiative dakaroise. Et le message d’Alger était on ne peut plus éloquent : on ne peut pas collaborer avec le colon transformé en néo-colon et prétendre s’ériger en modèle continental voire panafricain. Le Panaf se veut de ce fait l’instance de libération que le Fesman n’a pas été, ses initiateurs étant trop soucieux de soigner leur amitié incestueuse vis-à-vis de la France.

Depuis lors, Dakar n’a pu rééditer l’exploit qu’une seule fois, à Lagos, du 15 janvier au 12 février 1977. Prévue initialement en décembre 2009, la troisième édition n’aura finalement lieu que du 10 au 31 décembre prochains.

Bien sûr, l’Algérie prendra bel et bien part à ce rendez-vous. On le sait depuis qu’une délégation officielle algérienne conduite par le chef de cabinet du ministère de la culture, Mme Zehira Yahi, a eu une série de rencontres à la faveur d’une visite de travail au Sénégal, consacrée à la préparation de la participation algérienne à cette grande manifestation mondiale. Le délégué général du Festival mondial des arts nègres, M. Abdou Laziz Sow, s’est déclaré « impressionné par la qualité du succès du 2ème Festival culturel panafricain (Panaf2009) qui s’est tenu en juillet 2009 en Algérie », n’hésitant pas à exprimer le souhait de bénéficier de l’expérience et du savoir faire algérien en vue de réussir le Festival mondial des arts nègres.

Renaissance africaine

N’écoutez pas trop ce discours qui est davantage celui de la paix des braves car, Alger aura, au passage, court-circuité Dakar, en organisant du 5 au 20 juillet 2009, la deuxième édition du Panaf sur le même thème de la Renaissance africaine, thème choisi au préalable par Dakar pour la troisième édition du Fesman prévue pour décembre de la même année. Nouveau malaise dans l’axe Ouest-Nord, malaise que Mme Zehira Yahi a tenu à dissiper avec une habileté peu convaincante au Burkina Faso, lors de l’édition 2009 du Fespaco: « Il n’y a pas de concurrence entre nous et le Fesman. D’ailleurs, nous collaborons avec les organisateurs de ce festival et nous avons établi des passerelles entre Panaf 2009 et la manifestation de Dakar ».

Sous la cendre le feu. La convivialité de façade des organisateurs des deux événements culturels panafricains ne manque pas d’étonner, puisque ces derniers s’échangent inlassablement des fleurets mouchetés à distance. Ceux du Fesman indiquent avec une fierté non moins dédaigneuse qu’ils tiennent en main « le plus grand rassemblement mondial des arts et cultures noirs » et ne manquent aucune occasion pour le souligner que ce rendez-vous est panafricain. Alger, qui colle le vocable panafricain à son festival comme l’écorce à l’arbre, n’en démord pas non plus : « le festival panafricain d’Alger est organisé sous l’égide de l’Union africaine et cadre bien avec le Nouveau partenariat africain pour le développement… »

Des flèches et des venins. Mais aussi des défis, les plus monumentaux surtout. Dans l’establishment algérois, ils sont nombreux à penser que le président Abdoulaye Wade a de la suite dans les idées. Et pour cause, le monument de la Renaissance africaine qu’il a érigé à Dakar à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance du pays de Léopold Sedar Senghor n’est en réalité qu’une réponse à distance spatio-temporelle au supposé larcin algérois de 2009, lorsque le Panaf subtilisa habilement le thème (la renaissance africaine) de la 3ème édition du Fesman.

En fait de leadership, Dakar est prêt à payer le prix. Après avoir dépensé plus de 14 milliards Fcfa pour ledit monument, on hisse désormais la barre très haut au Sénégal, en injectant 20 milliards dans le Fesman III. Résultat des courses, l’organisation annonce les couleurs : un spectacle d’ouverture grandiose dominé par une chorégraphie géante de 2.500 danseurs pour conter «la formidable aventure des peuples africains», un énorme travail faisant recours aux dernières technologies du virtuel et des projections en 3D. Tout cela sans contrepartie financière, les droits d’entrée et de retransmission étant gratuits.

Divergence idéologique

Le défi de la magnificence, ce n’est pas le Panaf 2009, mais bel et bien les Jeux olympiques de Beijing 2008 et la coupe du monde sud-africaine 2010. Ce n’est pas trop tôt. Dakar veut rentrer dans l’histoire à son tour. A distance donc, les deux pays se livrent une guerre de leadership culturelle. C’est à qui tiendra le bon bout dans cette douce rivalité dont l’enjeu est de savoir qui sera le leader culturel de l’Afrique.

Mais, derrière ce combat culturel se dessine une guerre de type idéologique. Deux pays, un seul colon, deux façons de se libérer du colon. Dakar, symbole d’une décolonisation par la ruse voire la compromission, joue la carte de sa crédibilité face à un pays fier d’avoir conquis son indépendance dans le sang, en refoulant jusqu’au dernier pied-noir de son territoire. Aujourd’hui, la forte prégnance du système néocolonial français dans les pays africains au sud du Sahara à travers les réseaux de la Françafrique montre, s’il en était encore besoin, que le colon ne part jamais, mais qu’on le chasse à coup de violence. Dakar a-t-il les couilles aussi solides qu’Alger ? Toujours est-il qu’il a davantage la queue entre les jambes, autant que le Gabon, en tant que niche de réseaux françafricains. Sur les traces de Jean-Marie Bockel, Jean-Christophe Ruffin peut en dire long, lui qui a été obligé de rendre son tablier parce que le président Wade ne voulait plus de son acharnement à apporter un coup de neuf aux relations avec la France. On comprend dès lors pourquoi Abdoulaye Wade tient au succès de la troisième édition du Fesman. Ce serait donc le message le plus éloquent lancé en direction de son rival culturel de toujours.

Il se profile ainsi une instrumentalisation du fait culturel à des fins politiques. Investir dans la culture pour s’attribuer la raison politique. Tel est le modus vivendi de la rivalité idéologique entre Alger et Dakar. Les deux places politiques refusent de se livrer à une polémique sur le rapport au colonisateur d’hier, mais préfèrent déporter le débat sur le plan culturel et s’impliquent à fond pour attirer l’intérêt du monde. Mais la réalité est têtue : autant la bonne santé économique de l’Algérie n’a d’égale que son intention génétique et historique de refouler le colon loin des frontières et de prendre son destin en mains, autant l’influence des réseaux françafricains reste nuisible à l’autodétermination de l’élite politique sénégalaise dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ploie encore sous le poids du complexe colonial.

Maurice Simo Djom,

Université de Yaoundé I

Pourquoi la téléphonie mobile coute cher au Cameroun

Ceux qui ont l’habitude de se déplacer hors du Cameroun le savent mieux. Les appels téléphoniques au Cameroun ont des pris plutôt élevés. Comment procèdent des pays tels que le Sénégal pour faire mieux que le Cameroun? A quoi sert l’Agence de régulation des télécommunications? Et le rôle du ministère des postes et télécommunications? Où est passé la révision de la loi sur les télécoms au Cameroun? La suite de ce post n’a pas vraiment les réponses à ces questions. Je profite juste d’un texte reçu de ce ministère pour les poser à nouveau. Pour ce qui est du texte ci-dessous, il s’agit d’une réponse aux questions des députés à propos des prix des télécoms au Cameroun. En l’absence du Minpostel vendredi 19 novembre 2010 au Parlement, Bello Bouba Maïgari est venu répondre son collègue et successeur Jean Pierre Biyiti bi Essam. Je ne ferais pas de commentaires sur cette sortie, de peur de biaiser quelque conclusion. Bonne lecture…

 

Monsieur le Président, Honorables Députés,

L’un des objectifs du Gouvernement, au moment où il engageait la grande réforme du secteur des Télécommunications/TIC en 1998, était et demeure de le développer, afin de permettre à tous les citoyens  de pouvoir bénéficier des avantages liés à l’utilisation des Télécommunications et TIC, à des prix abordables, quelle que soit leur localisation géographique sur l’ensemble du territoire national.

La géographie du secteur se présente à ce jour ainsi qu’il suit :

- un opérateur de téléphonie fixe (CAMTEL) ;
- deux (02) opérateurs de téléphonie mobile (MTN-Cameroon et Orange-Cameroun) ;
- de nombreux fournisseurs d’accès à l’Internet ;
- plus de sept millions d’abonnés fixe et mobile.

Ces opérateurs, pour exercer leurs activités dans notre pays, ont payé un droit d’entrée, en vue d’obtenir leur licence et consenti de lourds investissements pour mettre en place les infrastructures terrestres des Télécommunications sur l’ensemble du territoire. Le retour à l’investissement est un impératif pour ceux-ci.

Outre ces lourds sacrifices financiers, il faut ajouter les problèmes récurrents d’énergie, dus aux nombreux délestages et coupures de courant qui les contraignent la plus part du temps, à utiliser des sources d’énergie secondaires (groupes électrogènes, batteries d’accumulateurs).

Il convient de rappeler pour mémoire, qu’au moment de la mise en exploitation des licences de téléphonie mobile des opérateurs sus-évoqués dans notre pays en 2000, le coût de la communication était de 500 F la minute. Ce prix est passé entre 2003 et 2005 à 350 F la minute.

Après les malheureux événements que notre pays a connus en février 2008 contre la vie chère, le Gouvernement a prescrit à tous les départements ministériels, chacun en ce qui le concerne, de tout mettre en œuvre pour faire baisser les coûts des produits de première nécessité, y compris les tarifs des télécommunications.

C’est dans ce contexte qu’il a été demandé à l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), structure chargée d’encadrer les prix des opérateurs, d’engager des négociations avec les opérateurs aux fins de baisser les tarifs des communications.

Une première baisse, concédée par les opérateurs et basée sur les aléas des bonus et des cadrages horaires, a été jugée insuffisante par le Gouvernement. C’est à ce titre qu’il a encore été prescrit à l’ART, de poursuivre les discussions avec les opérateurs, pour faire baisser davantage les prix.

Ces négociations ont abouti, depuis le début de l’année 2010, à une baisse des prix dont la fourchette se situe actuellement en  dessous  de 100 F la minute, pour les trois (03) opérateurs.

En somme, nous sommes passés de 500 F la minute en 2000 à moins de 100 F la minute en 2010. Mais au regard des prix pratiqués par les opérateurs des autres pays de la sous-région, moins nantis que le Cameroun, ces prix sont encore trop élevés pour nos populations et une nouvelle baisse est encore nécessaire.

Il y a deux (02) semaines, le Ministre des Postes et Télécommunications a présidé une réunion à laquelle ont pris part l’ART et tous les opérateurs du secteur. L’objectif de cette réunion était  d’examiner le plan tarifaire des opérateurs et de sensibiliser ceux-ci pour une nouvelle baisse des tarifs des communications.

Au terme de cette réunion, l’ART a été instruite de commander un audit indépendant auprès des opérateurs, pour s’assurer que les tarifs appliqués par ceux-ci, reflètent les coûts. Une autre réunion est prévue dans quelques jours, au cours de laquelle les opérateurs viendront  avec des propositions concrètes.

Mais force est toutefois de relever, Honorables Députés, que pour atteindre l’objectif essentiel du Gouvernement qui est de mettre les TIC à la portée de tous les camerounais à moindre coût, les seules négociations ne suffisent pas.

A cet effet, le Gouvernement a engagé un vaste programme de modernisation de son infrastructure des télécommunications à travers  un projet de déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national. Ce projet, qui est déjà en cours d’exécution, porte sur la pose de 3.200 kilomètres de câbles à fibre optique, portant ainsi notre réseau de câbles à fibre optique à 5.000 kilomètres.

Notre pays est aussi engagé, sous la coordination de la CEMAC, dans un projet de mise en place d’une infrastructure des télécommunications à fibre optique sous régionale de l’Afrique Centrale : il s’agit du projet Central African Backbone (CAB).

Parallèlement à ces projets de modernisation de notre infrastructure des télécommunications au niveau national et sous régional, le Cameroun est en pleine négociation avec les grandes firmes internationales des télécommunications, pour l’instauration d’un partenariat public/privé, dans le cadre de la construction des points d’atterrissement des câbles sous-marins, le long des côtes maritimes camerounaises. La construction de ces points d’atterrissement permettra  à notre pays d’augmenter la capacité de connectivité et d’augmenter ces points d’accès au réseau international. Ceci va rendre plus compétitifs les coûts de communications.

Je ne saurais terminer mon propos sans signaler que le Gouvernement a entrepris la refonte du cadre juridique du secteur des télécommunications/TIC. Une nouvelle loi régissant les communications électroniques est en cours d’élaboration.

L’entrée en vigueur de cette  nouvelle  loi, va révolutionner le secteur des Télécommunications. Elle va permettre aux pouvoirs publics, dans un proche avenir, de délivrer des licences multiservices voire des réseaux de téléphonie mobile de 3ème et de 4ème génération. L’introduction des nouveaux opérateurs dans ce segment de marché de téléphonie mobile le rendra plus compétitif et baissera davantage les coûts de communications.

Je vous remercie pour votre aimable attention./-

Amos Adamu: “As far as I’m concerned I’m not guilty”

AMOS ADAMU

Amos Adamu

“As far as I’m concerned I’m not guilty…”

Amos Adamu, the Nigerian member of the FIFA Executive Committee suspended pending an investigation by the FIFA ethics committee, has spoken exclusively to Farayi Mungazi of BBC World Service. Today Adamu broke his silence to discuss how the allegations against him are untrue, that he welcomes FIFA’s investigation into the matter and that he believes he will be cleared of any wrong-doing in order to carry on his FIFA role.

This is a transcript of the full interview by Farayi Mungazi of BBC World Service

Farayi Mungazi: What is your reaction to your suspension and this investigation?

Amos Adamu: Well you might have known that a newspaper in London made allegations against me and FIFA did the normal thing the ethics committee will investigate this. We’ve met with the ethics committee and they’ve given us the protocols and I’m very happy about it because this will enable the whole world to know the truth of the matter. As far as I’m concerned I’m not guilty of what they are saying. But the ethics committee is a committee that is credible. FIFA is a credible organisation and I’m sure that the whole truth will come out of it. I welcome it.

FM: When you say the whole truth, you say that you’re not guilty, how confident are you that you will come out of this clean because in the eyes of many, you are not?

AA: I’m very, very confident because what was pushed to the public is not a true reflection of what really transpired between me and the journalists. And I believe that this committee… we’ll leave it for them. I’m not supposed to say anything about it. They will investigate it. I believe in the credibility of FIFA and I believe in the credibility of the FIFA President so I know that my reputation is intact and the investigation will prove the correct thing.

FM: You say you believe in the credibility of FIFA and in the credibility of the ethics committee, but do you believe in your own credibility because in the eyes of many people you’re not a credible person at all.

AA: Oh yes…I’m sure that by the time I come out of this they will know that I’m a very credible person and I still maintain that I’m a very credible person and I believe this investigation will prove it.

FM: The FIFA President, the other day said, that there are many devils in our society and that some of those devils are found in football. Do you think he had you in mind?

AA: No no no no no. The FIFA President is a credible person and I’m sure when he makes statements he knows what he’s talking about. But let’s leave it at this. I know I’m a very credible person and what is more important is that this committee will do a thorough job and the whole truth will come out.

FM: Is football a corrupt business?

AA: (pause) I wouldn’t say so, no.

credit: Farayi Mungazi of BBC World Service

Cameroun : Produits en promotion, produits périmés

CONSOMMATION

Produits en promotion, produits périmés

Tout allait bien. Très bien même. Jusqu’à ce que je m’intéresse au dessous de cette boîte. N’allez pas me demander ce que j’y cherchais. Je suis comme ça. La boîte en question c’est une canette de bière. Il a fallu que je là vide pour voir les inscriptions marquées en rapport avec les dates de fabrication et de péremption. Si je m’en tiens à mes yeux et aussi au rendu de mon appareil photo, cette boisson ne devrait plus être consommée. Elle ne devrait même plus être disponible. Je parle du stock. Car il y est écrit :

Bière périmée (Ph TAMBA)

« BB 10 / 10 516

MF 27 / 01 / 10 1616 »

Je puis affirmer sans risque de me tromper que BB veut dire « Best Before ». Ramener au français, cette expression indique la période avant laquelle il faut consommer le produit. Parce qu’après cette période, les chimistes qui ont fait ces mélanges pensent que leur mixture serait dangereuse. Il vaut mieux se fier à leur avis. Parce que sinon, l’intoxication n’est pas loin. La gastroentérite aussi. Un président de la République, bien connu dans les parages, en sait quelque chose. Mais, c’est dans le meilleur des cas. Au pire, ce peut être un empoisonnement fatal.

Quant aux initiales MF, je crois que c’est une indication de la date de fabrication de cette boisson. C’est donc une bière vielle de plus de 8 mois que je viens d’avaler. Et elle est périmée. Merde. Pourquoi n’ai-je pas regardé plus tôt ? Trop tard. Je convoque la mamselle commise au service. Je ne ris plus : « C’est quoi ça ? Zavez pas vu la date-là avant de nous servir la bière-ci ? ». Elle écarquille les yeux. Visiblement plus surprise que moi. Je gronde encore : « Zaviez pas vu ça comment ? ». Là, mamselle, Yvette qu’elle s’appelle, bafouille. Puis elle tente de me dire que 10 / 10, c’est pour le 10 octobre. Ok, de quelle année ? De toutes les façons, on est justement le 10 octobre 2010. Dans ce cas, c’est toujours « Best Before ».

Dans l’affaire, mon voisin qui consommait la même boisson, à la même table dit que ce n’est pas grave. « Ce n’est pas pour si peu que j’aurai mal au ventre », affirme-t-il. Son attitude me wanda. C’est-à-dire que je suis étonné. Tellement que je mets un terme à ce culte à Bacchus qui avait pourtant bien commencé. « Vous buvez Windhoek ? Ok, Vous payez 2 bouteilles et une troisième vous est offerte », avait annoncé Yvette. Chose promise, chose due. Cependant, la troisième Windhoek de 33cl n’était pas dans une bouteille, mais dans une canette. Pourquoi ? « C’est la promotion, et en rayon, c’est plus cher que les bouteilles », avait dit Yvette. Vu la suite des événements, j’en ai conclu que Guinness Cameroon a trouvé un moyen de se débarrasser des stocks encombrants. Et périmé L

Rebelote

Il faut donc se méfier de toute opération de promotion au Cameroun. Avant mes galères de dimanche dernier, j’en ai fait la triste expérience le 20 août dernier. En route pour Douala, je prends un bus à Garanti Express au quartier Nsam, à Yaoundé. Après avoir acheté mon ticket, je fonce dans la petite boutique de l’entrée pour y acheter des chewing-gums. Et là, je trouve que les gommes que j’aime bien sont à moitié-prix. C’est même affiché. 1000 Fcfa au lieu de 2000 Fcfa. Hé oui, y a aussi les soldes de ce côté du monde. Je prends juste un paquet. Il faut laisser tout le monde en profiter. Une fois dans le bus, je mâchouille en lisant tout ce qui est écrit sur le paquet.

chewing-gum périmé (Ph TAMBA)

 

 

 

Et toc ! Ces chewing-gums sont périmés depuis le 22 février 2010. La mécanique de ma mâchoire s’arrête toute seule. Je rentre à l’endroit de l’achat. Je gronde. « Mais, c’est parce que la date de péremption est proche qu’on vous vend ça moins cher », me lance-t-elle. Imperturbable. J’insiste : « la date de péremption n’est pas proche madame, c’est périmé depuis ». Elle reste sur ses positions : « C’est la même chose ! » Je n’en crois pas mes oreilles. Je sens que le ton va monter d’un cran. Son assistante le sens aussi. Elle s’empresse de fouiller dans le stock, et il en sort un paquet pas encore périmé. « Monsieur, prenez celui-ci. On va retirer les autres du stock », me dit-elle. Je prends. Je me retourne et je pars. A Douala. En disant qu’on ne m’y reprendra plus. Moins de 2 mois plus tard… C’est trop. S’il vous plaît, soyez attentif. L’honnêteté n’est pas la chose la mieux partagée.

Edouard TAMBA

Quelques photos des obsèques de Pius Njawé

PIUS NJAWE

Le dernier hommage à Babouantou

Fin de parcours. Pius Njawé,fondateur et directeur de publication du quotidien Le Messager repose dans son village natal, Babouantou. A 2 mètres sous terre. Il y a été inhumé le samedi dernier, 7 août 2010.
Peut de dire que j’ai connu l’homme. J’ai été employé par ce quotidien pendant trois années. Trois années sur lesquelles j’aurais l’occasion de revenir. Plus tard. Je reviendrais aussi pour parler de cet homme dont on avait encore besoin. Ce que j’ai vécu à Babouantou à l’occasion de ses obsèques m’a offert une autre façon de voir Pius Njawé. Ce qui m’oblige à l’exprimer quand le moment sera venu. En attendant, voici quelques instants de ces obsèques que j’ai capturés avec un appareil photo. Des images ça et là que je partage avec vous chers visiteurs. C’est peu pour vous raconter ce qui s’y est passé. J’en suis conscient. Mais, je n’ai pas mieux pour le moment…

Edouard TAMBA